Poèmes parisiens, 1897· Ciels de lit
La dernière valse
Sous l’archet divin tournez, folles filles,Sous l’archet divin d’Olivier Métra :La valse s’écroule en NiagaraDe tristes bémols et de joyeux trilles.
Au milieu du grand taratantara,Désinvolturez vos flancs de torpilles :Le sylphe du bal, prince des quadrilles,Sur son bras d’acier vous enlèvera.
Étrangement chaude, étrangement pâle,La femme se tord sous l’étreinte mâle.Comme un cercle fou le parquet s’enfuit.
Dans l’inexprimable et mourant vertige,L’archet est un fouet vivant qui fustige :Démons lumineux, tournez dans la nuit !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes parisiens, Paris, IMPRIMÉ POUR HENRI BERALDI, 1897· numérisation gallica.bnf.fr· Sources