Récifs au soleil, 1922· II Incipit Vita nova
Ciel d’aube
Mille jaillissements imprévus devant moiApaisent d’or pensif la houle des nuages ;La flamme avec douceur ondule et se propageA travers l’ombre, puis la bourrasque décroîtDans le ciel refleuri de lumière de joie.
C’est ta clémence et ta béatitude,Heure vierge, qui m’éveillentA la surgissante merveilleOù, demi-clos, tes yeux préludentA m’enchanter des clairs présages du soleil.
Et, plus haut, dans la région de fêteAux pavillons de pourpre mouvante et d’ambre en feu,Tu m’as souri d’un long sourire qui m’émeut,Promesse calme et bienfaisante !L’orgueil fauve de ta chevelure défaiteFulgure et se déploie en remous onduleux,
17 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Récifs au soleil, Amiens, Librairie Edgar Malfère, 1922· numérisation books.google.com· Sources