Le Cœur Solitaire, 1895· IV Mélancolies a Viollis
XXV. « J’écris ; entre mon rêve et toi la lampe chante »
J’écris ; entre mon rêve‖ et toi la lampe chante.Nous écoutons, muets‖ encor de volupté,Voleter un phalène‖ aveugle dans la chambre.Ton visage pensif‖ est rose de clarté.
Tu caresses les doigts‖ que je te laisse et songes :« Si vraiment il m’aimait‖ ce soir, écrirait-il ? »Tu soupires, tes mains‖ tressaillent, et tes cilsPalpitent sous tes yeux‖ en fines grilles d’ombre.
Je devine un chagrin‖ secret, et je t’attire ;Tu fais sous mon baiser‖ un effort pour sourire,Et voici que, longtemps,‖ le coeur lourd de sanglots,
Silencieuse et sans‖ vouloir être calmée,Tu pleures, inquiète‖ et jalouse des motsQui te parlent de notre‖ amour, ma bien-aimée.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Cœur Solitaire, Paris, LES ÉDITIONS G. GRÈS ET Cie, 1922· numérisation poesies.net· Sources