Odes et ballades, 1826· Odes· Livre quatrième 1819-1827
ODE SEIZIÈME. La demoiselle
Un rien sait l’animer ; curieuse et volage,
Elle va parcourant tous les objets flatteurs,
Sans se fixer jamais, non plus que sur les fleurs
Les zéphyrs vagabonds, doux rivaux des abeilles,
Ou le baiser ravi sur des lèvres vermeilles.ANDRÉ CHÉNIER.
Quand la demoiselle doréeS'envole au départ des hivers,Souvent sa robe diaprée,Souvent son aile est déchiréeAux mille dards des buissons verts.
Ainsi, jeunesse vive et frêle,Qui, t'égarant de tous côtés,Voles où ton instinct t'appelle,Souvent tu déchires ton aileAux épines des voluptés.
Mai 1827.
Versification
- Forme
- 2 quintils (quintils)
- Rimes
- 2(abaab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 quintils
- Mots à la rime
- a dorée / diaprée / déchirée féminine, classiqueb hivers / verts masculine, classiquea frêle / t'appelle / aile féminine, classiqueb côtés / voluptés masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Odes et ballades, Paris, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1845· numérisation abu.cnam.fr· Sources