Lumières sensibles, 1926
Tes Yeux
Tu disais ce matin : “Que la mer est belle !”Tendre émoi d’oiseaux qui planent sur Les eaux,Le rire lumineux de l’heure étincelleDe l’éclat de l’azur au vol des oiseaux.
Dans le ciel immense un frémissement d’aileMonte, se prolonge, palpite. Les eauxEmplissent d’une splendeur universelleL’espace pâmé sous quels chants inéclos.
J’observe dans tes yeux l’extase fidèleQui fait naître à ta voix l’azur, les oiseaux ;Ils répètent, tes yeux : “ Que la mer est belle ”Et je réponds toujours : “ Que tes yeux sont beaux ! ”
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Lumières sensibles, Paris, Librairie de France, 1926· numérisation gallica.bnf.fr· Sources