Toute la lyre, 1893· V
XXIV. Le soir
Parmi les étoiles sans nombre,Mon esprit s'évanouissait ;Je vis une blancheur dans l'ombre.C'était un ange qui passait.
Elle posa ses mains divinesSur mon front sombre et soucieux…O champs ! ô vallons ! ô collines !O sereine beauté des cieux !
Et ma bouche ardente et pâméeMurmura : Viens ! adorons-nous !Vivons ! et cette bien-aimée,Pâle, tomba sur mes genoux.
Que de fois j'ai dit sur les grèves :O flots ! vous êtes une voix !Que de fois j'ai rempli de rêvesL'étrange profondeur des bois !
Avril 1851.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a nombre / l'ombre féminine, classiqueb s'évanouissait / passait masculine, classiquea divines / collines féminine, classiqueb soucieux / cieux masculine, classiquea pâmée / bien-aimée féminine, classiqueb adorons-nous / genoux masculine, classiquea grèves / rêves féminine, classiqueb voix / bois masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources