Les quatre vents de l’esprit, 1881· III Le livre lyrique — La destinée —
XX. « J’ai beau comme un imbécile »
J’ai beau comme un imbécileRegarder dans ma maison,Si bien qu’on dit dans la villeQue j’ai perdu la raison,
J’ai beau chercher ; elle est morte.Elle ne reviendra pas.Elle est partie, et la porteEst encore ouverte, hélas !
Je tressaille quand on sonne.Je l’attends, j’en fais l’aveu.Où sont ces beaux jours d’automneQuand elle était là, mon Dieu !
Cette âme s’en est allée.Elle a fui, moi demeurant.La nuit, à l’ombre étoiléeJe tends les bras en pleurant.
Je m’accoude à ma fenêtre,Je songe aux jours révolus.Hélas ! Ce pauvre doux êtreQui chantait, je ne l’ai plus !
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a imbécile / ville féminine, classiqueb maison / raison masculine, classiquea morte / porte féminine, classiqueb pas / hélas masculine, classiquea sonne / d’automne féminine, classiqueb l’aveu / Dieu masculine, classiquea allée / étoilée féminine, classiqueb demeurant / pleurant masculine, classiquea fenêtre / être féminine, classiqueb révolus / plus masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les quatre vents de l’esprit, Paris, La Librairie Ollendorff, 1908· numérisation wikisource.org· Sources