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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La légende des siècles, 1877· XV Le cycle pyrénéen

La Paternité

Victor Hugo· distiques, alexandrins, 312 vers

Le père a souffleté le fils.Tous deux sont grands.Don Ascagne est le fils.‖ Nager dans les torrents,Dompter l'ours, être un comte‖ âpre et dur comme un rustre,Ce furent là les mœurs‖ de son enfance illustre ;Il étonnait les monts‖ où l'éclair retentitPar la grandeur des pas‖ qu'il faisait tout petit ;Il risquait, par-dessus‖ maint gouffre redoutable,Des sauts de chevrier,‖ de l'air d'un connétable ;Il n'avait pas vingt ans‖ qu'il avait déjà prisTout le pays qui va‖ d'Irun à Lojariz,Et Tormez, et Sangra,‖ cité des sycomores,Et détruit sur les bords‖ du Zaban cinq rois maures.Le père est Jayme ; il est‖ plus formidable encor ;Tell eût voulu léguer‖ son arc, Roland son cor,Hercule sa massue‖ à ce comte superbe.Ce que le titan chauve‖ est à l'archange imberbe,Don Jayme l'est à don‖ Ascagne ; il a blanchi ;Il neige sur un mont‖ qu'on n'a jamais franchiEt l'âge atteint le front‖ que nul roi n'a pu vaincre.La mer parfois s'arrête‖ et se laisse convaincrePar la dune ou l'écueil,‖ et s'abaisse et décroît,Mais Jayme n'a jamais‖ reculé dans son droitEt toujours il a fait‖ son devoir d'être libre ;Ses vieux monts qu'envieraient‖ les collines du TibreSur l'horizon brumeux‖ de loin sont aperçus,Et sa tour sur les monts,‖ et son âme au-dessus.Jayme a chassé Kernoch,‖ pirate de Bretagne.Il verrait Annibal‖ attaquer sa montagneQu'il dirait : me voilà !‖ rien ne le surprenant.Il habite un pays‖ sauvage et frissonnant ;L'orage est éternel‖ sur son château farouche ;Les vents dont un courroux‖ difforme emplit la boucheY soufflent et s'y font‖ une âpre guerre entre eux,Et sur ses tours la pluie‖ en longs fils ténébreuxTombe comme à travers‖ les mille trous d'un crible ;Jayme parfois se montre‖ aux ouragans, terrible ;Il se dresse entre deux‖ nuages entrouverts,Il regarde la foudre‖ et l'autan de travers,Et fronce un tel sourcil‖ que l'ombre est inquiète ;Le pâtre voit d'en bas‖ sa haute silhouetteEt croit que ce seigneur‖ des monts et des torrentsMet le holà parmi‖ ces noirs belligérants.Sa tour est indulgente‖ au lierre parasite,On a recours à lui‖ quand la victoire hésite ;Il la décide, ayant‖ une altière façonDe pousser l'ennemi‖ derrière l'horizon ;Il ne permet aucun‖ pillage sur ses terres ;Il est de ceux qui sont‖ au clergé réfractaires ;Il est le grand rebelle‖ et le grand justicier ;Il a la franchise âpre‖ et claire de l'acier ;Ce n'est pas un voleur,‖ il ne veut pas qu'on diseQu'un noble a droit de prendre‖ aux juifs leur marchandise ;Il jure rarement,‖ donne de bons avis,Craint les femmes, dort vite,‖ et les lourds ponts-levisSont tremblants quand il bat‖ leur chaîne à coups de hache ;Il est sans peur, il est‖ sans feinte, il est sans tache,Croit en Dieu, ne ment pas,‖ ne fuit pas, ne hait pas ;Les défis qu'on lui jette‖ ont pour lui des appas ;Il songe à ses neveux,‖ il songe à ses ancêtres ;Quant aux rois, que l'enfer‖ attend, car ils sont traîtres,Il les plaint quelquefois‖ et ne les craint jamais ;Quand la loyauté parle,‖ il dit : je me soumets ;Étant baron des monts,‖ il est roi de la plaine ;La ville de la soie‖ et celle de la laine,Grenade et Ségovie,‖ ont confiance en lui.Cette gloire hautaine‖ et scrupuleuse a luiSoixante ans, sans coûter‖ une larme à l'Espagne.Chaque fois qu'il annonce‖ une entrée en campagne,Chaque fois que ses feux,‖ piquant l'horizon noir,Clairs dans l'ombre, ont couru‖ de monts en monts le soir,Appels mystérieux‖ flamboyant sur les cimes,Les tragiques vautours‖ et les cygnes sublimesAccourent, voulant voir,‖ quand Jayme a combattu,Les vautours son exploit,‖ les cygnes sa vertu ;Car il est bon.Le fils n’est pas un chef vulgaire ;Mais le père a souvent‖ pardonné dans la guerre,Ce qui fait que le père‖ est le plus grand des deux.

Ils tiennent Reuss, le mont‖ Cantabre dépend d'eux,Ils habitent la case‖ Arcol, tour féodaleFaite par don Maldras,‖ qui fut un roi vandale,Sur un sommet jadis‖ hanté par un dragon ;L'Èbre est leur fleuve ; au temps‖ des guerres d'Aragon,Ils ont bravé le roi‖ de France Louis onze.

Ascagne est fils de Jayme,‖ et Jayme est fils d'Alonze.

Qu'est-ce qu'Alonze ? Un mort ;‖ larve, ombre dans les vents,Fantôme, mais plus grand‖ que ceux qui sont vivants ;Il a fait dans son temps‖ des choses inconnues,Et superbes ; parfois‖ sa face dans les nuesApparaît ; c'est de lui‖ que parlent les vieillards ;On l'aperçoit qui rêve‖ au fond des noirs brouillards.

Sa statue est au bas‖ de la tour, dans la crypte,Assise sur sa tombe‖ ainsi qu'un dieu d'Égypte,Toute en airain, énorme,‖ et touchant au plafond ;Car les sépulcres sont‖ ce que les morts les font,Grands si le mort est grand ;‖ si bien que don AlonzeEst spectre dans la brume‖ et géant dans le bronze.

Voilà quinze cents ans‖ que le monde est chrétien ;Les fières mœurs s'en vont ;‖ jadis le mal, le bien,Le bon, le beau, vivaient‖ dans la chevalerie ;L'épée avait fini‖ par être une patrie ;On était chevalier‖ comme on est citoyen ;Atteindre un juste but‖ par un juste moyen,Être clément au faible,‖ aux puissants incommode,Vaincre, mais rester pur,‖ c'était la vieille mode ;Jayme fut de son siècle,‖ Ascagne est de son temps.Les générations‖ mêlent leurs pas flottants.Hélas ! souvent un père,‖ en qui brûle une flamme,Dans son fils qui grandit‖ voit décroître son âme.Jadis la guerre, ayant‖ pour loi l'honneur grondeurEt la foi sainte, était‖ terrible avec pudeur ;Les paladins étaient‖ à leurs vieux noms fidèles ;Les aigles avaient moins‖ de griffes et plus d'ailes ;On n'est plus à présent‖ les hommes d'autrefois ;On ne voit plus les preux‖ se ruer aux exploitsComme des tourbillons‖ d'âmes impétueuses ;On a pour s'attaquer‖ des façons tortueusesEt sûres, dont le Cid,‖ certes, n'eût pas voulu,Et que dédaignerait‖ le lion chevelu ;Jadis les courts assauts,‖ maintenant les longs sièges ;Et tout s'achève, après‖ les ruses et les pièges,Par le sac des cités‖ en flammes sous les cieux,Et, comme on est moins brave‖ on est plus furieux ;Ce qui fait qu'aujourd'hui‖ les victoires sont noires.Ascagne a désiré‖ franchir des territoiresD'Alraz, ville qui doit‖ aux arabes son nom ;Il a voulu passer,‖ mais la ville a dit non ;Don Ascagne a trouvé‖ la réponse incivile,Et, lance au poing, il a‖ violé cette ville,Lui chevalier, risquant‖ sa part de paradis,Laissant faire aux soldats‖ des choses de bandits ;Ils ont enfreint les lois‖ de guerre aragonaises ;Des enfants ont été‖ jetés dans les fournaises ;Les noirs effondrements‖ mêlés aux tourbillonsOnt dévoré la ville,‖ on a crié : Pillons !Et ce meurtre a duré‖ trois jours ; puis don Ascagne,Vainqueur, a ramené‖ ses gens dans la montagneSanglants, riants, joyeux‖ et comptant des profits.Et c'est pourquoi le père‖ a souffleté le fils.

