Lumières sensibles, 1926
Intimité
Deux si tendres, si purs visages où frissonneL’éveil ailé d’émois fidèles, par Les cieuxPensifs d’aurore blonde ou de la clarté bonneD’un chaleureux midi, versent sur mon automneLeur calme effusion de parfums précieux.
Ob, vos cheveux légers et sensibles, vos lèvresLumineuses, et la douceur de vos baisers !Vous êtes là ; Toi, si farouche, qui m’enfièvresPar la grâce de tes paroles jamais mièvresNi dolentes et tes regards sur mot posés
Profondément, et Toi, chère Enfant, notre filleSouple et charmante, aux yeux limpides, qui parmiT’es jeux d’azur soudain jettes sur nous la vrilleAdorable de tes deux bras nus, ô gentilleQui ne sais nous aimer ni jouer à demi !
15 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Lumières sensibles, Paris, Librairie de France, 1926· numérisation gallica.bnf.fr· Sources