Récifs au soleil, 1922· II Incipit Vita nova
Départ
La musique des mots éparsQui ne s’achève que par gesteDans le silence éclos attesteL’angoisse des prochains départs.
Je bois dans l’ombre vos regardsOù l’onde de vos songes resteFière malgré l’exil funesteDont vous redoutez les hasards.
Et vos paupières abaisséesAux nuages de vos penséesDont le jeu clair s’est attristé
Savent déjà combien m’excèdeLa solitude lourde et tièdeDans le désert du morne été.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Récifs au soleil, Amiens, Librairie Edgar Malfère, 1922· numérisation books.google.com· Sources