La légende des siècles, 1877· V Après les dieux, les rois· II De Ramire à Cosme de Médicis
L’Hydre
Quand le fils de Sancha,‖ femme du duc Geoffroy,Gil, ce grand chevalier‖ nommé l'Homme qui passe,Parvint, la lance haute‖ et la visière basse,Aux confins du pays‖ dont Ramire était roi,Il vit l'hydre. Elle était‖ effroyable et superbe ;Et, couchée au soleil,‖ elle rêvait dans l'herbe.Le chevalier tira‖ l'épée et dit : C'est moi.Et l'hydre, déroulant‖ ses torsions farouchesEt se dressant, parla‖ par une de ses bouches,Et dit : — Pour qui viens-tu,‖ fils de doña Sancha ?Est-ce pour moi, réponds,‖ ou pour le roi Ramire ?— C'est pour le monstre. — Alors‖ c'est pour le roi, beau sire.Et l'hydre, reployant‖ ses nœuds, se recoucha.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[abba] 1[aa] 1[abbacca]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a Geoffroy / roi masculine, classiqueb passe / basse féminine, classiquec superbe / l'herbe féminine, classiqued moi / Sancha / recoucha masculine, classiquee farouches / bouches féminine, classiquef Ramire / sire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources