Le Cœur Solitaire, 1895· VIII L’inquietude de dieu
LXII. « Le sable clair du temps fuit des plus larges mains »
Le sable clair du temps‖ fuit des plus larges mains.Les serments et les blocs‖ de pierre se disjoignent.Quand les héros‖ dorment veillés‖ par la victoire,La mort, tambour brutal,‖ roule un rappel d’airain.
On sonde le profond‖ secret de l’être en vain,Et le poète,‖ ivre d’azur,‖ d’or et de gloire,Qui va, les bras levés,‖ pour cueillir les étoiles,Heurte son front‖ au cintre bas‖ du rêve humain.
L’heure, hélas ! Glace et clôt‖ les lèvres bien-aimées.Les feux de belle pourpre‖ expirent en fumées ;Et le soleil se couche‖ au fond de tous les cieux.
On se retourne, un soir,‖ sur la route suivie :Il fait froid, la nuit tombe,‖ on est seul… pauvre vieQu’on n’a pas dévouée‖ au service de Dieu !
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Cœur Solitaire, Paris, LES ÉDITIONS G. GRÈS ET Cie, 1922· numérisation poesies.net· Sources