Poèmes et Paysages, 1852· Poèmes et paysages
XII. Mélodie
Lorsque la nuit descend‖ et de ses voiles sombresSur la cime des monts‖ déploie au loin les ombres ;Quand les brises du jour,‖ sommeillant sous les fleurs,Au feuillage des bois‖ ont rendu le silence,Et que l'astre des soirs‖ de l'horizon s'élancePorté sur un char de vapeurs ;
O Muse ! contemplant‖ l'obscurité qui tombe,Pensive, tu t'en vas,‖ semblable à la colombeQui frôle à pas furtifs‖ le sable uni des mers,Sur des bords isolés‖ continuer ton rêve,Et mêler au bruit sourd‖ que murmure la grèveL'écho mystérieux‖ de tes muets concerts.
183..
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins surtout (11 de 12, 1 de 8)· profil 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a sombres / ombres féminine, classiqueb fleurs / vapeurs masculine, classiquec silence / s'élance féminine, classiquea tombe / colombe féminine, classiqueb mers / concerts masculine, classiquec rêve / grève féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Paysages, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1897· numérisation poesies.net· Sources