Harmonies poétiques et religieuses, 1830· Livre troisième
HARMONIE V. Hymne au christ
A M. MANZONI.
Verbe incréé ! source fécondeDe justice et de liberté !Parole qui guéris le monde,Rayon vivant de vérité !Est-il vrai que ta voix‖ d'âge en âge entendue,Pareille au bruit lointain‖ qui meurt dans l'étendue,N'a plus pour nous guider‖ que des sons impuissants ?Et qu'une voix plus souveraine,La voix de la parole humaine,Étouffe à jamais tes accents ?Mais la raison, c'est toi !‖ mais cette raison mêmeQu'était-elle avant l'heure‖ où tu vins l'éclairer ?Nuage, obscurité,‖ doute, combat, système,Flambeau que notre orgueil‖ portait pour s'égarer !
Le monde n'était que ténèbres,Les doctrines sans foi‖ luttaient comme des flots,Et trompé, détrompé‖ de leurs clartés funèbres.L'esprit humain flottait‖ noyé dans ce chaos ;L'espérance ou la peur,‖ au gré de leurs caprices,Ravageaient tour à tour‖ et repeuplaient les cieux,La fourbe s'engraissait‖ du sang des sacrifices,Mille dieux attestaient‖ l'ignorance des dieux !Fouillez les cendres de Palmyre,Fouillez les limons d'OsirisEt ces panthéons où respireL'ombre fétide encor‖ de tous ces dieux proscrits !Tirez de la fange ou de l'herbe,Tirez ces dieux moulés,‖ fondus, taillés, pétris,Ces monstres mutilés,‖ ces symboles flétris,Et dites ce qu'était‖ cette raison superbeQuand elle adorait ces débris !
Ne sachant plus nommer‖ les exploits ou les crimes.Les noms tombaient du sort‖ comme au hasard jetés,La gloire suffisait‖ aux âmes magnanimes,Et les vertus les plus sublimesN'étaient que des vices dorés !
Tu parais ! ton verbe vole.Comme autrefois la paroleQu'entendit le noir chaosDe la nuit tira l'aurore,Des cieux sépara les flotsEt du nombre fit écloreL'harmonie et le repos !Ta parole créatriceSépare vertus et vice,Mensonges et vérité ;Le maître apprend la justice.L'esclave la liberté,L'indigent le sacrifice,Le riche la charité !Un Dieu créateur et père,En qui l'innocence espère,S'abaisse jusqu'aux mortels !La prière qu'il appelleS'élève à lui libre et belleSans jamais souiller son aileDes holocaustes cruels !Nos iniquités, nos crimes,Nos désirs illégitimes.Voilà les seules victimesQu'on immole à ses autels !L'immortalité se lèveEt brille au delà des temps ;L'espérance, divin rêve.De l'exil que l'homme achèveAbrège les courts instants ;L'amour céleste soulèveNos fardeaux les plus pesants ;Le siècle éternel commence,Le juste a sa conscience.Le remords son innocence ;L'humble foi fait la scienceDes sages et des enfants !Et l'homme qu'elle consoleDans celte seule paroleSe repose deux mille ans !
Et l'esprit éclairé‖ par tes lois immortelles,Dans la sphère morale‖ où tu guidas nos yeux,Découvrit tout à coup‖ plus de vertus nouvellesQue, le jour où d'Herschell‖ le verre audacieuxPorta l'œil étonné‖ dans les célestes routes,Le regard qui des nuits‖ interroge les voûtesNe vit d'astres nouveaux‖ pulluler dans les deux
Non jamais de ces feux‖ qui roulent sur nos têtes,Jamais de ce Sina‖ qu'embrasaient les tempêtes,Jamais de cet Horeb,‖ trône de Jéhova,Aux yeux des siècles n'éclataUn foyer de clarté‖ plus vive et plus fécondeQue cette vérité‖ qui jaillit sur le mondeDes collines de Golgotha !
L'astre qu'à ton berceau‖ le mage vit éclore,L'étoile qui guida‖ les bergers de l'auroreVers le Dieu couronné‖ d'indigence et d'affront,Répandit sur la terre‖ un jour qui luit encore.Que chaque âge à son tour‖ reçoit, bénit, adore,Qui dans la nuit des temps‖ jamais ne s'évaporeEt ne s'éteindra pas‖ quand les cieux s'éteindront !
Ils disent cependant‖ que cet astre se voile,Que les clartés du siècle‖ ont vaincu cette étoile ;Que ce monde vieilli‖ n'a plus besoin de toi !Que la raison est seule‖ immortelle et divine,Que la rouille des temps‖ a rongé ta doctrine,Et que de jour en jour‖ de ton temple en ruineQuelque pierre en tombant‖ déracine ta foi !
O Christ ! il est trop vrai,‖ ton éclipse est bien sombre !La terre sur ton astre‖ a projeté son ombre ;Nous marchons dans un siècle‖ où tout tombe à grand bruit.Vingt siècles écroulés‖ y mêlent leur poussière,Fables et vérités,‖ ténèbres et lumièreFlottent confusément‖ devant notre paupière,Et l'un dit : C'est le jour !‖ et l'autre : C'est la nuit !
Comme un rayon du ciel‖ qui perce les nuages,En traversant la fange‖ et la nuit des vieux âges,La parole a subi‖ nos profanations !L'œil impur des mortels‖ souillerait le jour même !L'imposture a terni‖ la vérité suprême,Et les tyrans, prenant‖ ta foi pour diadème,Ont doré de ton nom‖ le joug des nations !
Mais, pareil à l'éclair‖ qui, tombant sur la terre.Remonte au firmament‖ sans qu'une ombre l'altère,L'homme n'a pu souiller‖ ta loi de vérité !L'ignorance a terni‖ tes lumières sublimes,La haine a confondu‖ tes vertus et nos crimes,Les flatteurs aux tyrans‖ ont vendu tes maximes ;Elle est encor justice,‖ amour et liberté !
Et l'aveugle raison‖ demande quels miraclesDe cette loi vieillie‖ attestent les oracles !Ah ! le miracle est là‖ permanent et sans fin !Que cette vérité‖ par ces flots d'impostures,Que ce flambeau brillant‖ par tant d'ombres obscures,Que ce verbe incréé‖ par nos lèvres impuresAit passé deux mille ans‖ et soit encor divin !
Que d'ombres ! dites-vous.‖ — Mais, ô flambeau des âgesTu n'avais pas promis‖ des astres sans nuages !L'œil humain n'est pas fait‖ pour la pure clarté !Point de jour ici-bas‖ qu'un peu d'ombre n'altère ;De sa propre splendeur‖ Dieu se voile à la terre,Et ce n'est qu'à travers‖ la nuit et le mystèreQue l'œil peut voir le jour,‖ l'homme la vérité !
Un siècle naît et parle,‖ un cri d'espoir s'élève ;Le genre humain déçu‖ voit lutter rêve et rêve,Système, opinions,‖ dogmes, flux et reflux ;Cent ans passent ; le temps,‖ comme un nuage vide,Les roule avec l'oubli‖ sous son aile rapide ;Quand il a balayé‖ cette poussière arideQue reste-t-il du siècle ?‖ un mensonge de plus !
Mais l'ère où tu naquis,‖ toujours, toujours nouvelle.Luit au-dessus de nous‖ comme une ère éternelle ;Une moitié des temps‖ pâlit à ce flambeau.L'autre moitié s'éclaire‖ au jour de tes symboles.Deux mille ans, épuisant‖ leurs sagesses frivoles,N'ont pas pu démentir‖ une de tes paroles,Et toute vérité‖ date de ton berceau !
Et c'est en vain que l'homme,‖ ingrat et las de croire.De ses autels brisés‖ et de son souvenirComme un songe importun‖ veut enfin le bannir ;Tu règnes malgré lui‖ jusque dans sa mémoire,Et du haut d'un passé‖ rayonnant de la gloire,Tu jettes ta splendeur‖ au dernier avenir !Lumière des esprits,‖ lu pâlis, ils pâlissent !Fondement des États,‖ tu fléchis, ils fléchissent !Sève du genre humain,‖ il tarit si tu meurs !Racine de nos lois‖ dans le sol enfoncée,Partout où tu languis‖ on voit languir les mœurs,Chaque fibre à ton nom‖ s'émeut dans tous les cœurs,El lu revis partout,‖ jusque dans la pensée,Jusque dans la haine insenséeDe tes ingrats blasphémateurs !
