La légende des siècles, 1859· IX La rose et l’infante
La Rose et l’Infante
Elle est toute petite,‖ une duègne la garde.Elle tient à la main‖ une rose, et regarde.Quoi ? que regarde-t-elle ?‖ Elle ne sait pas. L'eau,Un bassin qu'assombrit‖ le pin et le bouleau ;Ce qu'elle a devant elle ;‖ un cygne aux ailes blanches,Le bercement des flots‖ sous la chanson des branches,Et le profond jardin‖ rayonnant et fleuri.Tout ce bel ange a l'air‖ dans la neige pétri.On voit un grand palais‖ comme au fond d'une gloire,Un parc, de clairs viviers‖ où les biches vont boire,Et des paons étoilés‖ sous les bois chevelus.L'innocence est sur elle‖ une blancheur de plus ;Toutes ses grâces font‖ comme un faisceau qui tremble.Autour de cette enfant‖ l'herbe est splendide et semblePleine de vrais rubis‖ et de diamants fins ;Un jet de saphirs sort‖ des bouches des dauphins.Elle se tient au bord‖ de l'eau ; sa fleur l'occupe.Sa basquine est en point‖ de Gênes ; sur sa jupeUne arabesque, errant‖ dans les plis du satin,Suit les mille détours‖ d'un fil d'or florentin.La rose épanouie‖ et toute grande ouverte,Sortant du frais bouton‖ comme d'une urne ouverte,Charge la petitesse‖ exquise de sa main ;Quand l'enfant, allongeant‖ ses lèvres de carmin,Fronce, en la respirant,‖ sa riante narine,La magnifique fleur,‖ royale et purpurine,Cache plus qu'à demi‖ ce visage charmant,Si bien que l'œil hésite,‖ et qu'on ne sait commentDistinguer de la fleur‖ ce bel enfant qui joue,Et si l'on voit la rose‖ ou si l'on voit la joue.Ses yeux bleus sont plus beaux‖ sous son pur sourcil brun.En elle tout est joie,‖ enchantement, parfum ;Quel doux regard, l'azur !‖ et quel doux nom, Marie !Tout est rayon ; son œil‖ éclaire et son nom prie.Pourtant, devant la vie‖ et sous le firmament,Pauvre être ! elle se sent‖ très grande vaguement ;Elle assiste au printemps,‖ à la lumière, à l'ombre,Au grand soleil couchant‖ horizontal et sombre,A la magnificence‖ éclatante du soir,Aux ruisseaux murmurants‖ qu'on entend sans les voir,Aux champs, à la nature‖ éternelle et sereine,Avec la gravité‖ d'une petite reine ;Elle n'a jamais vu‖ l'homme que se courbant ;Un jour, elle sera‖ duchesse de Brabant ;Elle gouvernera‖ la Flandre ou la Sardaigne.Elle est l'infante, elle a‖ cinq ans, elle dédaigne.Car les enfants des rois‖ sont ainsi ; leurs fronts blancsPortent un cercle d'ombre,‖ et leurs pas chancelantsSont des commencements‖ de règne. Elle respireSa fleur en attendant‖ qu'on lui cueille un empire.Et son regard, déjà‖ royal, dit : C'est à moi.Il sort d'elle un amour‖ mêlé d'un vague effroi.Si quelqu'un, la voyant‖ si tremblante et si frêle,Fût-ce pour la sauver‖ mettait la main sur elle,Avant qu'il eût pu faire‖ un pas ou dire un mot,Il aurait sur le front‖ l'ombre de l'échafaud.
La douce enfant sourit,‖ ne faisant autre choseQue de vivre et d'avoir‖ dans la main une rose,Et d'être là devant‖ le ciel, parmi les fleurs.
