Les contemplations, 1855· Livre cinquième En marche
XIX. Au poëte qui m’envoie une plume d’aigle
Oui, c'est une heure solennelle !Mon esprit en ce jour sereinCroit qu'un peu de gloire éternelleSe mêle au bruit contemporain,
Puisque, dans mon humble retraite,Je ramasse, sans me courber,Ce qu'y laisse choir le poëte,Ce que l'aigle y laisse tomber !
Puisque sur ma tête fidèleIls ont jeté, couple vainqueur,L'un, une plume de son aile,L'autre, une strophe de son cœur !
Oh ! soyez donc les bienvenues,Plume ! strophe ! envoi glorieux !Vous avez erré dans les nues,Vous avez plané dans les cieux !
11 décembre.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a solennelle / éternelle féminine, classiqueb serein / contemporain masculine, classiquea retraite / poëte féminine, classiqueb courber / tomber masculine, classiquea fidèle / aile féminine, classiqueb vainqueur / cœur masculine, classiquea bienvenues / nues féminine, classiqueb glorieux / cieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contemplations, Éditions Classique Garnier, 1950· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources