Dilection, 1925· Triptyque
II. Litanies du cruel amour
« ’tis like a long drawn sigh »
AmourTrop lourd !DétresseQui blesseUn cœurEn fleur !
SouffranceDont tousLes coupsDe lanceSerontprofonds !
AngoisseQui froisseLe soir,L’espoirAux‒ ailesTrop frêles !
TourmentVraimentSans trêveQui suitLe rêveLa nuit !
TortureTrop dureQui tientSans finEt broieSa proie !
Amour ! malQui déchire !O martyreMatinalOù renaissentLes tendresses !
Je reçoisDans l’effroi,Sur la cibleDe mon frontTon horribleQuestion
Quand chaque heureQui m’effleureTu la prendsTout vibrantEt l’égouttesGoutte à goutte
De tes doigtsToujours froidsQui resserrentLeur charnièreEn pressantJusqu’au sang
Ah ! suppliceJournalier !Sans pitiéTu revissesSur mes osTon étau !
Amour ! BlessureQui semble un fard,Et qui plus tardVous défigure !J’ai tes sillonsMarqués profonds !
J’ai ta morsureEn pleine chair !Mon flanc ouvertPar ta denture,EnveniméN’a pu fermer !
Tiens ! Vois ta plaieQui sans recoursSaigne toujoursQuoi que j’essaiePour la guérirDe ton désir !
Amour ! EscarreToujours à vif,Qui sans motifÉtend sa tareJusqu’aux tissusMoins corrompus
Et gagne et rongeEt se prolongeJusques au cœur !Amour ! constateLa profondeurDe tes stigmates !
Amour ! Soif infinieSoif à qui l’on dénieLa goutte de nectarQui seule désaltère,Toute l’eau des puisardsNe peut te satisfaire !
Amour ! Mortel besoinDe repos ! InsomnieOù l’esprit s’ingénieA chercher le refrainQui seul endort et berceEt trouve un nom adverse !
Amour ! Manque atroce et vitalOù le corps fait tellement malQu’il semble vraiment qu’on l’amputeEt qu’il soit bancal ou manchot,Mais ce n’est, à chaque minuteQue le cœur lui-même qui faut !
Amour ! Indigence complète,Où l’on ne peut pas plus donnerQue recevoir, car la requêteN’obtient qu’un refus obstiné,Et la plus magnifique aumôneNe doit s’imposer à personne !
Amour ! Dégoût si véhémentDe tout ce qui n’est pas toi-même,Que le moine le plus abstèmeCommet plus d’excès infamantsQu’un cœur soumis à ton empireEt que rien, désormais, n’attire !
Ils ont tout envahi !Ils se sont rendus maîtresDe mes sens, et pénètrentL’instinct qui les trahit !Amour ! Je te retrouveDans chaque émoi qui couve
Et dans tous mes besoins !Leur force inconscienteGrandit par ton levain,Ta force, à toi, s’augmenteDe l’apport qu’ils te font.Et mon âme se rompt !
Amour ! Faim térébranteQue pourrait assouvirPeut-être, un souvenir.Mais que rien ne sustenteLorsque manque en tous tempsLe seul pain suffisant !
Amour ! Ennui dévastateurTout ensemble actif mais inerteResté sensible à toute perteMais indifférent aux bonheurs,Toujours engourdi par ta chuteMais toujours bandé pour la lutte !
Amour ! Pauvre amour harassé !Fatigue sans fond et sans -bornes,Où tes yeux eux-mêmes sont mornesDe n’avoir pu, dans le passé,Rien communiquer de leur flamme !Amour !Lassitude de l’âme !
Amour ! Fièvre d’abord sans grand danger,Dont toute l’ardeur‖ s’apaise et se calmeAu contact mouvant‖ de deux fraîches palmesAutour de mon front !‖ Délire légerQui trouble l’esprit‖ et fait qu’on oublieLe monde et sa loi !‖ Sublime folie
Qui du sacrifice‖ a fait le bonheur !Transport sans égal,‖ où le trait qui blesseEst aussi celui‖ qui comble le cœur !Contrainte subite‖ et brusque faiblesseLorsque la réponse‖ et la questionN’ont pas jailli de‖ la même façon,
Hantise qui fait‖ répéter un nomJusqu’à n’en plus reconnaître le son !Qui fait regarder‖ la foule au passageEt scruter un à‖ un chaque visageDans l’espoir, toujours‖ vain, de retrouverLes traits que, dans l’âme,‖ on porte gravés !
Vertige atroce un‖ jour que la penséeEn plein avenir‖ s’étant élancéeEn a brusquement‖ mesuré l’horreur !Démence qui surgit et qui fascineEt qui semblé creuser dans la poitrineUn gouffre où tombe, comme un plomb, le cœur !
Amour cruel enfin !‖… Tu surprends et tu troubles,Tu charmes, tu séduis,‖ tu conquiers, tu soumets,Mais lorsque ton esclave‖ est à toi pour jamaisQuand tu te sens bien sûr‖ que ta force redouble,Tu maltraites et tu‖ trahis comme à plaisir !Alors ! pour me soustraire‖ à toi et pour te fuir
Pour tenter de reprendre‖ un cœur que tu tortures,Où m’as-tu conduite, Amour ! Où‖ t’ai-je mené,Et que n’ai-je donc pas‖ fait pour t’abandonner,Lorsque, de l’aube au soir‖ et dans la nuit obscure,Par tous les temps,‖ nous dévalions‖ sur les chemins,Mais sans pouvoir, hélas !‖ nous déprendre les mains !
…On nous a vus, de grand‖ matin, parmi la brume,Quand les derniers labours‖ finissent dans les champsEt, qu’au long du versoir,‖ la terre ouverte fume ;Quand les bœufs accouplés‖ font tenir en suspensLe souffle chaud de leurs‖ naseaux dans l’air tranquilleTandis qu’à l’horizon‖ des semeurs se profilent…
Et que l’on aperçoit enfin l’abîmeEntre deux corps un‖ instant réunis !Égarement des‖ sens que rien n’exprime,Puisqu’ils ont crû posséder l’infini,Alors que pour une‖ heure trop briève,Ils n’ont vraiment tenu qu’un peu de rêve
De ce calme tableau‖ j’emplissais mes regards,Je saturais mes sens‖ de la paix de l’automne ;Je croyais m’engourdir‖ dans l’aube qui frissonneEn cherchant à te perdre‖ au milieu du brouillard ;Et, sans vouloir, rêver‖ au goût de tes caresses,J’espérais t’oublier !‖… Mais je souffrais sans cesse,
Car toi, Bouvier sauvage,‖ Amour ! ton aiguillonVenait toujours piquer‖ ta victime dolenteEt, pour tracer plus droit‖ ton douloureux sillon,A travers ton domaine,‖ où passait l’épouvante,Tu guidais en plein cœur‖ ton implacable socEt tu fendais l’humus‖ friable sans un choc !
…On nous a vus aussi,‖ l’un entraîné par l’autre,Dans les vergers féconds‖ où les fruits encor vertsFaisaient, au grand soleil,‖ gonfler leur dure chair,Aux jours où mûrissaient‖ les seigles et l’épeautre !Assise alors au pied‖ d’un arbre, et la clartéJetant sur mes genoux‖ l’ivresse de l’été,
J’espérais un instant,‖ qu’ayant perdu ma trace,Tu t’éloignais, et que‖ peut-être à l’avenirTu permettrais à mon‖ destin de refleurir !Mais, brusquement,‖ tu revenais,‖ et, sur ta face,Resplendissait l’ardeur‖ empruntée au soleil,Car tu lui dérobais‖ ses flèches de vermeil !
Tu ne m’avais quittée‖ un peu que pour les prendre,Amour ! impitoyable‖ Archer ! et mon cœur tendre,Qui s’était enivré‖ de la douce chaleurSous un arbre chargé‖ de promesses, mon cœur,Par son émotion,‖ te donnait plus de forceEt tes sagettes le‖ clouaient contre l’écorce !
Par les nuits d’équinoxe‖ on nous a vus souventLancés comme au galop‖ sous les fouets du vent !Mais lorsque la nature‖ entière était la proieDe la tempête et du‖ tumulte et du tourment,Quand la lune, au ciel noir,‖ chevauchait follementTous ses étalons pommelés,‖ comme une joie,
Étrange et folle me‖ prenait ! N’allais-je pasA force de bondir,‖ désarçonner mon maître,Et, libre et sans pensée,‖ au vent qui me pénètre,Impondérable,‖ m’envoler,‖ bien loin de là !…Mais un courlis, perdu‖ dans l’ombre de la plaine,Jetait à la rafale‖ un rappel de ma peine…
Tu l’entendais, Amour, farouche Cavalier !Et d’un coup d’éperon‖ sur mon cœur trop rapide,Tu me forçais encore‖ au rythme coutumier !Il suffisait,‖ ce pauvre cri,‖ pour que ta bride,A mon cou resserrée,‖ arrête mon élan,Et que la nuit‖ ne tienne plus‖ que du néant !
Tu m’as traquée, Amour,‖ ô Chasseur sanguinaire !A travers les halliers,‖ au milieu des gaulisRenaissants, dans la paix‖ vernale des clairières,Aux mois où jamais plus‖ ne sonne un hallali !Que te faisaient, à toi,‖ la branche ébourgeonnéeEt le frisson‖ sur l’allégresse‖ des journées !
Tu n’avais qu’un seul but :‖ m’atteindre et me meurtrirTu prenais la saison‖ où mon âme troublée,Plus qu’à d’autres moments,‖ subissait ton désir,Et tu la forlançais‖ à travers les valléesEt jusqu’au fond des bois,‖ où l’aubépine en fleurMe déchirait moins à‖ l’épine qu’à l’odeur !
Mon pied glissait sur les‖ corolles de jacinthes,Et d’avoir vu‖ deux loriots‖ couver leur nid,Par leur obscur instinct‖ étroitement unis,Je défaillais !… Ainsi,‖ sans écouter ma plainte,Sans te laisser fléchir‖ par les pleurs de mes yeux,Tu m’enfonçais au cœur‖ ta dague et ton épieu !
Amour ! Amour ! Te fuir‖ est vain ! Tu m’as choisie,Et je suis ta victime,‖ et j’endure ta loi,Et je dois confesser‖ la redoutable foiDont hélas ! c’est le dieu‖ qui fait apostasie !Il me faut te subir‖ et t’implorer, Amour !Qui m’accables et m’abandonnes‖ tour à tour
C’est toi qui fais ma‖ vie à la fois morneEt trop pleine d’émoi, car seul tu peuxReculer jusqu’à‖ l’infini les bornesDe notre souffrance,‖ Amour fluctueuxQui tantôt remplis‖ à l’excès mon êtreEt tantôt me fuis‖ jusqu’à disparaître !
Amour qui parfois‖ fais craquer mon cœurComme sous un U‖ f lux intérieurDilatant d’un coup‖ ses parois rigides,Et qui parfois aussi le fais trop gourdPour pouvoir battre, et‖ le rends vide, videComme le sépulcre‖ au troisième jour !
Amour tout à la‖ fois néant et vie !Donnant, certains jours,‖ à l’âme un surcroîtVital, qui la jette‖ en plein désarroi ;Lui retirant, d’autres‖ jours, toute envie,Toute ferveur, tout‖ désir, tout essor,Et lui faisant déjà goûter la mort !
… Amour ! hypogée‖ où les niches creusesN’ont pas, reçu de‖ funèbre dépôt,Mais où veille pourtant une pleureuseDont les yeux brûlés‖ de larmes, sont clos !Sombre tombe où nul‖ n’a voulu descendre !Urne lourde où ne‖ pèse aucune cendre !
Sépulture vide‖ au nom mal connu !Mausolée inutile où ne reposeAucun souvenir‖ couronné de roses !Sarcophage qui‖ n’a jamais tenuDe corps embaumé !‖ Amour ! nécropoleOù ne vient errer‖ qu’une femme folle !
Amour funèbre ! Amour mortel !Qui fais de moi pis qu’un cadavre,Quand mon cœur, sourd à tout appel,Vivant, se nécrose et se navre,Et n’a plus la force d’avoirMême un sursaut de désespoir !
Puis, brusque Amour qui surabondes,Affolant ce cœur trop étroit,Et fais, en moins d’une seconde,Fléchir_ tout mon corps sous son poids !Amour, dont l’accablante grâceReste sans vertus efficaces !
Amour, tabernacle où revientPalpiter, non pas la colombe,Mais un vautour à bec d’airain !Châsse d’or où tressaillent les lombesD’un pauvre saint martyriséPar l’ardent désir du baiser !
Reliquaire où se liquéfientDes pleurs trop longtemps contenus !Autel désert qui jamais n’eûtL’oblation qui vivifieMais où le feu du ciel descendHostie où reparaît le sang !
Calice à nouveau plein de lie !Amour qui me reviens d’un bondA l’heure où je crois que j’oublie,Et qui jusqu’à réplétionGorges mon cœur, m’étreins, m’écrasesPour m’imposer ton hypostase !
…Et deux esclaves nus,L’un à l’autre inconnus,Vont, dans ton ergastule,Combattre sans scrupulesEt, de leur front, heurterL’espace limité !
Amour ! O latomieRegorgeant d’infamie !Tes murs de dur granitMontent jusqu’au zénith,Enfermant, innombrables,Innocents et coupables,
Tandis que, sans pitié,Les privilégiésDont le cœur fut de glaceÉcoutent quand ils passentRetentir les échosDu bruit de nos sanglots !
Galère aux noires voilesOù des forçats pâlis,Sous un ciel sans étoiles,Vers des terres d’oubli,En fouettant les écumesS’efforcent dans la brume,
Sans que le geste promptDe leurs courts avironsRéalise leur rêve !Car pour ces condamnés,Par couples enchaînés,La mer n’a plus de grèves !
Amour ! cachotÉtroit et chaudQui pourtant semble,Au corps qui trembleUn froid désertOù l’on se perd !
Amour ! celluleAux murs unis,Où s’accumuleTant d’infiniQue mon haleineS’exhale à peine !
Amour ! PrisonEt bagne et geôleDont les cloisonsPartout me frôlentEn restreignantMes cris poignants !
Chambres ardentesDont les paroisSans une fenteAu feu sournoisSur moi se joignentComme des poignes
Strict in-paceDont le silenceSe fait intenseAu cœur blesséPour mieux réduireTous ses délires !
Plombs cuisantsOù mon sangPlein des fièvresDu péché,Sur mes lèvresEst séché !
OubliettesOù halèteEt gémitInsoumisMon sort tristeQui persiste
Par l’espoirDe ravoirTon étreinteD’autrefoisEt ta foiNon éteinte !
Rouge enferOù ma chairFlambe et brûlePuisque nulleEau, jamais,..N’y transmet
Son dictameDe fraîcheur !Limbe où pâmeEt se meurtSans blasphèmeL’amour même !
Amour !SéjourSi sombreQu’à l’ombreTaritSans cri
La sèveDu rêve !Tu sais,A l’âmeEn flamme,Par ces
FunèbresTénèbresRavirL’ultimeSoupirQu’anime
Versification
- Forme
- 75 sizains (sizains)
- Rimes
- 14(aabbcc) 26(abbacc) 8(aabcbc) 21(ababcc) 5(aabccb) 1(aabaab)
- Mètre
- Vers de 12, 2, 3, 4, 6, 10 et 8 syllabes (90 de 12, 60 de 2, 60 de 3, 60 de 4, 60 de 6, 60 de 10, 59 de 8, 1 de 9)· profil 2, 3, 4, 6, 8, 5÷5, 6=6, (9)
- Strophes
- 75 sizains
- Mots à la rime
- a Amour / lourd masculine, non classiqueb Détresse / blesse féminine, classiquec cœur / fleur masculine, classiquea Souffrance / lance féminine, classiqueb tous / coups masculine, classiquec Seront / profonds masculine, non classiquea Angoisse / froisse féminine, classiqueb soir / L’espoir masculine, classiquec ailes / frêles féminine, classiquea Tourment / Vraiment masculine, classiqueb trêve / rêve féminine, classiquec suit / nuit masculine, classiquea Torture / dure féminine, classiqueb tient / fin masculine, non classiquec broie / proie féminine, classiquea mal / Matinal masculine, classiqueb déchire / martyre féminine, classiquec renaissent / tendresses féminine, non classiquea reçois / l’effroi masculine, non classiqueb cible / horrible féminine, classiquec front / Question masculine, non classiquea heure / m’effleure féminine, classiqueb prends / vibrant masculine, non classiquec l’égouttes / goutte féminine, non classiquea doigts / froids masculine, classiqueb resserrent / charnière féminine, non classiquec pressant / sang masculine, non classiquea supplice / revisses féminine, non classiqueb Journalier / pitié masculine, non classiquec os / étau masculine, non classiquea Blessure / défigure féminine, classiqueb fard / tard masculine, classiquec sillons / profonds masculine, classiquea morsure / denture féminine, classiqueb chair / ouvert masculine, non classiquec Envenimé / fermer masculine, non classiquea plaie / j’essaie féminine, classiqueb recours / toujours masculine, classiquec guérir / désir masculine, classiquea Escarre / tare féminine, classiqueb vif / motif masculine, classiquec tissus / corrompus masculine, classiquea ronge / prolonge féminine, classiqueb cœur / profondeur masculine, classiquec constate / stigmates féminine, non classiquea infinie / dénie féminine, classiqueb nectar / puisards masculine, non classiquec désaltère / satisfaire féminine, classiquea besoin / refrain masculine, classiqueb Insomnie / s’ingénie féminine, classiquec berce / adverse féminine, classiquea vital / mal masculine, classiqueb l’ampute / minute féminine, classiquec manchot / faut masculine, classiquea complète / requête féminine, classiqueb donner / obstiné masculine, non classiquec aumône / personne féminine, non classiquea véhément / infamants masculine, équivalenteb toi-même / abstème féminine, non classiquec empire / n’attire féminine, classiquea envahi / trahit masculine, classiqueb maîtres / pénètrent féminine, non classiquec retrouve / couve féminine, non classiquea besoins / levain masculine, classiqueb inconsciente / s’augmente féminine, non classiquec font / rompt masculine, classiquea térébrante / sustente féminine, classiqueb assouvir / souvenir masculine, classiquec temps / suffisant masculine, classiquea dévastateur / bonheurs masculine, non classiqueb inerte / perte féminine, non classiquec chute / lutte féminine, classiquea harassé / passé masculine, classiqueb bornes / mornes féminine, classiquec flamme / l’âme féminine, classiquea danger / léger masculine, classiqueb calme / palmes féminine, classiquec oublie / folie féminine, non classiquea bonheur / cœur masculine, classiqueb blesse / faiblesse féminine, classiquec question / façon masculine, classiquea nom / son masculine, classiqueb passage / visage féminine, classiquec retrouver / gravés masculine, classiquea pensée / élancée féminine, non classiqueb l’horreur / cœur masculine, classiquec fascine / poitrine féminine, classiquea troubles / redouble féminine, classiqueb soumets / jamais masculine, non classiquec plaisir / fuir masculine, classiquea tortures / obscure féminine, classiqueb mené / t’abandonner masculine, non classiquec chemins / mains masculine, non classiquea brume / fume féminine, classiqueb champs / suspens masculine, classiquec tranquille / profilent féminine, classiquea l’abîme / n’exprime féminine, non classiqueb réunis / l’infini masculine, classiquec briève / rêve féminine, non classiquea regards / brouillard masculine, classiqueb l’automne / frissonne féminine, non classiquec caresses / cesse féminine, classiquea aiguillon / sillon masculine, non classiqueb dolente / l’épouvante féminine, classiquec soc / choc masculine, classiquea l’autre / l’épeautre féminine, classiqueb verts / chair masculine, classiquec clarté / l’été masculine, non classiquea trace / face féminine, classiqueb l’avenir / refleurir masculine, classiquec soleil / vermeil masculine, classiquea prendre / tendre féminine, classiqueb chaleur / cœur masculine, classiquec force / l’écorce féminine, classiquea souvent / vent masculine, classiqueb proie / joie féminine, classiquea tourment / follement masculine, classiquea pas / là masculine, classiqueb maître / pénètre féminine, non classiquec plaine / peine féminine, classiquea Cavalier / coutumier masculine, classiqueb rapide / bride féminine, classiquec élan / néant masculine, classiquea sanguinaire / clairières féminine, non classiqueb gaulis / hallali masculine, non classiquec ébourgeonnée / journées féminine, non classiquea meurtrir / désir masculine, non classiqueb troublée / vallées féminine, classiquec fleur / l’odeur masculine, non classiquea jacinthes / plainte féminine, classiqueb nid / unis masculine, non classiquec yeux / épieu masculine, non classiquea choisie / apostasie féminine, non classiqueb loi / foi masculine, classiquec Amour / tour masculine, classiquea morne / bornes féminine, classiqueb peux / fluctueux masculine, non classiquec être / disparaître féminine, classiquea cœur / intérieur masculine, classiqueb rigides / vide féminine, classiquec gourd / jour masculine, non classiquea vie / envie féminine, non classiqueb surcroît / désarroi masculine, classiquec essor / mort masculine, non classiquea creuses / pleureuse féminine, non classiqueb dépôt / clos masculine, non classiquec descendre / cendre féminine, non classiquea connu / tenu masculine, classiqueb repose / roses féminine, classiquec nécropole / folle féminine, non classiquea mortel / appel masculine, classiqueb cadavre / navre féminine, classiquec d’avoir / désespoir masculine, classiquea surabondes / seconde féminine, classiqueb étroit / poids masculine, non classiquec grâce / efficaces féminine, non classiquea revient / d’airain masculine, non classiqueb colombe / lombes féminine, non classiquec martyrisé / baiser masculine, non classiquea liquéfient / vivifie féminine, non classiqueb contenus / n’eût masculine, non classiquec descend / sang masculine, non classiquea lie / j’oublie féminine, non classiqueb bond / réplétion masculine, classiquec m’écrases / hypostase féminine, non classiquea nus / inconnus masculine, non classiqueb ergastule / scrupules féminine, classiquec heurter / limité masculine, non classiquea latomie / d’infamie féminine, non classiqueb granit / zénith masculine, classiquec innombrables / coupables féminine, classiquea pitié / privilégiés masculine, classiqueb glace / passent féminine, non classiquec échos / sanglots masculine, non classiquea voiles / étoiles féminine, classiqueb pâlis / d’oubli masculine, classiquec écumes / brume féminine, non classiquea prompt / avirons masculine, non classiqueb rêve / grèves féminine, non classiquec condamnés / enchaînés masculine, non classiquea cachot / chaud masculine, classiqueb semble / tremble féminine, classiquec désert / perd masculine, classiquea cellule / s’accumule féminine, classiqueb unis / d’infini masculine, classiquec haleine / peine féminine, non classiquea Prison / cloisons masculine, classiqueb geôle / frôlent féminine, non classiquec restreignant / poignants masculine, non classiquea ardentes / fente féminine, non classiqueb parois / sournois masculine, non classiquec joignent / poignes féminine, classiquea in-pace / blessé masculine, non classiqueb silence / intense féminine, classiquec réduire / délires féminine, classiquea cuisants / sang masculine, non classiqueb fièvres / lèvres féminine, non classiquec péché / séché masculine, classiquea Oubliettes / halète féminine, classiqueb gémit / Insoumis masculine, non classiquec triste / persiste féminine, non classiquea l’espoir / ravoir masculine, classiqueb étreinte / éteinte féminine, classiquec D’autrefois / foi masculine, classiquea enfer / chair masculine, non classiqueb brûle / nulle féminine, classiquec jamais / transmet masculine, classiquea dictame / pâme féminine, non classiqueb fraîcheur / meurt masculine, classiquec blasphème / même féminine, non classiquea Amour / Séjour masculine, classiqueb sombre / l’ombre féminine, classiquec Tarit / cri masculine, classiquea sève / rêve féminine, non classiqueb sais / ces masculine, classiquec l’âme / flamme féminine, classiquea Funèbres / Ténèbres féminine, classiqueb Ravir / Soupir masculine, classiquec L’ultime / Qu’anime féminine, classiquea Encor / L’essor masculine, classiqueb phrases / D’extase féminine, classiquec jour / court masculine, non classiquea Amour / Secours masculine, non classiqueb grâce / glace féminine, non classiquec cœur / pleurs masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 2.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
450 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Dilection, Paris, ÉDITIONS MONTAIGNE, 1925· Sources