Les contemplations, 1855· Livre sixième Au bord de l’infini
VII. « Un jour, le morne esprit, le prophète sublime »
Un jour, le morne esprit,‖ le prophète sublimeQui rêvait à Patmos,Et lisait, frémissant,‖ sur le mur de l'abîmeDe si lugubres mots,
Dit à son aigle : « O monstre !‖ il faut que tu m'emportesJe veux voir Jéhovah. »L'aigle obéit. Des cieux‖ ils franchirent les portes ;Enfin, Jean arriva ;
Il vit l'endroit sans nom‖ dont nul archange n'oseTraverser le milieu,Et ce lieu redoutable‖ était plein d'ombre, à causeDe la grandeur de Dieu.
Jersey, septembre 1855.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (6 de 6, 6 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a sublime / l'abîme féminine, classiqueb Patmos / mots masculine, classiquea m'emportes / portes féminine, classiqueb Jéhovah / arriva masculine, non classiquea n'ose / cause féminine, classiqueb milieu / Dieu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contemplations, Éditions Classique Garnier, 1950· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources