Au clair de la dune, 1909
XXVII. Mollets
Mollet vu n’est pas perdu,— dit,Sans commettre de bévue,Un proverbe guère inédit.Exagérons-en donc la vue !
Accours à mon aide, grand vent,Et tous deux mettons-nous aux troussesDe ces belles que trop souventD’un souffle indiscret tu retrousses…
Deux par deux, nerveux ou replets,Dans les bas à jours, les molletsVont cambrant leurs rondeurs jumelles.
Et le long de ces mâts précieuxOn grimpe, on grimpe vers les cieux…Au rire moqueur des semelles !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Au clair de la dune, Bruxelles, OSCAR LAMBERTY, ÉDITEUR, 1909· numérisation gutenberg.org· Sources