Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La légende des siècles, 1877· XVI La comète — 1759 —

La comète

Victor Hugo· distiques, alexandrins, 253 vers

Il avait dit : — Tel jour cet astre reviendra.

Quelle huée ! Ayez‖ pour Vishnou, pour Indra,Pour Brahma, pour Odin‖ ou pour Baal un culte ;Affirmez par le fer,‖ par le feu, par l'insulte,L'idole informe et vague‖ au fond des bleus éthersEt tous les Jéhovahs‖ et tous les JupitersÉchoués dans notre âme‖ obscure sur la grèveDe Dieu, gouffre où le vrai‖ flotte et devient le rêve ;Sur les Saint-Baboleyns et sur les Saint-AndrésSoyez absurde et sombre‖ autant que vous voudrez ;Dites que vous avez‖ vu, parmi les mouettesEt les aigles, passer‖ dans l'air des silhouettesDe maisons qu'en leurs bras‖ tenaient des chérubins ;Dites que pour avoir‖ aperçu dans leurs bainsDes déesses, rondeurs‖ célestes, gorges blanches,On est cerf à jamais‖ errant parmi les branches ;Croyez à tout, aux djinns,‖ aux faunes, aux démonsApportant Dieu tremblant‖ et pâle sur les monts ;Soyez bonze au Tonkin,‖ mage dans les Chaldées ;Croyez que les Lédas‖ sont d'en haut fécondéesEt que les cygnes font‖ aux vierges des enfants ;Donnez l'Égypte aux bœufs‖ et l'Inde aux éléphants ;Affirmez l'oignon Dieu,‖ Vénus, Ève, et leur pomme,Et le soleil cloué‖ sur place par un hommePour offrir un plus long‖ carnage à des soldats ;Inventez des Korans, des talmuds, des védas,Soyez un imposteur,‖ un charlatan, un fourbe,C'est bien. Mais n'allez pas‖ calculer une courbe,Compléter le savoir‖ par l'intuition,Et, quand on ne sait quel‖ flamboyant alcyonPasse, astre formidable,‖ à travers les étoiles,N'allez pas mesurer‖ le trou qu'il fait aux toilesDu grand plafond céleste,‖ et rechercher l'emploiQu'il a dans ce chaos‖ d'où sort la vaste loi ;Laissez errer là-haut‖ la torche funéraire ;Ne questionnez point‖ sur son itinéraireCe fantôme, de nuit‖ et de clarté vêtu ;Ne lui demandez pas :‖ Où vas-tu ? D'où viens-tu ?Ne faites pas, ainsi que l’essaim sur l’Hymète,Rôder le chiffre en foule‖ autour de la comète ;Ne soyez pas penseur,‖ ne soyez pas savant,Car vous seriez un fou.‖ Docte, obstiné, rêvant,Ne faites pas lutter‖ l'espace avec le nombre ;Laissez ses yeux de flamme‖ à ce masque de l'ombre ;Ne fixez pas sur eux‖ vos yeux, et ce manteauDe lueur où s'abrite‖ un sombre incognito,Ne le soulevez pas,‖ car votre main savanteY trouverait la vie‖ et non pas l'épouvante,Et l'homme ne veut point‖ qu'on touche à sa terreur ;Il y tient ; le calcul‖ l'irrite ; sa fureurContre quiconque cherche‖ à l'éclairer, commenceAu point où la raison‖ ressemble à la démence ;Alors il a beau jeu.‖ Car imagine-t-onRien qui semble ici-bas‖ mieux fait pour CharentonQu'un ascète perdu‖ dans des recherches sombresAprès le chiffre, après‖ le rêve, après des ombres,Guetteur pâle, appliquant‖ des verres grossissantsAux faits connus, aux faits‖ possibles, au bon sens,Regardant le ciel spectre‖ au fond du télescope,Chez les astres voyant,‖ chez les hommes myope !Quoi de plus ressemblant‖ aux insensés que ceuxQui, voyant les secrets‖ d'en haut venir vers eux,Marchent à leur rencontre‖ et donnent aux algèbresL'ordre de prendre un peu‖ de lumière aux ténèbres,Et, sondant l'infini,‖ mer qui veut se voiler,Disent à la science‖ impassible d'allerVoir de près telle ou telle‖ étoile voyageuse,Et de ne revenir,‖ ruisselante, plongeuse,De l'abîme qu'avec‖ cette perle, le vrai !D'ailleurs, ce diamant,‖ cet or, ce minerai,Le réel, quel mineur‖ le trouve ? Qui donc creuseEt fouille assez avant‖ dans la nature affreusePour pouvoir affirmer‖ quoi que ce soit ? HormisL'autel connu, les jougs‖ sacrés, les dieux permis,Et le temple doré‖ que la foule contemple,Et l'espèce de ciel‖ qui s'adapte à ce temple,Rien n'est certain. Est-il‖ rien de plus surprenantQu'un rêveur qui demande‖ au mystère tonnant,A ces bleus firmaments‖ où se croisent les sphères,De lui conter à lui‖ curieux leurs affaires,Et qui veut avec l'ombre‖ et le gouffre profondEntrer en pourparlers‖ pour savoir ce qu'ils font,Quel jour un astre sort,‖ quel jour un soleil rentre,Et qui, pour éclairer‖ l'immensité de l'antreOù la Pléiade avec‖ Sirius se confond,Allume sa chandelle‖ et dit : J'ai vu le fond !Un pygmée à ce point‖ peut-il être imbécile ?Oui, Cardan de Pavie,‖ Hicétas de SicileFurent extravagants ;‖ mais, parmi les songeursQui veillent, épiant‖ les nocturnes rougeurs,En est-il un, parmi‖ les pires, qui prometteLe retour de ce monstre‖ éperdu, la comète ?La comète est un monde‖ incendié qui court,Furieux, au-delà‖ du firmament trop court ;Elle a la ressemblance‖ affreuse de l'épée ;Est-ce qu'on ne voit pas‖ que c'est une échappée ?Peut-être est-ce un enfer‖ dans le ciel envolé.Ah ! vous ouvrez sa porte !‖ Ah ! vous avez sa clé !Comme du haut d'un pont‖ on voit l'eau fuir sous l'arche,Vous voyez son voyage‖ et vous suivez sa marche ;Vous distinguez de loin‖ sa sinistre maison ;Ah ! vous savez au juste‖ et de quelle façonElle s'évade et prend‖ la fuite dans l'abîme !Ce qu'ignorait Jésus,‖ ce que le KéroubimeNe sait pas, ce que Dieu‖ connaît, vous le voyez !Les yeux d'une lumière‖ invisible noyés,Pensif, vous souhaitez‖ déjà la bienvenueDans notre gouffre d'ombre‖ à l'immense inconnue !Vous savez le total‖ quand Dieu jette les dés !Quoi ! cet astre est votre astre,‖ et vous lui défendezDe s'attarder, d'errer‖ dans quelque route ancienne,Et de perdre son temps,‖ et votre heure est la sienne !Ah ! vous savez le rythme‖ énorme de la nuit !Il faut que ce volcan‖ échevelé qui fuit,Que cette hydre, terreur‖ du Cancer et de l'Ourse,Se souvienne de vous‖ au milieu de sa courseEt tel jour soit exacte‖ à votre rendez-vous !Quoi ! pour avoir, ainsi‖ qu'à l'épouse l'époux,Donné vos nuits à l'âpre‖ algèbre, quoi ! pour êtreAttentif au zénith‖ comme au dogme le prêtre,Quoi ! pour avoir pâli‖ sur les nombres hagardsQui d'Hermès et d'Euclide‖ ont troublé les regards,Vous voilà le seigneur‖ des profondes contrées !Vous avez dans la cage‖ horrible vos entrées !Vous pouvez, grâce au chiffre‖ escorté de zéros,Prendre aux cheveux l'étoile‖ à travers les barreaux !Vous connaissez les mœurs‖ des fauves météores,Vous datez les déclins,‖ vous réglez les aurores,Vous montez l'escalier‖ des firmaments vermeils,Vous allez et venez‖ dans la fosse aux soleils !Quoi ! vous tenez le ciel‖ comme Orphée une lyre !En vertu des bouquins‖ qu'on peut sur les quais lire,Qui sur les parapets‖ s'étalent tout l'étéFeuilletés par le vent‖ sans curiosité,Vous atome, âme aveugle‖ à tâtons élargie,De par Bezout, de par l’X et l’Y grec, magieDont l'infâme grimoire‖ emplit votre grenier,Vous nain, vous avez fait‖ l'infini prisonnier !Votre altière hypothèse‖ à vos calculs l'attelle !Vous savez tout ! Le temps‖ que met l'aube immortelleA traverser l'azur‖ d'un bout à l'autre bout,Ce qui, dans les chaos,‖ couve, fermente et bout,Le bouvier, le lion,‖ le chien, les dioscures,La possibilité‖ des rencontres obscures,L'empyrée en tous sens‖ par nulle feux rayé,Les cercles que peut faire‖ un satan ennuyéEn crachant dans le puits‖ de l'abîme, les ondesDu divin tourbillon‖ qui tourmente les mondesEt les secoue ainsi‖ que le vent le sapin,Vous avez tout noté‖ sur votre calepin !Vous êtes le devin‖ d'en haut, le ciceroneDu pâle Abdebaran‖ inquiet sur son trône !Vous êtes le montreur‖ d'Allioth, d'Arcturus,D'Orion, des lointains‖ univers apparus,Et de tous les passants‖ de la forêt des astresVous en savez plus long‖ que les grands ZoroastresEt qu'Esdras qui hantait‖ les chênes de Membré ;Vous êtes le cornac‖ du prodige effaré ;La comète est à vous ;‖ vous êtes son pontife ;Et vous avez lié‖ votre fil à la griffeDe cet épouvantable‖ oiseau mystérieux,Et vous l'allez tirer‖ à vous du fond des cieux !Londre, offre ton Bedlam !‖ Paris, ouvre Bicêtre !

Tout cela s’écroula sur Halley.Votre ancêtre,O rêveurs ! c'est le noir‖ Prométhée, et vos cœurs,Mordus comme le sien‖ par les vautours moqueurs,Saignent, et vous avez‖ au pied la même chaîne ;L'homme a pour les chercheurs‖ un Caucase de haine ;Empédocle est toujours‖ brûlé par son volcan ;Tous les songeurs, marqués‖ au front, mis au carcan,Râlent sur l'éternel‖ pilori des géniesEt des fous. Ce Halley,‖ certes, qu'aux gémoniesRome eût traîné, qu'Athène‖ au cloaque eût poussé,Était impie, à moins‖ qu'il ne fût insensé !Jamais homme ici-bas‖ ne s'était vu proscrirePar un si formidable‖ et sombre éclat de rire ;Tout l'accabla, les gens‖ légers, les sérieux,Et les grands gestes noirs‖ des prêtres furieux.Quoi ! cet homme saurait‖ ce que la bible ignore ?La vaste raillerie‖ est un dôme sonoreAu-dessus d'une tête,‖ et ce sinistre murParle et de mille échos‖ emplit un crâne obscur.C'est ainsi que le rire,‖ infâme et froid visage,Parvient à faire un fou‖ de ce qui fut un sage.Halley morne s'alla‖ cacher on ne sait où.Avait-il été sage‖ et fut-il vraiment fou ?On ne sait. Le certain‖ c'est qu'il courba la têteSous le sarcasme, atroce‖ et joyeuse tempête,Et qu'il baissa les yeux‖ qu'il avait trop levés.Les petits enfants nus‖ courant sur les pavésLe suivaient, et la foule‖ en tumulte accourueRiait quand il passait‖ le soir dans quelque rue,Et l'on disait : C'est lui !‖ chacun voulant punirL'homme qui voit de loin‖ une étoile venir.C'est lui ! le fou ! Les cris‖ allaient jusqu'aux nuées ;Et le pauvre homme errait‖ triste sous les huées.Il mourut.L’ombre est vaste et l’on n’en parla plus.L'homme que tout le monde‖ insulte est un reclus,On l'évite vivant‖ et mort on le rature.Ce noir vaincu rentra‖ dans la sombre nature ;Il fut ce qui s'en va‖ le soir sous l'horizon ;On le mit dans un coin‖ quelconque d'un gazonA côté d'une église‖ obscure, vraie ou fausse ;Et la blême ironie‖ autour de cette fosseVoleta quelque temps,‖ étant chauve-souris ;Un mort donne fort peu‖ de joie aux beaux esprits ;Un cercueil bafoué‖ ne vaut pas qu'on s'en vante,Ce qui plaît, c'est de voir‖ saigner la chair vivante ;Contre ce qui n'est plus‖ pourquoi s'évertuer,Et, quand un homme est mort,‖ à quoi bon le tuer ?Que sert d'assassiner‖ de l'ombre et de la cendre ?Donc chez les vers de terre‖ on le laissa descendre ;La haine s'éteignit‖ comme toute rumeur ;On finit par laisser‖ tranquille ce dormeur,Et tu t'en emparas,‖ profonde pourriture ;Ce jouet des vivants‖ tomba dans l'ouvertureDe l'inconnu, silence,‖ ombre où s'épanouitLa grande paix sinistre‖ éparse dans la nuit ;Et l'herbe, ce linceul,‖ l'oubli, ce crépuscule,Eurent vite effacé‖ ce tombeau ridicule.L'oubli, c'est la fin morne ;‖ on oublia le nom,L'homme, tout, ce rêveur,‖ digne du cabanon,Ces calculs poursuivant‖ dans leur vagabondageDes astres qui n'ont point‖ d'orbite et n'ont point d'âge,Ces soleils à travers‖ les chiffres aperçus ;Et la ronce se mit‖ à pousser là-dessus.

Un nom, c'est un haillon‖ que les hommes lacèrent,Et cela se disperse au vent.Trente ans passèrent.On vivait. Que faisait‖ la foule ? Est-ce qu'on sait ?Et depuis bien longtemps‖ personne ne pensaitAu pauvre vieux rêveur‖ enseveli sous l'herbe.Soudain, un soir, on vit‖ la nuit noire et superbe,A l'heure où sous le grand‖ suaire tout se tait,Blêmir confusément,‖ puis blanchir, et c'étaitDans l'année annoncée‖ et prédite, et la cimeDes monts eut un reflet‖ étrange de l'abîmeComme lorsqu'un flambeau‖ rôde derrière un mur,Et la blancheur devint‖ lumière, et dans l'azurLa clarté devint pourpre,‖ et l'on vit poindre, éclore,Et croître on ne sait quelle‖ inexprimable auroreQui se mit à monter‖ dans le haut firmamentPar degrés et sans hâte‖ et formidablement ;Les herbes des lieux noirs‖ que les vivants vénèrentEt sous lesquelles sont‖ les tombeaux, frissonnèrent ;Et soudain, comme un spectre‖ entre en une maison,Apparut, par-dessus‖ le farouche horizon,Une flamme emplissant‖ des millions de lieues,Monstrueuse lueur‖ des immensités bleues,Splendide au fond du ciel‖ brusquement éclairci,Et l'astre effrayant dit‖ aux hommes : Me voici !

Versification

Forme
Distiques
Rimes
125((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a reviendra / Indra masculine, classiqueb culte / l'insulte féminine, classiquec éthers / Jupiters masculine, classiqued grève / rêve féminine, classiquee Andrés / voudrez masculine, classiquef mouettes / silhouettes féminine, classiqueg chérubins / bains masculine, classiqueh blanches / branches féminine, classiquei démons / monts masculine, classiquej Chaldées / fécondées féminine, classiquek enfants / éléphants masculine, classiquel pomme / homme féminine, classiquem soldats / védas masculine, classiquen fourbe / courbe féminine, classiqueo l'intuition / alcyon masculine, classiquep étoiles / toiles féminine, classiqueq l'emploi / loi masculine, classiquer funéraire / itinéraire féminine, classiques vêtu / viens-tu masculine, classiquet l’Hymète / comète féminine, classiqueu savant / rêvant masculine, classiquev nombre / l'ombre féminine, classiquew manteau / incognito masculine, classiquex savante / l'épouvante féminine, classiquey terreur / fureur masculine, classiquez commence / démence féminine, classiquea imagine-t-on / Charenton masculine, classiqueb sombres / ombres féminine, classiquec grossissants / sens masculine, classiqued télescope / myope féminine, classiquee ceux / eux masculine, classiquef algèbres / ténèbres féminine, classiqueg voiler / d'aller masculine, classiqueh voyageuse / plongeuse féminine, classiquei vrai / minerai masculine, classiquej creuse / affreuse féminine, classiquek Hormis / permis masculine, classiquel contemple / temple féminine, classiquem surprenant / tonnant masculine, classiquen sphères / affaires féminine, classiqueo profond / font masculine, classiquep rentre / l'antre féminine, classiqueq confond / fond masculine, classiquer imbécile / Sicile féminine, classiques songeurs / rougeurs masculine, classiquet promette / comète féminine, classiqueu court masculine, classiquev l'épée / échappée féminine, classiquew envolé / clé masculine, classiquex l'arche / marche féminine, classiquey maison / façon masculine, classiquez l'abîme / Kéroubime féminine, classiquea voyez / noyés masculine, classiqueb bienvenue / inconnue féminine, classiquec dés / défendez masculine, classiqued ancienne / sienne féminine, classiquee nuit / fuit masculine, classiquef l'Ourse / course féminine, classiqueg rendez-vous / l'époux masculine, classiqueh être / prêtre féminine, classiquei hagards / regards masculine, classiquej contrées / entrées féminine, classiquek zéros / barreaux masculine, classiquel météores / aurores féminine, classiquem vermeils / soleils masculine, classiquen lyre / lire féminine, classiqueo l'été / curiosité masculine, classiquep élargie / magie féminine, classiqueq grenier / prisonnier masculine, classiquer l'attelle / immortelle féminine, classiques bout masculine, classiquet dioscures / obscures féminine, classiqueu rayé / ennuyé masculine, classiquev ondes / mondes féminine, classiquew sapin / calepin masculine, classiquex cicerone / trône féminine, classiquey d'Arcturus / apparus masculine, équivalentez astres / Zoroastres féminine, classiquea Membré / effaré masculine, classiqueb pontife / griffe féminine, classiquec mystérieux / cieux masculine, classiqued Bicêtre / Halley / ancêtre féminine, classiqueb cœurs / moqueurs masculine, classiquec chaîne / haine féminine, classiqued volcan / carcan masculine, classiquee génies / gémonies féminine, classiquef poussé / insensé masculine, classiqueg proscrire / rire féminine, classiqueh sérieux / furieux masculine, classiquei ignore / sonore féminine, classiquej mur / obscur masculine, classiquek visage / sage féminine, classiquel où / fou masculine, classiquem tête / tempête féminine, classiquen levés / pavés masculine, classiqueo accourue / rue féminine, classiquep punir / venir masculine, classiqueq nuées / huées féminine, classiquer mourut / plus / reclus masculine, classiques rature / nature féminine, classiquet l'horizon / gazon masculine, classiqueu fausse / fosse féminine, classiquev chauve-souris / esprits masculine, classiquew vante / vivante féminine, classiquex s'évertuer / tuer masculine, classiquey cendre / descendre féminine, classiquez rumeur / dormeur masculine, classiquea pourriture / l'ouverture féminine, classiqueb s'épanouit / nuit masculine, classiquec crépuscule / ridicule féminine, classiqued nom / cabanon masculine, classiquee vagabondage / d'âge féminine, classiquef aperçus / là-dessus masculine, classiquea lacèrent / vent / passèrent féminine, classiqueb sait / pensait masculine, classiquec l'herbe / superbe féminine, classiqued tait / c'était masculine, classiquee cime / l'abîme féminine, classiquef mur / l'azur masculine, classiqueg éclore / aurore féminine, classiqueh firmament / formidablement masculine, classiquei vénèrent / frissonnèrent féminine, classiquej maison / horizon masculine, classiquek lieues / bleues féminine, classiquel éclairci / voici masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

253 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources