Vers l’azur, 1931
VIII. La voix
L’élan de la Chimère ailéeS’enroule avec des sanglots lourdsAux plis étouffants du veloursDont est drapé le mausolée.
Cherche inerte à quoi ne suppléeUn bronze brut par ses contoursT’astreignant sitôt que tu sourds,O voix de fête ou désolée !
De sources saines et dans l’airTu jaillis, tu fuses, éclairDe pourpre où la moire est vivante,
Et déjà l’ombre où je subisL’affre secrète et l’épouvanteSuccombe au feu de tes rubis.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers l’azur, Bruxelles, Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique, 1931· numérisation gallica.bnf.fr· Sources