Le Cœur Solitaire, 1895· IV Mélancolies a Viollis
XXIII. « Le ciel profond reflète en étoiles nos larmes »
Le ciel profond reflète‖ en étoiles nos larmes,Car nous pleurons, ce soir,‖ de nous sentir trop vivre.La brume est chaude, la‖ plus blanche rose enivre,La chair baigne en un lac‖ balsamique, et le calme
Nocturne ajoute à la‖ confusion des âmes.La peine d’un lointain‖ violon nous arriveEn longs sanglots qui font‖ la volupté pensive.On entend le jardin‖ mystérieux qui parle.
Nulle haleine. Là-bas,‖ le rossignol égoutteSes perles vives ; l’ombre‖ est claire ; toute flûteSoupire… il faut nous taire,‖ il faut aimer, les heures
Ont suspendu leur vol‖ à tes lèvres : écouteS’effeuiller en frissons‖ de nacre sous la luneLes frêles hampes d’eau‖ des cours intérieures.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Cœur Solitaire, Paris, LES ÉDITIONS G. GRÈS ET Cie, 1922· numérisation poesies.net· Sources