Le jour s'éteint ; les nids‖ chuchotent, querelleurs ;Les pourpres du couchant‖ sont dans les branches d'arbre ;La rougeur monte au front‖ des déesses de marbreQui semblent palpiter‖ sentant venir la nuit ;Et tout ce qui planait‖ redescend ; plus de bruit,Plus de flamme ; le soir‖ mystérieux recueilleLe soleil sous la vague‖ et l'oiseau sous la feuille.Pendant que l'enfant rit,‖ cette fleur à la main,Dans le vaste palais‖ catholique romainDont chaque ogive semble‖ au soleil une mitre,Quelqu'un de formidable‖ est derrière la vitre ;On voit d'en bas une ombre,‖ au fond d'une vapeur,De fenêtre en fenêtre‖ errer, et l'on a peur ;Cette ombre au même endroit,‖ comme en un cimetière,Parfois est immobile‖ une journée entière ;C'est un être effrayant‖ qui semble ne rien voir ;Il rôde d'une chambre‖ à l'autre, pâle et noir ;Il colle aux vitraux blancs‖ son front lugubre, et songe ;Spectre blême ! Son ombre‖ aux feux du soir s'allonge ;Son pas funèbre est lent,‖ comme un glas de beffroi ;Et c'est la Mort, à moins‖ que ce ne soit le Roi.
C'est lui ; l'homme en qui vit‖ et tremble le royaume.Si quelqu'un pouvait voir‖ dans l'œil de ce fantômeDebout en ce moment‖ l'épaule contre un mur,Ce qu'on apercevrait‖ dans cet abîme obscur,Ce n'est pas l'humble enfant,‖ le jardin, l'eau moiréeReflétant le ciel d'or‖ d'une claire soirée,Les bosquets, les oiseaux‖ se becquetant entre eux,Non ; au fond de cet œil‖ comme l'onde vitreux,Sous ce fatal sourcil‖ qui dérobe à la sondeCette prunelle autant‖ que l'océan profonde,Ce qu'on distinguerait,‖ c'est mirage mouvant,Tout un vol de vaisseaux‖ en fuite dans le vent,Et, dans l'écume, au pli‖ des vagues, sous l'étoile,L'immense tremblement‖ d'une flotte à la voile,Et, là-bas, sous la brume,‖ une île, un blanc rocher,Écoutant sur les flots‖ ces tonnerres marcher.
Telle est la vision‖ qui, dans l'heure où nous sommes,Emplit le froid cerveau‖ de ce maître des hommes,Et qui fait qu'il ne peut‖ rien voir autour de lui.L'armada, formidable‖ et flottant point d'appuiDu levier dont il va‖ soulever tout un monde,Traverse en ce moment‖ l'obscurité de l'onde ;Le roi, dans son esprit,‖ la suit des yeux, vainqueur,Et son tragique ennui‖ n'a plus d'autre lueur.
Philippe deux était‖ une chose terrible.Iblis dans le coran‖ et Caïn dans la bibleSont à peine aussi noirs‖ qu'en son EscurialCe royal spectre, fils‖ du spectre impérial.Philippe deux était‖ le Mal tenant le glaive.Il occupait le haut‖ du monde comme un rêve.Il vivait ; nul n'osait‖ le regarder ; l'effroiFaisait une lumière‖ étrange autour du roi ;On tremblait rien qu'à voir‖ passer ses majordomes ;Tant il se confondait,‖ aux yeux troublés des hommes,Avec l'abîme, avec‖ les astres du ciel bleu !Tant semblait grande à tous‖ son approche de dieu !Sa volonté fatale,‖ enfoncées obstinée,Était comme un crampon‖ mis sur la destinée ;Il tenait l'Amérique‖ et l'Inde, il s'appuyaitSur l'Afrique, il régnait‖ sur l'Europe, inquietSeulement du côté‖ de la sombre Angleterre ;Sa bouche était silence‖ et son âme mystère ;Son trône était de piège‖ et de fraude construit ;Il avait pour soutien‖ la force de la nuit ;L'ombre était le cheval‖ de sa statue équestre.Toujours vêtu de noir,‖ ce tout-puissant terrestreAvait l'air d'être en deuil‖ de ce qu'il existait ;Il ressemblait au sphinx‖ qui digère et se tait,Immuable ; étant tout,‖ il n'avait rien à dire.Nul n'avait vu ce roi‖ sourire ; le sourireN'étant pas plus possible‖ à ces lèvres de ferQue l'aurore à la grille‖ obscure de l'enfer.S'il secouait parfois‖ sa torpeur de couleuvre,C'était pour assister‖ le bourreau dans son œuvre,Et sa prunelle avait‖ pour clarté le refletDes bûchers sur lesquels‖ par moments il soufflait.Il était redoutable‖ à la pensée, à l'homme,A la