Phare élevé sur des rivagesQue le temps n'a pu foudroyer,Les lumières de tous les âgesSe concentrent dans ton foyer !Consacrant l'humaine mémoire,Tu guides les yeux de l'histoireJusqu'à la source d'où tout sort !Les sept jours n'ont plus de mystère,Et l'homme sait pourquoi la terreLutte entre la vie et la mort !
Ton pouvoir n'est plus le capriceDes démagogues ou des rois ;Il est l'éternelle justiceQui se réfléchit dans nos lois !Ta vertu n'est plus ce problème,Rêve qui se nourrit soi-mêmeD'orgueil et d'immortalité !Elle est l'holocauste sublimeD'une volonté magnanimeA l'éternelle volonté !
Ta vérité n'est plus ce prismeOù des temps chaque erreur a lui,L'éclair qui jaillit du sophismeEt s'évanouit avec lui !Rayon de l'aurore éternelle.Pure, féconde, universelle.Elle éclaire tous les vivants ;Sublime égalité des âmes,Pour les sages foudres et flammes.Ombre et voile à l'œil des enfants !
Aliment qui contient la vie,Chaleur dont le foyer est Dieu,Germe qui croît et fructifie,Ton verbe la sème en tout lieu !Vérité palpable et pratique.L'amour divin la communiqueDe l'œil à l'œil, du cœur au cœur !Et sans proférer de paroles,Des actions sont ses symboles.Et des vertus sont sa splendeur !
Chaque instinct à ton joug nous lie,L'homme naît, vit, meurt avec toi.Chacun des anneaux de sa vie,O Christ, est rivé par ta foi !Souffrant, ses pleurs sont une offrande,Heureux, son bonheur te demandeDe bénir sa prospérité ;Et le mourant que tu consolesFranchit, armé de tes paroles.L'ombre de l'immortalité !
Tu gardes, quand l'homme succombe,Sa mémoire après le trépas,Et tu rattaches à la tombeLes liens brisés ici-bas ;Les pleurs tombés de la paupièreNe mouillent plus la froide pierre ;Mais de ces larmes s'abreuvant,La prière, union suprême,Porte la paix au mort qu'elle aime,Rapporte l'espoir au vivant !
Prix divin de tout sacrifice,Tout bien se nourrit de ta foi !De quelque mal qu'elle gémisseL'humanité se tourne à toi !Si je demande à chaque obole,A chaque larme qui console,A chaque généreux pardon,A chaque vertu qu'on me nomme :En quel nom consolez-vous l'homme ?Ils me répondent : En son nom !
C'est toi dont la pitié plus tendreVerse l'aumône à pleines mains.Guide l'aveugle et vient attendreLe voyageur sur les chemins !C'est toi qui, dans l'asile immondeOù les déshérités du mondeViennent pour pleurer et souffrir.Donne au vieillard de saintes filles.A l'enfant sans nom des familles,Au malade un lit pour mourir !
Tu vis dans toutes les reliques,Temple debout ou renversé,Autels, colonnes, basiliques.Tout est à toi dans le passé !Tout ce que l'homme élève encore,Toute demeure où l'on adore,Tout est à toi dans l'avenir !Les siècles n'ont pas de poussière.Les collines n'ont pas de pierreQui ne porte ton souvenir !
Enfin, vaste et puissante idée,Plus forte que l'esprit humain,Toute âme est pleine, est obsédéeDe ton nom qu'elle évoque en vain !Préférant ses doutes funèbres,L'homme amasse en vain les ténèbres,Partout ta splendeur le poursuit !Et, comme un jour qui nous éclaire,Le monde ne peut s'y soustraireQu'en se replongeant dans la nuit !
Et tu meurs ? Et ta foi‖ dans un lit de nuagesS'enfonce pour jamais‖ sous l'horizon des âges.Comme un de ses soleils‖ que le ciel a perdus.Dont l'astronome dit :‖ C'était là qu'il n'est plus !Et les fils de nos fils‖ dans les lointaines èresFeraient aussi leur fable‖ avec tes saints mystères ?El parleraient un jour‖ de l'homme de la croixComme des dieux menteurs‖ disparus à ta voix,De ces porteurs de foudre‖ ou du vil caducée,Rêves dont au réveil‖ a rougi la pensée ?Mais tous ces dieux, ô Christ !‖ n'avaient rien apportéQu'une ombre plus épaisse‖ à notre obscurité !Mais du délire humain‖ lâche et honteux symbole,Ils croulèrent d'eux-même‖ au bruit de ta parole ;Mais tu venais asseoir‖ sur leur trône abattuLe Dieu de vérité,‖ de grâce et de vertu !Leurs lois se trahissaient‖ devant les lois chrétiennes !Mais où sont les vertus‖ qui démentent les tiennes ?Pour éclipser ton jour‖ quel jour nouveau paraît ?Toi qui les remplaças,‖ qui te remplacerait ?
Ah ! qui sait si cette ombre‖ où pâlit ta doctrineEst une décadence —‖ ou quelque nuit divine,Quelque nuage faux‖ prêt à se déchirer,Où ta foi va monter‖ et se transfigurer,Comme aux jours de ta vie‖ humaine et méconnueTu te transfiguras‖ toi-même dans la nue,Quand ta divinité‖ reprenant son essor,Un jour sorti de toi‖ revêtit le Thabor,Dans ton vol glorieux‖ te balança sans ailes,Éblouit les regards‖ des disciples fidèles.Et, pour les consoler‖ de ton prochain adieu,Homme prêt à mourir,‖ te montra déjà Dieu ?
Oui ! de quelque faux nom‖ que l'avenir te nomme.Nous le saluons Dieu !‖ car tu n'es pas un homme !L'homme n'eût pas trouvé‖ dans notre infirmitéCe germe tout divin‖ de l'immortalité,La clarté dans la nuit,‖ la vertu dans le vice,Dans l'égoïsme étroit‖ la soif du sacrifice !Dans la lutte la paix,‖ l'espoir dans la douleur,Dans l'orgueil révolté‖ l'humilité du cœur.Dans la haine l'amour,‖ le pardon dans l'offense.Et dans le repentir‖ la seconde innocence !Notre encens à ce prix‖ ne saurait s'égarer.Et j'en crois des vertus‖ qui se font adorer !
Repos de notre ignorance.Tes dogmes mystérieuxSont un temple à l'espéranceMontant de la terre aux cieux !Ta morale chaste et sainteEmbaume sa pure enceinteDe paix, de grâce et d'amour,Et l'air que l'âme y respireA le parfum du zéphyreQu'Éden exhalait un jour !
Dès que l'humaine natureSe plie au joug de ta foi,Elle s'élève et s'épureEt se divinise en toi !Toutes ses vaines penséesMontent du cœur, élancéesAussi haut que son destin ;L'homme revient en arrière.Fils égaré de lumièreQui retrouve son chemin !
Les troubles du cœur s'apaisent.L'âme n'est qu'un long soupir ;Tous les vains désirs se taisentDans un immense désir !La paix, volupté nouvelle,Sens de la vie éternelle.En a la sérénité !Du chrétien la vie entièreN'est qu'une longue prièreUn hymne en action‖ à l'immortalité !
Et les vertus les plus rudesDu stoïque triomphantSont les humbles habitudesDe la femme et de l'enfant !Et la terre transforméeN'est qu'une route seméeD'ombrages délicieux,Où l'homme en l'homme a son frère !Où l'homme à Dieu dit : Mon père !Où chaque pas mène aux cieux !
O toi qui fis lever‖ cette seconde aurore,Dont un second chaos‖ vit l'harmonie éclore,Parole qui portais‖ avec la véritéJustice et tolérance,‖ amour et liberté !Règne à jamais, ô Christ,‖ sur la raison humaine,Et de l'homme à son Dieu‖ sois la divine chaîne !Illumine sans fin‖ de tes feux éclatantsLes siècles endormis‖ dans le berceau des temps !Et que ton nom, légué‖ pour unique héritage,De la mère à l'enfant‖ descende d'âge en âge.Tant que l'œil dans la nuit‖ aura soif de clarté,Et le cœur d'espérance‖ et d'immortalité !Tant que l'humanité‖ plaintive et désoléeArrosera de pleurs‖ sa terrestre vallée,Et tant que les vertus‖ garderont leurs autels.Ou n'auront pas changé‖ de nom chez les mortels !
Pour moi, soit que ton nom‖ ressuscite ou succombe,O Dieu de mon berceau,‖ sois le Dieu de ma tombe !Plus la nuit est obscure‖ et plus mes faibles yeuxS'attachent au flambeau‖ qui pâlit dans les cieux !Et quand l'autel brisé‖ que la foule abandonneS'écroulerait sur moi !‖,., temple que je chéris.Temple où j'ai tout reçu,‖ temple où j'ai tout appris.J'embrasserais encor‖ ta dernière colonne,Dussé-je être écrasé‖ sous tes sacrés débris.
Versification
- Mètre
- Vers de 12, 8 et 7 syllabes (179 de 12, 119 de 8, 79 de 7)· profil 7, 8, 6+6
- Mots à la rime
- a féconde / monde féminine, classiqueb liberté / vérité masculine, classiquec entendue / l'étendue féminine, classiqued impuissants / accents masculine, classiquee souveraine / humaine féminine, classiquef même / système féminine, classiqueg l'éclairer / s'égarer masculine, classiquea ténèbres / funèbres féminine, classiqueb flots / chaos masculine, classiquec caprices / sacrifices féminine, classiqued cieux / dieux masculine, classiquee Palmyre / respire féminine, classiquef d'Osiris / proscrits masculine, classiqueg l'herbe / superbe féminine, classiqueh pétris / flétris / débris masculine, classiquea crimes / magnanimes / sublimes féminine, classiqueb jetés / dorés masculine, classiquea vole / parole féminine, classiqueb chaos / flots / repos masculine, classiquec l'aurore / éclore féminine, classiqued créatrice / vice féminine, classiquee vérité / liberté / charité masculine, classiquef justice / sacrifice féminine, classiqueg père / espère féminine, classiqueh mortels / cruels / autels masculine, classiquei appelle / belle / aile féminine, classiquej crimes / illégitimes / victimes féminine, classiquek lève / rêve féminine, classiquel temps / instants masculine, classiquem achève / soulève féminine, classiquen pesants / enfants / ans masculine, classiqueo commence / conscience féminine, classiquep innocence / science féminine, classiqueq console / parole féminine, classiquea immortelles / nouvelles féminine, classiqueb yeux / audacieux / deux masculine, classiquec routes / voûtes féminine, classiquea têtes / tempêtes féminine, classiqueb Jéhova / n'éclata / Golgotha masculine, classiquea éclore / l'aurore féminine, classiqueb d'affront / s'éteindront masculine, classiquec encore / adore / s'évapore féminine, classiquea voile / étoile féminine, classiqueb toi / foi masculine, classiquec divine / doctrine / ruine féminine, classiquea sombre / ombre féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classiquec poussière / lumière / paupière féminine, classiquea nuages / âges féminine, classiqueb profanations / nations masculine, classiquec même / suprême / diadème féminine, classiquea terre / l'altère féminine, classiqueb vérité / liberté masculine, classiquec sublimes / crimes / maximes féminine, classiquea miracles / oracles féminine, classiqueb fin / divin masculine, classiquec d'impostures / obscures / impures féminine, classiquea âges / nuages féminine, classiqueb clarté / vérité masculine, classiquec n'altère / terre / mystère féminine, classiquea s'élève / rêve féminine, classiqueb reflux / plus masculine, classiquec vide / rapide / aride féminine, classiquea nouvelle / éternelle féminine, classiqueb flambeau / berceau masculine, classiquec symboles / frivoles / paroles féminine, classiquea croire / mémoire / gloire féminine, classiqueb souvenir / bannir / avenir masculine, classiquec pâlissent / fléchissent féminine, classiqued meurs / mœurs masculine, classiquee enfoncée / pensée / insensée féminine, classiquef cœurs / blasphémateurs masculine, classiquea rivages / âges féminine, classiqueb foudroyer / foyer masculine, classiquec mémoire / l'histoire féminine, classiqued sort / mort masculine, classiquee mystère / terre féminine, classiquea caprice / justice féminine, classiqueb rois / lois masculine, classiquec problème / soi-même féminine, classiqued d'immortalité / volonté masculine, classiquee sublime / magnanime féminine, classiquea prisme / sophisme féminine, classiqueb lui masculine, classiquec éternelle / universelle féminine, classiqued vivants / enfants masculine, classiquee âmes / flammes féminine, classiquea vie / fructifie féminine, classiqueb Dieu / lieu masculine, classiquec pratique / communique féminine, classiqued cœur / splendeur masculine, classiquee paroles / symboles féminine, classiquea lie / vie féminine, classiquec offrande / demande féminine, classiqued prospérité / l'immortalité masculine, classiquee consoles / paroles féminine, classiquea succombe / tombe féminine, classiqueb trépas / ici-bas masculine, classiquec paupière / pierre féminine, classiqued s'abreuvant / vivant masculine, classiquee suprême / aime féminine, classiquea sacrifice / gémisse féminine, classiqueb foi / toi masculine, classiquec obole / console féminine, classiqued pardon / nom masculine, classiquee nomme / l'homme féminine, classiquea tendre / attendre féminine, classiqueb mains / chemins masculine, classiquec immonde / monde féminine, classiqued souffrir / mourir masculine, classiquee filles / familles féminine, classiquea reliques / basiliques féminine, classiqueb renversé / passé masculine, classiquec encore / adore féminine, classiqued l'avenir / souvenir masculine, classiquee poussière / pierre féminine, classiquea idée / obsédée féminine, classiqueb humain / vain masculine, classiquec funèbres / ténèbres féminine, classiqued poursuit / nuit masculine, classiquee éclaire / soustraire féminine, classiqueb perdus / plus masculine, classiquec ères / mystères féminine, classiqued croix / voix masculine, classiquee caducée / pensée féminine, classiquef apporté / obscurité masculine, classiqueg symbole / parole féminine, classiqueh abattu / vertu masculine, classiquei chrétiennes / tiennes féminine, classiquej paraît / remplacerait masculine, classiquea doctrine / divine féminine, classiqueb déchirer / transfigurer masculine, classiquec méconnue / nue féminine, classiqued essor / Thabor masculine, classiquee ailes / fidèles féminine, classiquef adieu / Dieu masculine, classiquea nomme / homme féminine, classiqueb infirmité / l'immortalité masculine, classiquec vice / sacrifice féminine, classiqued douleur / cœur masculine, classiquee l'offense / innocence féminine, classiquef s'égarer / adorer masculine, classiquea ignorance / l'espérance féminine, classiqueb mystérieux / cieux masculine, classiquec sainte / enceinte féminine, classiqued d'amour / jour masculine, classiquee respire / zéphyre féminine, classiquea nature / s'épure féminine, classiquec pensées / élancées féminine, classiqued destin / chemin masculine, classiquee arrière / lumière féminine, classiquea s'apaisent / taisent féminine, classiqueb soupir / désir masculine, classiqued sérénité / l'immortalité masculine, classiquee entière / prière féminine, classiquea rudes / habitudes féminine, classiqueb triomphant / l'enfant masculine, classiquec transformée / semée féminine, classiqued délicieux / cieux masculine, classiquee frère / père féminine, classiquea aurore / éclore féminine, classiquec humaine / chaîne féminine, classiqued éclatants / temps masculine, classiquee héritage / âge féminine, classiquef clarté / d'immortalité masculine, classiqueg désolée / vallée féminine, classiqueh autels / mortels masculine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquec abandonne / colonne féminine, classiqued chéris / appris / débris masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
377 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Harmonies poétiques et religieuses, BRUXELLES, SOCIÉTÉ BELGE DE LIBRAIRIE, ETC. HAUMAN ET COMPAGNIE, 1838· numérisation archive.org· Sources