Lumières sensibles, 1926
Rires sur la plage
Le rêve en ses frissons propageTant d’abeilles sur les corolles ;Au gré léger des vagues follesJ’entends vos rires sur la plage.
L’essaim des mots s’élève et nageParmi l’azur des auréolesTissé par l’air où tu t’envoles,Millier d’oiseaux d’un frais langage
Par qui palpite et se proclameÉperdument d’or et de flammeNe cessant de naître et d’éclore
Au jeu de vos gestes sans fièvres,Cette pure et secrète auroreQui m’émerveille sur vos lèvres.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Lumières sensibles, Paris, Librairie de France, 1926· numérisation gallica.bnf.fr· Sources