Vers l’azur, 1931
IV. Sentence
Pour quels yeux roux dont l’or a mûri la magieSous l’astre inquiétant qui fourvoie aux subtilsEnlisements, s’écoule en la touffe élargieLa moire reflétée où se tendent les cils ?
La mare hostile est là, leur vertige s’y noie ;Personne à ce triomphe entre tous précieuxN’assouvira sa soif par l’ineffable joieDe s’exalter plus haut que soi-même et les cieux.
Dans l’herbe au pur frisson du courant écarlate,Si tant d’amour, si tant de pourpre y sont dissous,Un dieu nu dont la gloire adolescente éclateN’étancherait encor son orgueil qu’à genoux.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers l’azur, Bruxelles, Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique, 1931· numérisation gallica.bnf.fr· Sources