Récifs au soleil, 1922· III Soleil
Automne
Songez combien belle est l’automneA l’heure où des soleils couchantsL’or pâle d’un reflet rayonneSur la solitude des champs ;Songez combien belle est l’automne.
Dans la splendeur du crépusculeQui miroite de feux éparsUne sève chanteuse brûleEt pénètre de toutes partsDans la splendeur du crépuscule.
Le baiser chaud de la lumièreVa fondre aux cimes des forêtsEt l’ombre douce et familièreApaise en ses baisers secretsLe baiser chaud de la lumière.
15 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Récifs au soleil, Amiens, Librairie Edgar Malfère, 1922· numérisation books.google.com· Sources