Harmonies poétiques et religieuses, 1830· Livre quatrième
HARMONIE XII. La mort de Jonathas, fils de saül
La scène représente un champ de bataille jonché de morts. Il est nuit.
Scène IV
Jonathas blessé, soutenu par un vieillard, sou écuyer, entre par le côté opposé de la scène.
JONATHAS, ESDRAS, ÉCUYER DE JONATHAS.
JONATHAS, avançant avec peine
Où sommes-nous, Esdras ?‖ où conduis-tu mes pas ?Laisse-moi ! — Tous tes soins‖ ne me sauveront pas !Mon sang coule à longs flots !‖ — Mes yeux s'appesantissent,Et mes genoux sans force‖ à chaque pas fléchissent !
ESDRAS, s’efforçant de le conduire plus loin
Rappelez, ô mon fils !‖ un reste de chaleur !Ne tombez pas vivant‖ dans les mains du vainqueur !Encore quelques pas !
JONATHAS, essayant en vain de marcher
Ma force m’abandonne !Sous la main du trépas‖ mon cœur serré frissonne !C’en est fait ! je succombe !
ESDRAS, désespéré
O mortelle douleur !Il tombe ! et je n'ai pu‖ prévenir son malheur !A mon maître expirant‖ donner des soins utiles,Ni d'un fardeau si cher‖ charger mes bras débiles !Ah ! malheureux vieillard !‖ loin de le secourir,Hélas ! à ses côtés‖ tu ne peux que mourir !
JONATHAS, avec effort
Écoute, cher Esdras,‖ ma dernière prière :Si cette nuit fatale…‖ épargne au moins mon père,Raconte-lui ma mort ;‖ dis-lui que JonathasN'est pas tombé sans gloire‖ en ses premiers combats.Dis-lui que pour David‖ j'implore sa clémence,Que le Seigneur sur moi‖ venge son innocence,Que je meurs sans me plaindre,‖ et qu'en le bénissant.Pour son peuple et pour lui‖ j'ai versé tout mon sang !
ESDRAS, baigné de larmes
Quoi ! je verrais mourir‖ celui que j'ai vu naître !Ai-je donc tant vécu‖ pour survivre à mon maître ?O douleur ! — Mais le ciel‖ peut prolonger vos jours :Si l'aurore vers nous‖ ramenait du secours ?Si quelque fugitif,‖ aidant mon bras débile,Vous portait avec moi‖ vers un plus sûr asile ?J'écoute. — Mais partout‖ un silence de mort !…
JONATHAS
Va ! je n'attends plus rien‖ des hommes ni du sort ;Si seulement, ah Dieu !‖ si je pouvais encoreÉtancher d'un peu d'eau‖ la soif qui me dévore !
ESDRAS, parcourant la scène
Hélas ! j'en cherche en vain.‖ Dans ces arides lieux,Nulle fontaine, ô ciel !‖ ne réjouit mes yeux ;D'aucune source au loin‖ je n'entends le murmure ;Pas une goutte d'eau‖ sur la pâle verdure !
JONATHAS
Eh bien ! tiens, prends mon casque,‖ et là, dans le vallonDescends et remplis-le‖ des ondes du Cédron.
ESDRAS, prenant le casque et s’éloignant
Faut-il le laisser seul !‖ O tardive vieillesse !O Dieu ! rends à mes pas‖ la force et la vitesse.
Scène v
JONATHAS, SEUL
Dérobez-moi, Seigneur,‖ aux yeux des Philistins !Ne laissez pas tomber‖ mes restes dans leurs mains !Ne livrez pas mes os‖ à la terre étrangère ;Laissez au moins ma cendre‖ à mon malheureux père !Mon père ! Ah ! qu'ai-je dit ?‖ Dans ce moment, hélas !Il tombe ! il meurt peut-être‖ en nommant Jonathas !Où donc était David ?‖… Micol ! sœur adorée !Combien tu pleureras‖ ma mort prématurée !…Le Seigneur Ta voulu !‖ béni soit le Seigneur !…Esdras !… il ne vient pas…‖ Une molle langueurEfface par degrés‖ ma mémoire et mes peines ;Un calme inattendu‖ se répand dans mes veines ;Mes yeux appesantis‖ succombent au sommeil !…Esdras viendra trop tard…‖ Seigneur ! sois mon réveil !
(Il s’endort, étendu au pied d’un arbre.)
Scène Vi
JONATHAS, ENDORMI ; SAUL, FUGITIF, ARRIVANT LENTEMENT SUR LA SCÈNE SANS VOIR SON FILS
Où fuir ?… où retrouver‖ dans ces ombres funestesDe mes guerriers détruits‖ les déplorables restes ?Sous le fer ennemi‖ sont-ils donc tombés tous ?Et moi, qui les bravais,‖ seul j'échappe à leurs coups !…
(Il cherche à reconnaître le lieu où il se trouve.)
Où suis-je ?… c'est le camp !‖ voici ces mêmes tentes,Muettes maintenant,‖ naguères si bruyantes !.,.Peuple qu'entre mes mains‖ le ciel avait remis.C'est donc là ce retour‖ que je t'avais promis ?Qu'un moment a changé‖ ton héros et ton maître !D'une heure à l'autre, ô ciel !‖ qui peut le reconnaîtreOù sont tous tes enfants,‖ dont les cris belliqueuxRéjouissaient mon camp ?‖ — Je te reviens sans eux !Seul je vis ! — et le ciel,‖ constant à me poursuivre,M'arrache le triomphe‖ et me condamne à vivre !Et je vivrais ! — O honte !‖ et je viendrais m'offrirA la pitié d'un peuple‖ ardent à m'avilir ?A l'orgueilleux dédain‖ des fils du sanctuaire ?Lâches, qu'enhardirait‖ l'excès de ma misère,Et qui, sur mes malheurs‖ mesurant leur affront,D'un reste de bandeau‖ dépouilleraient mon front !Non, non ; plutôt cent fois‖ de ma main forcenée.Moi-même, en roi, du moins,‖ faire ma destinée.Et puisque Dieu l'emporte,‖ et qu'il est le plus fort.Chercher contre sa haine‖ un abri dans la mort !
(Il tire son épée.)
Frappons ! — Mais Jonathas‖ peut-être vit encore !Faut-il l'abandonner‖ au rival qui l'abhorre ?Comment ce faible enfant,‖ de traîtres entouré,Sortirait-il du piège‖ à ses pas préparé ?Que recueillera-t-il‖ de mon triste héritage ?Un trône s'écroulant,‖ la honte et l'esclavage !Non, non ; bravons pour lui‖ les derniers coups du sort !Vivons, puisqu'il le faut‖ pour prévenir sa mort !Malgré le ciel encor‖ conservons l'espérance !Aux destins, jusqu'au bout,‖ opposons ma constance,Et s'il me faut tomber,‖ eh bien ! tombant en roi,Que toute ma maison‖ s'engloutisse avec moi !
(Saül cherche une issue et s’approche du sycomore au pied duquel son fils est étendu et endormi.)
— Mais où porter mes pas ?‖ — où le chercher ? — L'auroreSur ces sommets sanglants‖ ne brille point encore !Qui sait si ses rayons‖ ne me montreront pasParmi des mots ?..Grand Dieu !‖ sauve au moins Jonathas !
JONATHAS, à ce mot se réveillant ; à demi voix
Où suis-je ? — Quelle voix m’a nommé ?
SAÜL, étonné
Qui soupire ?Parle ! qui que tu sois, que fais-tu là ?
(Il s’approche précipitamment de L’arbre.)
JONATHAS
SAÜL
JONATHAS
SAÜL, éperdu
JONATHAS
SAÜL, se précipitant sur son fils
JONATHAS
Et je meurs dans vos bras !Mais avant de fermer‖ mes yeux à la lumière.Que le ciel soit loué,‖ j'ai pu bénir mon père !
SAÜL
Que vois-je ! ô malheureux,‖ il nage dans son sang !C'est donc ainsi, grand Dieu !‖ que ta main me le rend !Quel monstre l'a frappé ?‖ N'est-il plus d'espérance ?Faut-il mourir aussi ?
JONATHAS
Vivez pour ma vengeance !Vivez ; n'espérez pas‖ de conserver mes jours ;L'instant où je vous parle‖ en achève le cours !Accordez-moi du moins‖ une dernière grâce :Que d'un fils expirant‖ David prenne la place ;Dieu le chérit, et Dieu‖ rejette votre fils,Respectons ses décrets !‖ je meurs et les bénis !
SAÜL
Quoi ! ce nom détesté‖ dans ta bouche est encore ?Dieu le chérit !… Eh bien !‖ c'est pourquoi je l'abhorre !C'est pour lui que de Dieu‖ les décrets inhumainsOnt brisé cette nuit‖ mon sceptre dans mes mains !C'est pour lui que tu meurs,‖ c'est pour lui que je tombe,C'est lui qui doit fonder‖ son trône sur ta tombe !Et tu veux… ! Ah ! plutôt‖ dans son sein abhorréQue ne puis-je plonger‖ ce fer désespéré !L'en retirer fumant‖ pour l'y plonger encore ;Voir couler dans le tien‖ tout ce sang que j'abhorre ;Et lorsque sous mes coups‖ son sang aurait coulé,Me frapper à mon tour‖ et mourir consolé !
( Un moment de silence. )
— Mais je ne verrai pas‖ son supplice ! — Le lâcheLaisse tout faire au ciel ;‖ il triomphe et se cache !Il craint ce bras débile !‖ il attend pour venirQu'un traître de ma perte‖ aille le prévenir !Qu'il vienne, il en est temps,‖ saisir cette couronneQui tombe de mon front‖ et que son Dieu lui donne !Qu'il vienne rechercher‖ parmi ces flots de sangCe sceptre abandonné,‖ ce trône qui l'attend !Le voici ! — Viens régner‖ sur ces champs de carnage ;Viens recueillir de moi‖ cet horrible héritage ;Prends ma place, perfide !‖ et sur ces tristes bordsRègne sur des déserts,‖ des débris et des morts !
JONATHAS
Malheureux père ! au nom‖ de mon heure suprême,Épargnez-moi ! — Vivez‖ et rentrez en vous-même ;N'irritez pas un Dieu‖ si sévère pour nous.Et par le repentir‖ désarmez son courroux !
SAÜL
Et que me peut ton Dieu ?‖ que me fait sa colère ?A son courroux enfin‖ que reste-t-il à faire ?Près du corps déchiré‖ de mon fils expirantIl m'entraîne, il me voit,‖ il doit être content !— Va ! tant que j'espérai‖ de conserver ta vie,J'ai craint ce Dieu, mon fils ;‖ tu meurs, je le défie !Sa cruauté ne peut‖ accroître mon tourment !Je tombe sous ses coups,‖ mais en le blasphémant !
JONATHAS
O ciel ! à nos malheurs‖ n'ajoutez pas ce crime !— Contentez-vous, ô Dieu !‖ d'une seule victime ;Que mon sang vous apaise, et que mon père… !
SAÜL, furieux
Non !Non ! je ne veux de toi‖ ni bienfait ni pardon !Dieu cruel ! Dieu de sang !‖ je te brave et t'outrage !Tout ton pouvoir ne peut‖ avilir mon courage !Tu l'emporte, il est vrai ;‖ mais lorsque tu m'abats,Je me relève encor‖ pour insulter ton bras !Je ne me repens pas‖ des crimes de ma vie ;C'est toi qui les commis‖ et qui les justifie !C'est toi qui, de mes jours‖ constant persécuteur,As semé sous mes pas‖ les pièges du malheur !Et si l'excès des maux‖ a produit l'injustice,Tu fus de mes forfaits‖ la cause et le complice !— Tu les punis pourtant !‖ — Tu les punis en moi !Mais je les vois ailleurs‖ récompensés par toi !Ce qui fut crime en l'un‖ chez un autre est justice !La vertu n'est qu'un nom !‖ ta loi n'est qu'un caprice !Et ton pouvoir cruel‖ n'a formé les humainsQue pour persécuter‖ l'ouvrage de tes mains !Eh bien ! par mon supplice‖ exerce ta puissance !Assouvis tes regards,‖ jouis de ma souffrance !Jouis ! mais hâte-toi‖ de l'épuiser sur moi ;Le néant où je cours‖ va m'arracher à toi !
JONATHAS, d’une voix éteinte
O blasphème ! — Épargnez,‖ Dieu clément !… O mon père !Que cet égarement‖ rend ma mort plus amère !— Ne vous souvenez pas,‖ Seigneur, de ces discours !Seigneur, votre justice‖ a compté tous nos jours !Nos destins sont écrits‖ dans vos lois éternelles,Nos mérites pesés‖ dans vos mains immortelles !L'homme, œuvre de ces mains,‖ pourra-t-il murmurer ?Osera-t-il juger‖ ce qu'il doit adorer ?Ah ! si la nuit des sens‖ ici nous presse encore,La mort ouvre nos yeux‖ à l'éternelle aurore !Je la sens ! ô Saül !‖ quelle immense clarté !Mon père ! jour divin !‖ céleste vérité !Que ces rayons sacrés‖ consolent ma paupière !…Que le Seigneur m'est doux‖ à mon heure dernière !…Mon âme dans son sein‖ s'exhale sans effort !Mon père !… adieu… Seigneur, recevez…
(Il meurt.)
SAUL, contemplant le corps de son fils
Il est mort !…Il est mort !… la voilà,‖ cette longue espérance,Ces destins éternels‖ promis à ma puissance.Oracles imposteurs !‖ à mon peuple, à mon fils,A toute ma grandeur,‖ malheureux, je survis !…Comme un astre tombant‖ qui brille et qui s'efface,J'ai vu briller et fuir‖ tout l'espoir de ma race !Et moi !… vieilli, défait,‖ et pleurant sur des morts,Vaincu, je reste seul !‖… seul avec mes remords !…Mourons donc ! venez tous‖ jouir de mon supplice.Vous, ombres, qu'immola‖ ma sanglante injustice !Dans le sang de mon fils‖ voyez couler mon sang ;Mais je ne vous vois pas‖ à ce dernier instant.Mânes persécuteurs,‖ auteurs de ma misère !Quoi ! vous m'abandonnez‖ à mon heure dernière ?Quoi ! vous ne venez pas‖ vous disputer mon corps ?Quoi donc ! connaîtrait-on‖ la pitié chez les morts ?Eh bien ! ma propre main‖ vous apaise et vous venge !Recevez tout mon sang ! enivrez-vous !…
(Il entend les pas des guerriers, les cris des vainqueurs.)
Qu’entends-je ?Mon nom !… Vous me cherchez,‖ barbares ennemis !Vous me trouverez là,‖ sur le corps de mon fils !Qui n'est tombé que mort‖ n'est pas tombé sans gloire !Les voici ! Hâtons-nous, frappons, mourons !
(Il se perce de son épée sur le corps de Jonathas.)
Scène Vii
DAVID, ARRIVANT ; DES GUERRIERS POUSSENT UN CRI EN SE PRÉCIPITANT SUR LA SCÈNE
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pas masculine, classiqueb s'appesantissent / fléchissent féminine, classiquea chaleur / vainqueur masculine, classiquea pas / m’abandonne / frissonne féminine, classiquea succombe / douleur / malheur masculine, classiqueb utiles / débiles féminine, classiquec secourir / mourir masculine, classiquea prière / père féminine, classiqueb Jonathas / combats masculine, classiquec clémence / innocence féminine, classiqued bénissant / sang masculine, non classiquea naître / maître féminine, classiqueb jours / secours masculine, classiquec débile / asile féminine, classiqued mort / sort masculine, classiqueb encore / dévore féminine, classiquea lieux / yeux masculine, classiqueb murmure / verdure féminine, classiquea vallon / Cédron masculine, classiquea vieillesse / vitesse féminine, classiquea Philistins / mains masculine, classiqueb étrangère / père féminine, classiquec hélas / Jonathas masculine, classiqued adorée / prématurée féminine, classiquee Seigneur / langueur masculine, classiquef peines / veines féminine, classiqueg sommeil / réveil masculine, classiquea funestes / restes féminine, classiqueb tous / coups masculine, classiquea tentes / bruyantes féminine, classiqueb remis / promis masculine, classiquec maître / reconnaître féminine, classiqued belliqueux / eux masculine, classiquee poursuivre / vivre féminine, classiquef m'offrir / m'avilir masculine, classiqueg sanctuaire / misère féminine, classiqueh affront / front masculine, classiquei forcenée / destinée féminine, classiquej fort / mort masculine, classiquea encore / l'abhorre féminine, classiqueb entouré / préparé masculine, classiquec héritage / l'esclavage féminine, classiqued sort / mort masculine, classiquee l'espérance / constance féminine, classiquef roi / moi masculine, classiquea L'aurore / encore féminine, classiqueb pas / Jonathas masculine, classiquea nommé / soupire / là / J’expire féminine, classiquea accents / Saül / Jonathas / moi / retrouve / bras masculine, classiqueb lumière / père féminine, classiquea sang / rend masculine, non classiqueb d'espérance / aussi / vengeance féminine, classiqueb jours / cours masculine, classiquec grâce / place féminine, classiqued fils / bénis masculine, classiqueb inhumains / mains masculine, classiquec tombe féminine, classiqued abhorré / désespéré masculine, classiquee encore / j'abhorre féminine, classiquef coulé / consolé masculine, classiquea lâche / cache féminine, classiqueb venir / prévenir masculine, classiquec couronne / donne féminine, classiqued sang / l'attend masculine, non classiquee carnage / héritage féminine, classiquef bords / morts masculine, classiquea suprême / vous-même féminine, classiqueb nous / courroux masculine, classiquea colère / faire féminine, classiqueb expirant / content masculine, classiquec vie / défie féminine, classiqued tourment / blasphémant masculine, classiquea crime / victime féminine, classiquea père / Non / pardon masculine, classiqueb t'outrage / courage féminine, classiquec m'abats / bras masculine, classiqued vie / justifie féminine, classiquee persécuteur / malheur masculine, classiquef l'injustice / complice féminine, classiqueg moi / toi masculine, classiqueh justice / caprice féminine, classiquei humains / mains masculine, classiquej puissance / souffrance féminine, classiquea père / amère féminine, classiqueb discours / jours masculine, classiquec éternelles / immortelles féminine, classiqued murmurer / adorer masculine, classiquee encore / aurore féminine, classiquef clarté / vérité masculine, classiqueg paupière / dernière féminine, classiqueh effort / recevez / mort masculine, classiqueb espérance / puissance féminine, classiquec fils / survis masculine, classiqued s'efface / race féminine, classiquee morts / remords masculine, classiquef supplice / injustice féminine, classiqueg sang / instant masculine, non classiqueh misère / dernière féminine, classiquei corps / morts masculine, classiquej venge / vous / je féminine, classiqueb ennemis / fils masculine, classiquec gloire / mourons / Victoire féminine, classique
- Richesse
- écart moyen à la rime classique 0.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
221 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Harmonies poétiques et religieuses, BRUXELLES, SOCIÉTÉ BELGE DE LIBRAIRIE, ETC. HAUMAN ET COMPAGNIE, 1838· numérisation archive.org· Sources