Alors le fils a dit :‖ — Je m'en vais. L'ombre est faitePour les fuites sans fond,‖ et la forêt muetteEst une issue obscure‖ où tout s'évanouit.L'insulte est une fronde‖ et nous jette à la nuit.J'ai droit à la colère‖ à mon âge. L'offense,Tombant du père au fils,‖ est la fin de l'enfance.Nul ne répond du gouffre,‖ et, qui s'en va, va loin.L'affront du père, ô bois,‖ je vous prends à témoin,Suffit pour faire entrer‖ le fils en rêverie.Quoi ! pour avoir senti‖ gronder ma seigneurie.Dans mon âme, devant‖ des manants pour avoirRamené comme il sied‖ des vassaux au devoir,Pour quelques vils bourgeois‖ brûlés dans leurs masures,Comte, vous m'avez fait‖ la pire des blessures,Et l'outrage est venu,‖ seigneur, de vous à moi ;Et j'ai connu la honte‖ et j'ai connu l'effroi ;La honte de l'avoir‖ et l'effroi de le rendre ;Et jusqu'à ce moment‖ nul ne m'eût fait comprendreQue je pusse rougir‖ ou trembler. Donc, adieu.Le désert me convient,‖ et l'âpreté du lieu,Quand la bête des bois‖ devient haute et géante,N'est point à ses grands pas‖ farouches malséante ;La croissance rend grave‖ et sauvage l'oiseau ;Et l'habitude d'être‖ esclave ou lionceauSe perd quand on devient‖ lion ou gentilhomme ;L'aiglon qui grandit parle‖ au soleil, et se nommeEt lui dit : je suis aigle,‖ et, libre et révolté,N'a plus besoin de père,‖ ayant l'immensité.D'ailleurs, qu'est-ce que c'est‖ qu'un père ? La fenêtreQue la vie ouvre à l'âme‖ et qu'on appelle naîtreEst sombre, et quant à moi‖ je n'ai point pardonnéA mon père le jour‖ funeste où je suis né.Si je vis, c'est sa faute,‖ et je n'en suis pas cause.Enfin, en admettant‖ qu'on doive quelque choseA l'homme qui nous mit‖ dans ce monde mauvais,Il m'a délié, soit,‖ c'est fini, je m'en vais.Il n'est pas de devoir‖ qu'un outrage n'efface ;J'ai désormais la nuit‖ sinistre sur la face ;Il ne me convient plus‖ d'être fils de quelqu'un.Je me sens fauve, et voir‖ son père est importun.Je veux être altier, fier,‖ libre, et je ne l'espèreQue hors de toi, donjon,‖ que hors de vous, mon père.Je vais dans la sierra‖ que battent les éclairs ;Leur cime me ressemble ;‖ un souffle est dans les airsIl m'enlève. Je pars.‖ Toute lumière est morte,Le désert s'ouvre ; et l'homme‖ est bienvenu qui porteChez des monts foudroyés‖ un souvenir d'affront. —

Et, cela dit, le fils s’en alla.L’homme est prompt ;Et nos rapidités,‖ voix, colères, querelles,Vont au hasard, laissant‖ de l'ombre derrière elles.Ce père aimait ce fils.Du haut de sa maison,Morne, et les yeux fixés‖ sur le pâle horizon,Il regarda celui‖ qui partait disparaître ;Puis, quand son fils se fut‖ effacé, le vieux maîtreDescendit dans la crypte‖ où son père dormait.Le crépuscule froid‖ qu'un soupirail admetÉclairait cette cave,‖ et la voûte était haute.Dans le profond sépulcre‖ il entra comme un hôte.Au fond était assis‖ le grand comte d'airain ;Et dans l'obscurité‖ du blême, souterrain,Brume livide où l'œil‖ par degrés s'habitue,Flottait le rêve épars‖ autour d'une statue.

Le colosse posait‖ ses mains sur ses genoux.Il avait ce regard‖ effrayant des yeux douxQui peuvent foudroyer‖ quand leur bonté se lasse.Le vague bruit vivant‖ qui sur la terre passe,Chocs, rumeurs, chants d'oiseaux,‖ cris humains, pas perdus,Voix et vents, n'étaient point‖ dans cette ombre entendus,Et l'on eût dit que rien‖ de ce que l'homme écoute,Chante, invoque ou poursuit,‖ n'osait sous cette voûtePénétrer, tant la tombe‖ est un lieu qui se tait,Et tant le chevalier‖ de bronze méditait.Trois degrés, que n'avait‖ touchés nulle sandale,Exhaussaient la statue‖ au-dessus de la dalle ;Don Jayme les monta.‖ Pensif, il contemplaQuelque temps la figure‖ auguste assise là,Puis il s'agenouilla‖ comme devant son juge ;Puis il sentit, vaincu,‖ comme dans un délugeUne montagne sent‖ l'ascension des flots,Se rompre en son vieux cœur‖ la digue des sanglots,Il cria :— Père ! ah Dieu ! tu n’es plus sur la terre,Je ne t'ai plus ! Comment‖ peut-on quitter son père ?Comme on est différent‖ de son fils, ô douleur !Mon père ! ô toi le plus‖ terrible, le meilleur,Je viens à toi. Je suis‖ dans ta sombre chapelle,Je tombe à tes genoux,‖ m'entends-tu ? je t'appelle.Tu dois me voir, le bronze‖ ayant d'étranges yeux.Ah ! j'ai vécu ; je suis‖ un homme glorieux,Un soldat, un vainqueur ;‖ mes trompettes altièresOnt passé bien des fois‖ par-dessus des frontières ;Je marche sur les rois‖ et sur les généraux ;Mais je baise tes pieds.‖ Le rêve du hérosC'est d'être grand partout‖ et petit chez son père.Le père c'est le toit‖ béni, l'abri prospère,Une lumière d'astre‖ à travers les cyprès,C'est l'honneur, c'est l'orgueil,‖ c'est Dieu qu'on sent tout près.Hélas ! le père absent,‖ c'est le fils misérable.O toi, l'habitant vrai‖ de la tour vénérable,Géant de la montagne‖ et sire du manoir,Superbement assis‖ devant le grand ciel noir,Occupé du lever‖ de l'aurore éternelle,Comte, baisse un moment‖ ta tranquille prunelleJusqu'aux vivants, passants‖ confus, roseaux tremblants,Et regarde à tes pieds‖ cet homme en cheveux blancs,Abandonné, tout près‖ du sépulcre, qui pleure,Et qui va désormais‖ songer dans sa demeure,Tandis que les tombeaux‖ seront silencieuxEt que le vent profond‖ soufflera dans les cieux.Mon fils sort de chez moi‖ comme un loup d'un repaire.Mais est-ce qu'on peut être‖ offensé par son père ?Ni le père, ni Dieu‖ n'offensent ; châtierC'est aimer ; l'Océan‖ superbe reste entier,Quel que soit l'ouragan‖ que les gouffres lui jettent.Et les sérénités‖ éternelles n'admettentNi d'affront paternel,‖ ni d'outrage divin.Eh quoi ! ce mot sacré,‖ la source, serait vain ?Ne suis-je pas la branche‖ et n'es-tu pas la tige ?Je t'aime. Un père mort,‖ c'est, glorieux prodige,De l'ombre par laquelle‖ on se sent soutenir.La beauté de l'enfance‖ est de ne pas finir.Au-dessus de tout homme,‖ et quoi qu'on puisse faire,Quelqu'un est toujours Dieu,‖ quelqu'un est toujours père.Nous sommes regardés,‖ dans l'âpre nuit du sort,Par des yeux qui se sont‖ étoilés dans la mort.Que n'es-tu là, debout !‖ Comme tu serais maître,Seigneur, guide, gardien,‖ juge ! Oh ! je voudrais êtreTon esclave, t'offrir‖ mon cœur, courber mon front,Et te sentir vivant,‖ fût-ce par un affront !Les avertissements‖ des pères sont farouchesMais bons, et, quel que soit‖ l'éclair dont tu me touches,Tout ce qui vient d'en haut‖ par l'âme est accepté,Et le coup de tonnerre‖ est un coup de clarté.Avoir son père, ô joie !‖ O géant d'un autre âge,Gronde, soufflette-moi,‖ frappe-moi, sois l'outrage,Sois la foudre, mais sois‖ mon père ! Sois présentA ma vie, à l'emploi‖ que je fais de ton sang,A tous mes pas, à tous‖ mes songes ! Que m'importeDe n'être que le chien‖ couché devant ta porte,O monseigneur, pourvu‖ que je te sente là !Ah ! c'est vrai, soixante ans‖ la montagne tremblaSous mes pas, et j'ai pris‖ et secoué les princesNombreux et noirs sous qui‖ râlaient trente provinces ;Gil, Vermond, Araül,‖ Barruza, Gaïffer,J'ai tordu dans mes poings‖ tous ces barreaux de fer ;J'ai fait tomber du mur‖ les toiles d'araignées,Les prêtres ; j'ai mon lot‖ de batailles gagnéesComme un autre ; pourtant‖ frappe-moi si j'ai tort !Oui, mon épée est fière‖ et mon donjon est fort,J'ai protégé beaucoup‖ de villes orphelines,J'ai dans mon ombre un tas‖ de tyrans en ruines,Je semble presque un roi‖ tant je suis triomphant ;Et je suis un vieillard,‖ mais je suis ton enfant !

Ainsi parlait don Jayme‖ en ces caveaux funèbresA son père de bronze‖ assis dans les ténèbres,Fantôme plein de l'âme‖ immense des aïeux ;Et pendant qu'il parlait‖ Jayme fermait les yeux ;Sa tête était posée,‖ humble et comme abattue,Sur les puissants genoux‖ de la haute statue ;Et cet homme, fameux‖ par tant d'altiers défisEt tant de beaux combats,‖ pleurait ; l'amour d'un filsEst sans fond, la douleur‖ d'un père est insondable ;Il pleurait.Tout à coup, — rien n’est plus formidableQue l'immobilité‖ faisant un mouvement,Le farouche sépulcre‖ est vivant par momentEt le profond sanglot‖ de l'homme le secoue, —Le vieux héros sentit‖ un frisson sur sa joueQue dans l'ombre, d'un geste‖ auguste et souverain,Caressait doucement‖ la grande main d'airain.

Versification

Forme
Distiques
Rimes
153((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a fils / grands / torrents masculine, classiqueb rustre / illustre féminine, classiquec retentit / petit masculine, classiqued redoutable / connétable féminine, classiquee pris / Lojariz masculine, classiquef sycomores / maures féminine, classiqueg encor / cor masculine, équivalenteh superbe / imberbe féminine, classiquei blanchi / franchi masculine, classiquej vaincre / convaincre féminine, classiquek décroît / droit masculine, classiquel libre / Tibre féminine, classiquem aperçus / au-dessus masculine, classiquen Bretagne / montagne féminine, classiqueo surprenant / frissonnant masculine, classiquep farouche / bouche féminine, classiqueq eux / ténébreux masculine, classiquer crible / terrible féminine, classiques entrouverts / travers masculine, classiquet inquiète / silhouette féminine, classiqueu torrents / belligérants masculine, classiquev parasite / hésite féminine, classiquew façon / l'horizon masculine, classiquex terres / réfractaires féminine, classiquey justicier / l'acier masculine, classiquez dise / marchandise féminine, classiquea avis / ponts-levis masculine, classiqueb hache / tache féminine, classiquec pas / appas masculine, classiqued ancêtres / traîtres féminine, classiquee jamais / soumets masculine, classiquef plaine / laine féminine, classiqueg lui masculine, classiqueh l'Espagne / campagne féminine, classiquei noir / soir masculine, classiquej cimes / sublimes féminine, classiquek combattu / vertu masculine, classiquel bon / vulgaire / guerre féminine, classiquem deux / d'eux masculine, classiqueb féodale / vandale féminine, classiquec dragon / d'Aragon masculine, classiqued onze / d'Alonze féminine, classiquea vents / vivants masculine, classiqueb inconnues / nues féminine, classiquec vieillards / brouillards masculine, classiquea crypte / d'Égypte féminine, classiqueb plafond / font masculine, classiquec Alonze / bronze féminine, classiquea chrétien / bien masculine, classiqueb chevalerie / patrie féminine, classiquec citoyen / moyen masculine, classiqued incommode / mode féminine, classiquee temps / flottants masculine, classiquef flamme / âme féminine, classiqueg grondeur / pudeur masculine, classiqueh fidèles / d'ailes féminine, classiquei d'autrefois / exploits masculine, classiquej impétueuses / tortueuses féminine, classiquek voulu / chevelu masculine, classiquel sièges / pièges féminine, classiquem cieux / furieux masculine, classiquen noires / territoires féminine, classiqueo nom / non masculine, classiquep incivile / ville féminine, classiqueq paradis / bandits masculine, classiquer aragonaises / fournaises féminine, classiques tourbillons / Pillons masculine, classiquet Ascagne / montagne féminine, classiqueu profits / fils masculine, classiquea faite / muette féminine, classiqueb s'évanouit / nuit masculine, classiquec L'offense / l'enfance féminine, classiqued loin / témoin masculine, classiquee rêverie / seigneurie féminine, classiquef avoir / devoir masculine, classiqueg masures / blessures féminine, classiqueh moi / l'effroi masculine, classiquei rendre / comprendre féminine, classiquej adieu / lieu masculine, classiquek géante / malséante féminine, classiquel l'oiseau / lionceau masculine, classiquem gentilhomme / nomme féminine, classiquen révolté / l'immensité masculine, classiqueo fenêtre / naître féminine, classiquep pardonné / né masculine, classiqueq cause / chose féminine, classiquer mauvais / vais masculine, classiques n'efface / face féminine, classiquet quelqu'un / importun masculine, classiqueu l'espère / père féminine, classiquev éclairs / airs masculine, classiquew morte / porte féminine, classiquex d'affront / alla / prompt masculine, classiqueb querelles / elles féminine, classiquec fils / maison / horizon masculine, classiqued disparaître / maître féminine, classiquee dormait / admet masculine, classiquef haute / hôte féminine, classiqueg d'airain / souterrain masculine, classiqueh s'habitue / statue féminine, classiquea genoux / doux masculine, classiqueb lasse / passe féminine, classiquec perdus / entendus masculine, classiqued écoute / voûte féminine, classiquee tait / méditait masculine, classiquef sandale / dalle féminine, classiqueg contempla / là masculine, classiqueh juge / déluge féminine, classiquei flots / sanglots masculine, classiquej cria / terre / père féminine, classiquek douleur / meilleur masculine, classiquel chapelle / t'appelle féminine, classiquem yeux / glorieux masculine, classiquen altières / frontières féminine, classiqueo généraux / héros masculine, classiquep père / prospère féminine, classiqueq cyprès / près masculine, classiquer misérable / vénérable féminine, classiques manoir / noir masculine, classiquet éternelle / prunelle féminine, classiqueu tremblants / blancs masculine, classiquev pleure / demeure féminine, classiquew silencieux / cieux masculine, classiquex repaire / père féminine, classiquey châtier / entier masculine, classiquez jettent / n'admettent féminine, classiquea divin / vain masculine, classiqueb tige / prodige féminine, classiquec soutenir / finir masculine, classiqued faire / père féminine, classiquee sort / mort masculine, classiquef maître / être féminine, classiqueg front / affront masculine, classiqueh farouches / touches féminine, classiquei accepté / clarté masculine, classiquej âge / l'outrage féminine, classiquek présent / sang masculine, classiquel m'importe / porte féminine, non classiquem là / trembla masculine, classiquen princes / provinces féminine, classiqueo Gaïffer / fer masculine, classiquep d'araignées / gagnées féminine, classiqueq tort / fort masculine, équivalenter orphelines / ruines féminine, classiques triomphant / enfant masculine, classiquea funèbres / ténèbres féminine, classiqueb aïeux / yeux masculine, classiquec abattue / statue féminine, classiqued défis / fils masculine, classiquee insondable / pleurait / formidable féminine, classiquef mouvement / moment masculine, classiqueg secoue / joue féminine, classiqueh souverain / d'airain masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

312 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources