Le Cœur Solitaire, 1895· VIII L’inquietude de dieu
LVII. « Ce serait bon : donner toute sa vie à Dieu »
Ce serait bon : donner‖ toute sa vie à DieuAvec des mains‖ d’humilité‖ calmes et jointes ;Ouvrir son coeur‖ comme une rose‖ à blanche guimpeQui naît à la douceur‖ de mai sous le ciel bleu ;
Épouser le destin‖ naïf des êtres simplesQui partagent les fruits‖ de leur verger, un peuDe lait, et dont la huche‖ obscure près du feuS’entrebâille au pater‖ des cueilleuses de simples…
Hélas ! ô voeux d’enfant‖ craintif perdu dans l’ombre !Ne sais-je pas qu’aux bras‖ liés du divin gesteIl faut les rubis bruts‖ et l’âpre métal sombre
Du bracelet pesant‖ des voluptés humaines,Et que la pauvre chair‖ de faiblesse reprenneSon chemin vers l’amour‖ et sa toute tristesse !
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Cœur Solitaire, Paris, LES ÉDITIONS G. GRÈS ET Cie, 1922· numérisation poesies.net· Sources