Le Cœur Solitaire, 1895· VIII L’inquietude de dieu
LVIII. « En vérité, je vous le dis, heureux les simples »
En vérité, je vous‖ le dis, heureux les simplesQui, suivant ma doctrine,‖ ont vécu loin des villes,Et, les reins alourdis‖ du poids des grappes saintes,Jusqu’au soleil couchant‖ ont vendangé ma vigne.
Heureux la femme forte‖ et l’époux aux mains jointesDont ma demeure accueille‖ et le fils et les filles ;Heureux, dis-je, sur tous,‖ l’homme qui se résigneEt range, en bénissant‖ ma loi, sa lampe éteinte.
J’aime ceux qui sont nus‖ et j’aime ceux qui m’aiment,Et je prête ma force‖ à leur faiblesse humaine.La lèpre des enfants‖ de luxure m’éloigne ;
Mais l’esprit qui m’assiste‖ et me tient sous son aileGuide dans les chemins‖ de la vie éternelleCeux dont le coeur est pur‖ comme un ciel plein d’étoiles.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Cœur Solitaire, Paris, LES ÉDITIONS G. GRÈS ET Cie, 1922· numérisation poesies.net· Sources