vie, au progrès,‖ au droit, dévot à Rome ;C'était Satan régnant‖ au nom de Jésus-Christ ;Les choses qui sortaient‖ de son nocturne espritSemblaient un glissement‖ sinistre de vipères.L'Escurial, Burgos,‖ Aranjuez, ses repaires,Jamais n'illuminaient‖ leurs livides plafonds ;Pas de festins, jamais‖ de cour, pas de bouffons ;Les trahisons pour jeu,‖ l'auto-da-fé pour fête.Les rois troublés avaient‖ au-dessus de leur têteSes projets dans la nuit‖ obscurément ouverts ;Sa rêverie était‖ un poids sur l'univers ;Il pouvait et voulait‖ tout vaincre et tout dissoudre ;Sa prière faisait‖ le bruit sourd d'une foudre ;De grands éclairs sortaient‖ de ses songes profonds.Ceux auxquels il pensait‖ disaient : Nous étouffons.Et les peuples, d'un bout‖ à l'autre de l'empire,Tremblaient, sentant sur eux‖ ces deux yeux fixes luire.
Charles fut le vautour,‖ Philippe est le hibou.
Morne en son noir pourpoint,‖ la toison d'or au cou,On dirait du destin‖ la froide sentinelle ;Son immobilité‖ commande ; sa prunelleLuit comme un soupirail‖ de caverne ; son doigtSemble, ébauchant un geste‖ obscur que nul ne voit,Donner un ordre à l'ombre‖ et vaguement l'écrire.Chose inouïe ! il vient‖ de grincer un sourire.Un sourire insondable,‖ impénétrable, amer.C'est que la vision‖ de son armée en merGrandit de plus en plus‖ dans sa sombre pensée ;C'est qu'il la voit voguer‖ par son dessein poussée,Comme s'il était là,‖ planant sous le zénith ;Tout est bien ; l'océan‖ docile s'aplanit,L'armada lui fait peur‖ comme au déluge l'arche ;La flotte se déploie‖ en bon ordre de marche,Et, les vaisseaux gardant‖ les espaces fixés,Échiquier de tillacs,‖ de ponts, de mâts dressés,Ondule sur les eaux‖ comme une immense claie.Ces vaisseaux sont sacrés,‖ les flots leur font la haie ;Les courants, pour aider‖ les nefs à débarquer,Ont leur besogne à faire‖ et n'y sauraient manquer ;Autour d'elles la vague‖ avec amour déferle,L'écueil se change en port,‖ l'écume tombe en perle.Voici chaque galère‖ avec son gastadour ;Voilà ceux de l'Escaut,‖ voilà ceux de l'Adour ;Les cent mestres de camp‖ et les deux connétables ;L'Allemagne a donné‖ ses ourques redoutables,Naples ses brigantins,‖ Cadix ses galions,Lisbonne ses marins,‖ car il faut des lions.Et Philippe se penche,‖ et, qu'importe l'espace ?Non seulement il voit,‖ mais il entend. On passe,On court, on va. Voici‖ le cri des porte-voix,Le pas des matelots‖ courant sur les pavois,Les moços, l'amiral‖ appuyé sur son page,Les tambours, les sifflets‖ des maîtres d'équipage,Les signaux pour la mer,‖ l'appel pour les combats,Le fracas sépulcral‖ et noir du branle-bas.Sont-ce des cormorans ?‖ sont-ce des citadelles ?Les voiles font un vaste‖ et sourd battement d'ailes ;L'eau gronde, et tout ce groupe‖ énorme vogue, et fuit,Et s'enfle et roule avec‖ un prodigieux bruit.Et le lugubre roi‖ sourit de voir groupéesSur quatre cents vaisseaux‖ quatre-vingt mille épées.O rictus du vampire‖ assouvissant sa faim !Cette pâle Angleterre,‖ il la tient donc enfin !Qui pourrait la sauver ?‖ Le feu va prendre aux poudres.Philippe dans sa droite‖ a la gerbe des foudres ;Qui pourrait délier‖ ce faisceau dans son poing ?N'est-il pas le seigneur‖ qu'on ne contredit point ?N'est-il pas l'héritier‖ de César ? le PhilippeDont l'ombre immense va‖ du Gange au Pausilippe ?Tout n'est-il pas fini‖ quand il a dit : je veux !N'est-ce pas lui qui tient‖ la victoire aux cheveux ?N'est-ce pas lui qui lance‖ en avant cette flotte,Ces vaisseaux effrayants‖ dont il est le piloteEt que la mer charrie‖ ainsi qu'elle le doit ?Ne fait-il pas mouvoir‖ avec son petit doigtTous ces dragons ailés‖ et noirs, essaim sans nombre ?N'est-il pas, lui, le roi ?‖ n'est-il pas l'homme sombreA qui ce tourbillon‖ de monstres obéit ?
Quand Béit-Cifresil,‖ fils d'Abdallah-Béit,Eut creusé le grand puits‖ de la mosquée, au Caire,Il y grava : « Le ciel‖ est à Dieu ; j'ai la terre. »Et, comme tout se tient,‖ se mêle et se confond,Tous les tyrans n'étant‖ qu'un seul despote au fond,Ce que dit ce sultan‖ jadis, ce roi le pense.
Cependant, sur le bord‖ du bassin, en silence,L'infante tient toujours‖ sa rose gravement,Et, doux ange aux yeux bleus,‖ la baise par moment.Soudain un souffle d'air,‖ une de ces haleinesQue le soir frémissant‖ jette à travers les plaines,Tumultueux zéphyr‖ effleurant l'horizon,Trouble l'eau, fait frémir‖ les joncs, met un frissonDans les lointains massifs‖ de myrte et d'asphodèle,Vient jusqu'au bel enfant‖ tranquille, et, d'un coup d'aile,Rapide, et secouant‖ même l'arbre voisin,Effeuille brusquement‖ la fleur dans le bassin,Et l'infante n'a plus‖ dans la main qu'une épine.Elle se penche, et voit‖ sur l'eau cette ruine ;Elle ne comprends pas ;‖ qu'est-ce donc ? Elle a peur ;Et la voilà qui cherche‖ au ciel avec stupeurCette brise qui n'a‖ pas craint de lui déplaire.Que faire ? le bassin‖ semble plein de colère ;Lui, si clair tout à l'heure,‖ il est noir maintenant ;Il a des vagues ; c'est‖ une mer bouillonnant ;Toute la pauvre rose‖ est éparse sur l'onde ;Ses cent feuilles que noie‖ et roule l'eau profonde,Tournoyant, naufrageant,‖ s'en vont de tous côtésSur mille petits flots‖ par la brise irrités ;On croit voir dans un gouffre‖ une flotte qui sombre.— Madame, dit la duègne‖ avec sa face d'ombreA la petite fille‖ étonnée et rêvant,Tout sur terre appartient‖ aux princes, hors le vent.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 124((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a garde / regarde féminine, classiqueb L'eau / bouleau masculine, classiquec blanches / branches féminine, classiqued fleuri / pétri masculine, classiquee gloire / boire féminine, classiquef chevelus / plus masculine, classiqueg tremble / semble féminine, classiqueh fins / dauphins masculine, classiquei l'occupe / jupe féminine, classiquej satin / florentin masculine, classiquek ouverte féminine, classiquel main / carmin masculine, classiquem narine / purpurine féminine, classiquen charmant / comment masculine, classiqueo joue féminine, classiquep brun / parfum masculine, classiqueq Marie / prie féminine, classiquer firmament / vaguement masculine, classiques l'ombre / sombre féminine, classiquet soir / voir masculine, classiqueu sereine / reine féminine, classiquev courbant / Brabant masculine, classiquew Sardaigne / dédaigne féminine, classiquex blancs / chancelants masculine, classiquey respire / empire féminine, classiquez moi / effroi masculine, classiquea frêle / elle féminine, classiqueb mot / l'échafaud masculine, classiquea chose / rose féminine, classiqueb fleurs / querelleurs masculine, classiqueb d'arbre / marbre féminine, classiquec nuit / bruit masculine, classiqued recueille / feuille féminine, classiquee main / romain masculine, classiquef mitre / vitre féminine, classiqueg vapeur / peur masculine, classiqueh cimetière / entière féminine, classiquei voir / noir masculine, classiquej songe / s'allonge féminine, classiquek beffroi / Roi masculine, classiquea royaume / fantôme féminine, classiqueb mur / obscur masculine, classiquec moirée / soirée féminine, classiqued eux / vitreux masculine, classiquee sonde / profonde féminine, classiquef mouvant / vent masculine, classiqueg l'étoile / voile féminine, classiqueh rocher / marcher masculine, classiquea sommes / hommes féminine, classiqueb lui / d'appui masculine, classiquec monde / l'onde féminine, classiqued vainqueur / lueur masculine, classiquea terrible / bible féminine, classiqueb Escurial / impérial masculine, classiquec glaive / rêve féminine, classiqued l'effroi / roi masculine, classiquee majordomes / hommes féminine, classiquef bleu / dieu masculine, classiqueg obstinée / destinée féminine, classiqueh s'appuyait / inquiet masculine, classiquei Angleterre / mystère féminine, classiquej construit / nuit masculine, classiquek équestre / terrestre féminine, classiquel existait / tait masculine, classiquem dire / sourire féminine, classiquen fer / l'enfer masculine, classiqueo couleuvre / œuvre féminine, classiquep reflet / soufflait masculine, classiqueq l'homme / Rome féminine, classiquer Jésus-Christ / esprit masculine, classiques vipères / repaires féminine, classiquet plafonds / bouffons masculine, classiqueu fête / tête féminine, classiquev ouverts / l'univers masculine, classiquew dissoudre / foudre féminine, classiquex profonds / étouffons masculine, classiquey l'empire / luire féminine, classiquea hibou / cou masculine, classiqueb sentinelle / prunelle féminine, classiquec doigt / voit masculine, classiqued l'écrire / sourire féminine, classiquee amer / mer masculine, classiquef pensée / poussée féminine, classiqueg zénith / s'aplanit masculine, classiqueh l'arche / marche féminine, classiquei fixés / dressés masculine, classiquej claie / haie féminine, classiquek débarquer / manquer masculine, classiquel déferle / perle féminine, classiquem gastadour / l'Adour masculine, classiquen connétables / redoutables féminine, classiqueo galions / lions masculine, classiquep l'espace / passe féminine, classiqueq porte-voix / pavois masculine, classiquer page / d'équipage féminine, classiques combats / branle-bas masculine, classiquet citadelles / d'ailes féminine, classiqueu fuit / bruit masculine, classiquev groupées / épées féminine, classiquew faim / enfin masculine, classiquex poudres / foudres féminine, classiquey poing / point masculine, non classiquez Philippe / Pausilippe féminine, classiquea veux / cheveux masculine, classiqueb flotte / pilote féminine, classiquec doit / doigt masculine, classiqued nombre / sombre féminine, classiquee obéit / d'Abdallah-Béit masculine, classiqueb Caire / terre féminine, classiquec confond / fond masculine, classiqued pense / silence féminine, classiqueb gravement / moment masculine, classiquec haleines / plaines féminine, classiqued l'horizon / frisson masculine, classiquee d'asphodèle / d'aile féminine, classiquef voisin / bassin masculine, classiqueg épine / ruine féminine, classiqueh peur / stupeur masculine, classiquei déplaire / colère féminine, classiquej maintenant / bouillonnant masculine, classiquek l'onde / profonde féminine, classiquel côtés / irrités masculine, classiquem sombre / d'ombre féminine, classiquen rêvant / vent masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
248 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources