Méditations poétiques, 1812‑1847
TROISIÈME MÉDITATION. La fenêtre de la maison paternelle
1816
Autour du toit qui nous vit naîtreUn pampre étalait ses rameaux,Ses grains dorés, vers la fenêtre,Attiraient les petits oiseaux.
Ma mère étendant sa main blanche,Rapprochait les grappes de miel,Et ses enfants suçaient la branche,Qu’ils rendaient aux oiseaux du ciel.
L’oiseau n’est plus, la mère est morte ;Le vieux cep languit jaunissant,L’herbe d’hiver croît sur la porte,Et moi, je pleure en y pensant.
C’est pourquoi la vigne enlacéeAux mémoires de mon berceau,Porte à mon âme une pensée,Et doit ramper sur mon tombeau.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a naître / fenêtre féminine, classiqueb rameaux / oiseaux masculine, classiquea blanche / branche féminine, classiqueb miel / ciel masculine, classiquea morte / porte féminine, classiqueb jaunissant / pensant masculine, classiquea enlacée / pensée féminine, classiqueb berceau / tombeau masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Lamartine, Paris, CHEZ L’AUTEUR, HUE DE LA VILLE-L’ÉVÊQUE, 43, 1860· numérisation wikisource.org· Sources