Toute la lyre, 1893· I
XXVII. « Quinze cents ans avaient fait sur l'homme la nuit »
Quinze cents ans avaient‖ fait sur l'homme la nuit ;Le vieux monde était là,‖ de ténèbres construit,Babel aux spirales sans nombre ;La Révolution‖ cria : finissons-en !Et d'un seul coup, ce spectre‖ au pied de paysanFit écrouler toute cette ombre.
La Révolution,‖ qui vint à pas bruyants,Bras nus, pieds nus, sortait‖ des siècles effrayantsDe la torture et du malaise ;Elle saignait encor‖ quand elle triomphait ;C'est du bois du gibet‖ des peuples que Dieu faitLes sabots de Quatrevingt-treize.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a nuit / construit masculine, classiqueb nombre / ombre féminine, classiquec finissons-en / paysan masculine, classiquea bruyants / effrayants masculine, classiqueb malaise / Quatrevingt-treize féminine, classiquec triomphait / fait masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources