La fin de satan, 1886
La première page
I L’entrée dans l’ombre
I
Noë rêvait. Le ciel‖ était plein de nuées.On entendait au loin‖ les chants et les huéesDes hommes malheureux‖ qu'un souffle allait courber.Un nuage muet‖ soudain laissa tomberUne goutte de pluie‖ au front du patriarche.Alors Noë, suivi‖ des siens, entra dans l'arche,Et Dieu pensif poussa‖ du dehors le verrou.
Le mal avait filtré‖ dans les hommes. Par où ?Par l'idole ; par l'âpre‖ ouverture que creuseUn culte affreux dans l'âme‖ humaine ténébreuse.Ces temps noirs adoraient‖ le spectre Isis-Lilith,La fille du démon,‖ que l'Homme eut dans son litAvant qu'Ève apparût‖ sous les astres sans nombre,Monstre et femme que fit‖ Satan avec de l'ombreAfin qu'Adam reçût‖ le fiel avant le miel,Et l'amour de l'enfer‖ avant l'amour du ciel.Ève était nue. Isis‖-Lilith était voilée.Les corbeaux l'entouraient‖ de leur fauve volée ;Les hommes la nommaient‖ Sort, Fortune, Ananké ;Son temple était muré,‖ son prêtre était masqué ;On l'abreuvait de sang‖ dans le bois solitaire ;Elle avait des autels‖ effrayants. Et la terreSubissait cette abjecte‖ et double obscurité :En bas Idolâtrie,‖ en haut Fatalité.
Aussi depuis longtemps‖ tout était deuil et crainte.Le juste — un seul restait —‖ attendait la mort sainteComme un captif attend‖ qu'on lève son écrou.Le tigre en sa caverne‖ et la taupe en son trouDisaient depuis longtemps :‖ l'homme commet des crimes.Une noire vapeur‖ montait aux cieux sublimes,Fumée aux flots épais‖ des sombres actions.Depuis longtemps l'azur‖ perdait ses purs rayons,Et par instants semblait‖ plein de hideuses toilesOù l'araignée humaine‖ avait pris les étoiles.Car dans ces temps lointains,‖ de ténèbres voilés,Où la nature et l'homme‖ étaient encor mêlés,Les forfaits rayonnaient‖ dans l'espace, en désastres,Et les vices allaient‖ éteindre au ciel les astres.Le mal sortait de l'homme‖ et montait jusqu'à Dieu.Le char du crime avait‖ du sang jusqu'à l'essieu ;Le meurtre, l'attentat,‖ les luxures lividesRiaient, buvaient, chantaient,‖ régnaient ; les fils avidesSoufflaient sur les parents‖ comme sur un flambeau ;Ce que la mort assise‖ au seuil noir du tombeauVoyait d'horreurs, faisait‖ parler cette muette.La nuit du cœur humain‖ effrayait la chouette ;L'ignorance indignait‖ l'âne ; les guet-apens,Les dols, les trahisons‖ faisaient honte aux serpents ;Si bien que l'homme ayant‖ rempli son âme immondeD'abîmes, Dieu put dire‖ au gouffre : Emplis le monde.L'urne du gouffre alors‖ se pencha. Le jour fuit ;Et tout ce qui vivait‖ et marchait devint nuit.Ève joignit les mains‖ dans sa tombe profonde.
