Vers, 1894· Troisième partie
« Le paysan, le soir, vient de la foire et toutes »
Le paysan, le soir,‖ vient de la foire et toutesSes brebis marchent‖ avec lui le long des routes.Il y a des veaux qui‖ ne veulent pas marcherEt il est obligé,‖ pour les faire avancer,De les tirer par le‖ cou avec une corde.Mais les veaux aux museaux‖ blancs et morveux la mordent.Les brebis se mettent à courir fort parfoisEt le chien de l'homme qui a‖ l'air d'être en bois,Qui est jaune, les poursuit, aboie en arrière,Et sur la route —‖ cela fait de la poussière.Il y a la haie après la route — et les champsAprès la haie‖ et après des prés — on entendLe gave de là ; plus‖ loin les coteaux paraissentAvec de grands carrés‖ verts, jaunes, roux. Où cessentLes coteaux, par-dessus eux, mais bien plus loin,Des montagnes, puis, après elles,‖ l'air sans fin.
1888
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 8((aa))
- Mètre
- Alexandrins surtout (15 de 12, 1 de 11)· profil 11i, 6÷6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a toutes / routes féminine, classiqueb marcher / avancer masculine, classiquec corde / mordent féminine, non classiqued parfois / bois masculine, classiquee arrière / poussière féminine, classiquef champs / entend masculine, non classiqueg paraissent / cessent féminine, classiqueh loin / fin masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.1· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers, Paris, Paul Ollendorff, 1894· numérisation poesies.net· Sources