Vers l’azur, 1931
VI. Riposte a Eulalie
Sur un rythme d’Edgar A. Poe
Ah, less — less bright
The stars of the night
Than the eyes of the radiant girl…E. A. P.
Surpris soudainDans ce long jardinPar l’aurore dorant les feuilles,Qu’il est clair, le geste vifdont, lumière ! tu m’accueilles,Qu’elle est claire en moi, lalumière d’or vif dont tu m’accueilles
Ah ! moins - moins purL’éclat de l’azurQue tes yeux de fête profonde ;Ni tendre chansonNi furtif frissonQui palpite au baiser de l’ondeN’égale en splendeur laclarté de ta chevelure blonde,Ne s’égale en splendeur auxboucles de ta chevelure blonde.
Parfums naissantsDont déjà je sensPeu à peu s’exalter mon âme,Subtil l’éveilD’un grand soleilÉclos où midi se pâmeM’envahit le cœur de sonsouffle de pourpre et fauve flamme,M’envahit le cœur de son soufflede pourpre fauve et de flamme.
27 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers l’azur, Bruxelles, Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique, 1931· numérisation gallica.bnf.fr· Sources