II
Tout avait disparu.‖ L'onde montait sur l'onde.Dieu lisait dans son livre‖ et tout était détruit.Dans le ciel par moments‖ on entendait le bruitQue font en se tournant‖ les pages d'un registre.L'abîme seul savait,‖ dans sa brume sinistre,Ce qu'étaient devenus‖ l'homme, les voix, les monts.Les cèdres se mêlaient‖ sous l'onde aux goémons ;La vague fouillait l'antre‖ où la bête se vautre.Les oiseaux fatigués‖ tombaient l'un après l'autre.Sous cette mer roulant‖ sur tous les horizonsOn avait quelque temps‖ distingué des maisons,Des villes, des palais‖ difformes, des fantômesDe temples dont les flots‖ faisaient trembler les dômes ;Puis l'angle des frontons‖ et la blancheur des fûtsS'étaient mêlés au fond‖ de l'onde aux plis confus ;Tout s'était effacé‖ dans l'horreur de l'eau sombre.Le gouffre d'eau montait‖ sous une voûte d'ombre ;Par moments, sous la grêle,‖ au loin, on pouvait voirSur le blême horizon‖ passer un coffre noir ;On eût dit qu'un cercueil‖ flottait dans cette tombe.Les tourbillons hurlants‖ roulaient l'écume en trombe.Des lueurs frissonnaient‖ sur la rondeur des flots.Ce n'était ni le jour,‖ ni la nuit. Des sanglots,Et l'ombre. L'orient‖ ne faisait rien éclore.Il semblait que l'abîme‖ eût englouti l'aurore.Dans les cieux, transformés‖ en gouffres inouïs,La lune et le soleil‖ s'étaient évanouis ;L'affreuse immensité‖ n'était plus qu'une boucheNoire et soufflant la pluie‖ avec un bruit farouche.La nuée et le vent‖ passaient en se tordant.On eût dit qu'au milieu‖ de ce gouffre grondantOn entendait les cris‖ de l'horreur éternelle.Soudain le bruit cessa.‖ Le vent ploya son aile.Sur le plus haut sommet‖ où l'on pouvait monterLa vague énorme enfin‖ venait de s'arrêter,Car l'élément connaît‖ son mystère et sa règle.Le dernier flot avait‖ noyé le dernier aigle.On n'apercevait plus‖ dans l'espace aplaniQue l'eau qui se taisait‖ dans l'ombre, ayant fini.Le silence emplissait‖ la lugubre étendue.La terre, sphère d'eau‖ dans le ciel suspendue,Sans cri, sans mouvement,‖ sans voix, sans jour, sans bruit,N'était plus qu'une larme‖ immense dans la nuit.
III
Dans ce moment-là, tout‖ étant dans l'insondable,Un fantôme apparut‖ sur l'onde formidable.Ce géant était trombe,‖ ouragan et torrent.Des hydres se tordaient‖ dans son œil transparent ;Il semblait encor plein‖ de la tempête enfuie ;Sa face d'eau tremblait‖ sous ses cheveux de pluie ;Et voici ce que l'ombre‖ effarée entendit :
Le géant se tourna‖ vers le gouffre maudit,Fit trois pas, et cria :‖ — Chaos, reprends ce monde !
Une tête sortit‖ de la brume profonde ;Aveugle, énorme, horrible,‖ à l'autre bout des cieux ;Ayant deux gouffres noirs‖ à la place des yeux ;Se dressa, pâle, et dit :‖ — Je ne veux pas, déluge !
IV
LE DÉLUGE
LE CHAOS
LE DÉLUGE
LE CHAOS
LE DÉLUGE
LE CHAOS
LE DÉLUGE
Le ver s’est glissé dans le fruit.Le condamné d'en bas‖ a soufflé dans la nuitLe mal au cœur de l'homme‖ à travers la nature ;L'homme, ouvert à l'erreur,‖ au piège, à l'imposture,Jusqu'au crime de vice‖ en vice descendu,Est devenu vipère,‖ et sa bouche a mordu ;Le talon du Seigneur‖ a senti la piqûre ;Et voilà ce qu'a fait,‖ du fond de l'ombre obscure,L'être qui vit sous terre‖ au Dieu qui vit au ciel.Ce monde était méchant‖ et noir, l'être éternelLe laisse tomber, monstre,‖ et tu peux le reprendre.
LE CHAOS
Pourquoi me l'a-t-il pris,‖ si c'est pour me le rendre ?
LE DÉLUGE
J'ai roulé sur les monts‖ le flot sombre et tonnant.Tout est mort. J'ai fini ;‖ c'est à toi maintenant.Reçois ce monde au fond‖ de l'abîme où nous sommes.
LE CHAOS
J'ai déjà les dragons,‖ je ne veux pas des hommes.
V
L'éclair cria : — Silence‖ aux pieds d'Adonaï ! —Et le chaos se tut‖ dans le gouffre ébloui.
Et l'archange qui veille‖ entre les deux pilastresDu seuil mystérieux‖ plein d'yeux qui sont les astres,Se courba sous l'azur‖ sans oser faire un pasEt dit au Dieu vivant :‖ Le chaos n'en veut pas.Et Dieu dit : Je consens‖ que ce monde revive.
II La sortie de l’ombre
I
L'eau baissa, comme un flux‖ qui s'en va d'une rive,Et les flots monstrueux,‖ décroissant par degrés,Descendirent du haut‖ des monts démesurés.Au-dessus de la terre‖ une voix dit : Clémence !Le crâne décharné‖ de la noyée immenseApparut, et l'horreur‖ éclaira sous les cieuxCe cadavre sans souffle‖ et sans forme et sans yeux,Les rochers, les vallons,‖ et les forêts mouilléesQui pendaient à son front‖ de marbre, échevelées.L'antre, où les noirs arrêts‖ dans l'ombre étaient écrits,Semblait la bouche ouverte‖ encor pleine de cris ;Les monts sortaient de l'eau‖ comme une épaule nue.Comme l'onde qui bout‖ dans l'airain diminue,L'océan s'en allait,‖ laissant des lacs amers.Ces quelques flaques d'eau‖ sont aujourd'hui nos mers.Tout ce que le flot perd,‖ la nature le gagne.L'île s'élargissant‖ se changeait en montagne ;Les archipels grandis‖ devenaient continents.De son dos monstrueux‖ poussant leurs gonds tournants,Le déluge fermait‖ ses invisibles portes.Les ténèbres dormaient‖ sur les profondeurs mortes,Et laissaient distinguer‖ à peine l'ossementDu monde, que les eaux‖ découvraient lentement.Soudain, réverbérée‖ au vague front des cimes,Une lueur de sang‖ glissa sur les abîmes ;On vit à l'horizon‖ lugubrement vermeilPoindre une lune rouge,‖ et c'était le soleil.
Pendant quarante jours‖ et quarante nuits sombres,La mer, laissant à nu‖ d'effroyables décombres,Recula, posant l'arche‖ aux monts près d'Hénocha,Puis ce lion, rentré‖ dans l'antre, se coucha.
II
Dieu permit au soleil‖ de jeter l'étincelle.Alors un bruit sortit‖ de l'ombre universelle,Le jour se leva, prit‖ son flambeau qui blêmit,Et vint ; le vent, clairon‖ de l'aube, se remitA souffler ; un frisson‖ courut de plaine en plaine ;L'immensité frémit‖ de sentir une haleine,La montagne sourit,‖ l'espace s'éveilla,Et le brin d'herbe au bord‖ des eaux, dit : Me voilà !Mais tout était hagard,‖ morne et sinistre encore,Et c'est dans un tombeau‖ que se levait l'aurore.
III
Derrière ces grands monts‖ où plus tard l'aube a luiEt que nous appelons‖ les Alpes aujourd'hui,Un marais descendait‖ vers l'océan sans borne.Dans ce désert vaste, âpre,‖ impénétrable et morne,Comme un ver qui se glisse‖ à travers les roseaux,Un fleuve, né d'hier,‖ traînait ses pâles eaux,Et découpait une île‖ au pied d'un coteau sombre,Sans savoir qu'en ces joncs,‖ pleins de souffles sans nombre,Germait, fœtus géant,‖ la plus grande des Tyrs.Le coteau, qui plus tard‖ fut le mont des martyrs,Lugubre, se dressait‖ sur l'île et sur le fleuve.L'oiseau, l'être qui va,‖ la bête qui s'abreuve,Étaient absents ; l'espace‖ était vide et muet,Et le vent dans les cieux‖ lentement remuaitLes sombres profondeurs‖ par les rayons trouées.Dans la fange expiraient‖ des hydres échouées.
C'est dans cet endroit-là,‖ tout étant mort, pendantQue les nuages gris‖ croulaient sur l'occidentComme de grands vaisseaux‖ qui dans la nuit chavirent,C'est là que les forêts‖ et les collines virentSoudain, tout se taisant‖ dans l'univers détruit,Un voile blanc marcher‖ droit dans l'ombre et sans bruit ;Et l'ombre eut peur ; et l'arbre,‖ et la vague, et l'étoile,Et les joncs, frissonnaient‖ de voir passer ce voile.
Il allait, comme si‖ quelqu'un était dessous.Les êtres du passé,‖ dans la vase dissous,Semblaient, cherchant encore‖ à tordre leurs vertèbres,Rouvrir quand il passait‖ leurs yeux pleins de ténèbres.Le ciel qui s'entr'ouvrait‖ referma son azur.Tout à coup une voix‖ sortit du voile obscur ;Le flot, qui sous le vent‖ redevenait sonore,Se tut, et quatre fois‖ cette voix vers l'aurore,Vers le sud, vers le triste‖ occident, vers le nord,Cria : Je suis Isis,‖ l'âme du monde mort !
IV
Un long frisson émut‖ le cadavre ; la fange,Pleine de monstres morts,‖ fit une plainte étrange ;Et le spectre se mit‖ à parler dans les vents :Il a pu noyer l'homme‖ et les êtres vivants,Mais il n'a pu tuer‖ l'airain, le bois, la pierre.Or, nature qui viens‖ de fermer la paupière,Écoute, écoutez-moi,‖ flots, rochers, vents du ciel,Car, ô témoins pensifs‖ du deuil universel,Il faut que vous sachiez‖ ces sombres aventures :Lorsque Caïn, l'aïeul‖ des noires créatures,Eut terrassé son frère,‖ Abel au front serein,Il le frappa d'abord‖ avec un clou d'airain,Puis avec un bâton,‖ puis avec une pierre ;Puis il cacha ses trois‖ complices sous la terreOù ma main qui s'ouvrait‖ dans l'ombre les a pris.Je les ai. Sachez donc‖ ceci, vents, flots, esprits,Tant qu'il me restera‖ dans les mains ces trois armes,Je vaincrai Dieu ; matin,‖ tu verseras des larmes !L'être qui vit sous terre‖ et moi, nous lutterons.Si Dieu veut sous les eaux‖ engloutir les affronts,Les haines, les forfaits,‖ le meurtre, la démence,Les fureurs, il faudra‖ toujours qu'il recommence.Oui, les déluges noirs,‖ pareils aux chiens grondantsQui veulent qu'on les lâche‖ et qui montrent les dents,Tant que le vieux Caïn‖ vivra sous ces trois formes,Pourront à l'horizon‖ gonfler leurs flots énormes.
V
Le voile en s'écartant‖ laissa voir dans deux mainsUn bâton, une pierre‖ arrachée aux chemins,Puis un long clou, semblable‖ au verrou d'une porte ;Et si, dans ce tombeau‖ de la nature morte,Quelque œil vivant eût pu‖ rester dans l'ombre ouvert,Sur le clou, sur le bois‖ noueux et jadis vert,Et sur l'affreux caillou‖ pareil aux crânes vides,Cet œil eût distingué‖ trois souillures livides ;Et le spectre montra‖ ces trois taches au ciel,Et cria : Cieux profonds !‖ Voici du sang d'Abel !
Alors une lueur‖ sortit, sinistre et sombre,De ces trois noirs témoins‖ des temps qui sont dans l'ombre ;L'être toujours voilé,‖ blanc et marchant sans bruit,Se pencha vers la terre‖ et cria dans la nuit,Et comme s'il parlait‖ à quelqu'un sous l'abîme :— O père ! J'ai sauvé‖ les trois germes du crime !
Sous la terre profonde‖ un bruit sourd répondit.
Il reprit : — Clou d'airain‖ qui servis au bandit,Tu t'appelleras Glaive‖ et tu seras la guerre ;Toi, bois hideux, ton nom‖ sera Gibet ; toi, pierre,Vis, creuse-toi, grandis,‖ monte sur l'horizon,Et le pâle avenir te nommera Prison.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 128((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a nuées / huées féminine, classiqueb courber / tomber masculine, classiquec patriarche / l'arche féminine, classiqued verrou / où masculine, classiqueb creuse / ténébreuse féminine, classiquec Isis-Lilith / lit masculine, classiqued nombre / l'ombre féminine, classiquee miel / ciel masculine, classiquef voilée / volée féminine, classiqueg Ananké / masqué masculine, classiqueh solitaire / terre féminine, classiquei obscurité / Fatalité masculine, classiquea crainte / sainte féminine, classiqueb écrou / trou masculine, classiquec crimes / sublimes féminine, classiqued actions / rayons masculine, classiquee toiles / étoiles féminine, classiquef voilés / mêlés masculine, classiqueg désastres / astres féminine, classiqueh Dieu / l'essieu masculine, classiquei livides / avides féminine, classiquej flambeau / tombeau masculine, classiquek muette / chouette féminine, classiquel guet-apens / serpents masculine, classiquem immonde / monde féminine, classiquen fuit / nuit masculine, classiqueo profonde / l'onde féminine, classiqueb détruit / bruit masculine, classiquec registre / sinistre féminine, classiqued monts / goémons masculine, classiquee vautre / l'autre féminine, classiquef horizons / maisons masculine, classiqueg fantômes / dômes féminine, classiqueh fûts / confus masculine, classiquei sombre / d'ombre féminine, classiquej voir / noir masculine, classiquek tombe / trombe féminine, classiquel flots / sanglots masculine, classiquem éclore / l'aurore féminine, classiquen inouïs / évanouis masculine, classiqueo bouche / farouche féminine, classiquep tordant / grondant masculine, classiqueq éternelle / aile féminine, classiquer monter / s'arrêter masculine, classiques règle / aigle féminine, classiquet aplani / fini masculine, classiqueu étendue / suspendue féminine, classiquev bruit / nuit masculine, classiquea l'insondable / formidable féminine, classiqueb torrent / transparent masculine, classiquec enfuie / pluie féminine, classiqued entendit / maudit masculine, classiqueb monde / profonde féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquec déluge / le / Non / rejeté / juge féminine, classiquea Lui / Pourquoi / fruit / nuit masculine, classiqueb nature / l'imposture féminine, classiquec descendu / mordu masculine, classiqued piqûre / obscure féminine, classiquee ciel / éternel masculine, classiquef reprendre / rendre féminine, classiquea tonnant / maintenant masculine, classiqueb sommes / hommes féminine, classiquea d'Adonaï / ébloui masculine, classiquea pilastres / astres féminine, classiqueb pas masculine, classiquec revive / rive féminine, classiqueb degrés / démesurés masculine, classiquec Clémence / immense féminine, classiquee mouillées / échevelées féminine, classiquef écrits / cris masculine, classiqueg nue / diminue féminine, classiqueh amers / mers masculine, classiquei gagne / montagne féminine, classiquej continents / tournants masculine, classiquek portes / mortes féminine, classiquel l'ossement / lentement masculine, classiquem cimes / abîmes féminine, classiquen vermeil / soleil masculine, classiquea sombres / décombres féminine, classiqueb d'Hénocha / coucha masculine, classiquea l'étincelle / universelle féminine, classiqueb blêmit / remit masculine, classiquec plaine / haleine féminine, classiqued s'éveilla / voilà masculine, classiquee encore / l'aurore féminine, classiquea lui / aujourd'hui masculine, classiqueb borne / morne féminine, classiquec roseaux / eaux masculine, classiqued sombre / nombre féminine, classiquee Tyrs / martyrs masculine, classiquef fleuve / s'abreuve féminine, classiqueg muet / remuait masculine, classiqueh trouées / échouées féminine, classiquea pendant / l'occident masculine, classiqueb chavirent / virent féminine, classiqued l'étoile / voile féminine, classiquea dessous / dissous masculine, classiqueb vertèbres / ténèbres féminine, classiquec azur / obscur masculine, classiqued sonore / l'aurore féminine, classiquee nord / mort masculine, classiquea fange / étrange féminine, classiqueb vents / vivants masculine, classiquec pierre / paupière féminine, classiqued ciel / universel masculine, classiquee aventures / créatures féminine, classiquef serein / d'airain masculine, classiqueg pierre / terre féminine, classiqueh pris / esprits masculine, classiquei armes / larmes féminine, classiquej lutterons / affronts masculine, classiquek démence / recommence féminine, classiquel grondants / dents masculine, classiquem formes / énormes féminine, classiquea mains / chemins masculine, classiqueb porte / morte féminine, classiquec ouvert / vert masculine, classiqued vides / livides féminine, classiquee ciel / d'Abel masculine, classiquea sombre / l'ombre féminine, classiquec l'abîme / crime féminine, classiquea répondit / bandit masculine, classiqueb guerre / pierre féminine, classiquec l'horizon / Prison masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
261 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1985· numérisation abu.cnam.fr· Sources