Le Cœur Solitaire, 1895· IV Mélancolies a Viollis
XXVI. « Souvent, le front posé sur tes genoux, je pleure »
Souvent, le front posé‖ sur tes genoux, je pleure,Plus faible que ton coeur‖ amoureux, faible femme,Et ma main qui frémit‖ en recevant tes larmesSe dérobe aux baisers‖ de feu dont tu l’effleures.
« Mais, dis-tu, cher petit‖ enfant, tu m’inquiètes ;J’ai peur obscurément‖ de cette peine étrange :Quel incurable rêve‖ ignoré des amantesL’infini met-il donc‖ au coeur de ces poètes ? »
Il ne faut plus parler,‖ ma bien-aimée. Ah ! Laisse…La douceur de tes doigts‖ à mes tempes me blesse.Sache qu’il est ainsi‖ d’immenses nuits d’étoiles
Où j’implore, malgré‖ mon coeur, que tu t’éloignes,Où ta voix, tes serments,‖ ta bouche et ta chair nueNe font qu’approfondir‖ ma détresse inconnue.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Cœur Solitaire, Paris, LES ÉDITIONS G. GRÈS ET Cie, 1922· numérisation poesies.net· Sources