Récifs au soleil, 1922· II Incipit Vita nova· Les chansons de la guette
II. « Lorsqu’étincelle, ô mon Amie »
Lorsqu’étincelle, ô mon Amie,L’ardente douceur de tes yeux(Me voici jeune, et j’étais vieux),En ton regard je communie.
Me voici jeune et j’étais vieux,Je sors d’une torpeur obscureLorsque ta voix fraîche murmureDes mots tendres et précieux.
L’aurore sort du crépuscule(Me voici jeune, et j’étais vieux),Je sens, et je respire mieux :Oh, frissonnant parfum, circule,
Embrase la terre et les cieux !Tu sors, effluve, de toi-même ;Tu m’enveloppes, et je t’aime :Me voici jeune, et j’étais vieux.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Récifs au soleil, Amiens, Librairie Edgar Malfère, 1922· numérisation books.google.com· Sources