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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Idylles héroïques, 1858· Rosa Mystica

Livre quatrième

Victor de Laprade· strophes variées, alexandrins et octosyllabes, 338 vers

L’exil n’interrompt pas‖ l’hymen de deux penséesEt les fêtes du cœur‖ une fois commencées.Lorsqu’un amour sans tache‖ a fait deux âmes sœursRien ne les sèvre plus‖ de ces chastes douceurs.Malgré les océans,‖ les steppes, les montagnes,Elles vont, dans la vie,‖ ainsi que deux compagnes,Comme aux soirs de printemps,‖ où sous les églantiers,Leurs bras s’entrelaçaient,‖ dans les étroits sentiers.Toujours dans quelque étoile,‖ au fond des zones bleues.Échangeant leurs regards‖ à des milliers de lieues,Et choisissant, tous deux,‖ le ciel pour leur miroir,En Dieu toujours présent‖ ils sauront se revoir ;Avec les mêmes mots‖ priant aux mêmes heures,Ils s’embrassent en lui,‖ comme dans leurs demeuresEt vont s’y répéter,‖ en leurs actes de foi :« Regarde, ami, je souffre‖ et m’embellis pour toi. »Mais Rosa, mais Konrad ?‖ où sont ces âmes fortes ?De l’amoureux Éden‖ ils ont franchi les portes :Et, pour suivre un devoir‖ librement accepté,Entre eux et leur bonheur‖ ont mis l’immensité.

Sous un ciel éclairé‖ des lueurs du martyre,Rosa, dans sa ferveur‖ que la souffrance attire,Aux autels opprimés‖ s’enchaîne par un vœu,Et vole, humble colombe,‖ au secours de son Dieu.Elle ouvre, à chaque pas,‖ des prisons aux chaumières,Des mains pleines d’aumône,‖ un cœur plein de prières ;De son âme héroïque‖ arme ses faibles sœurs.Ranime à ce foyer‖ la foi des confesseurs ;Aux soldats de son peuple‖ offre, intrépide et calme,Un glaive quelquefois‖ et toujours une palme ;Faisant aimer de tous‖ son Dieu persécuté,Jusque chez les bourreaux‖ semant la vérité.Ainsi, vers son calvaire‖ elle a suivi, sans honte,Le doux Crucifié‖ qui sur la croix remonte,Et, d’un cœur resté pur,‖ elle épanche sur luiSes parfums prodigués‖ pour la rançon d’autrui.

Et Konrad ? Fier soldat‖ d’un drapeau qu’il relève,Il sert le même Dieu,‖ mais c’est avec le glaive.Il veut payer encore‖ une dette de sangÀ son pays vaincu,‖ mais toujours frémissant.Depuis l’adieu cruel,‖ tout prêt, malgré ses larmes,Attendant le signal,‖ et la main sur ses armes,Il erra sur ces monts,‖ dans cet heureux séjourAbri de son exil,‖ consacré par l’amour.Maintenant, sous le casque‖ et l’aigrette flottante,Passant de la bataille‖ aux rêves de la tente,Chef austère, il berçait,‖ dans le repos des soirs,Ses tendres souvenirs‖ avec ses grands espoirs.Le fourreau d’acier sonne‖ et bat contre sa cuisse ;Il marche en vous rêvant,‖ forêts, beaux lacs de Suisse ;Assis, sans desserrer‖ l’écharpe de ses flancs,Il fait courir la plume‖ entre ses doigts tremblants ;Il pleure, et, tout à coup,‖ s’interrompant d’écrire,Il écoute, il répond‖ de la voix, du sourire.Puis, au lever du jour,‖ debout sur le rempart,Il suit longtemps du cœur‖ un messager qui part.

Le message

Il passe au galop sur la neige,Dans le steppe il va nuit et jour ;Il est parti… Dieu le protège !Il passe au galop sur la neige,L’ardent message de l’amour.

Il va, sans souci des étoiles,Malgré l’effroi des matelots ;Sur le navire à toutes voiles,Il va sans souci des étoiles,Il se lance à travers les flots.

Il passe, il vole à tire-d’aile ;Des bois il franchit l’épaisseurC’est le ramier prompt et fidèle ;Il passe, il vole à tire-d’aile…Saura-t-il tromper le chasseur ?

Le vent siffle et la neige tombe ;Tout chemin dans l’air est fermé.Par où fuira cette colombe ?Le vent siffle et la neige tombe ;Il est si loin, mon bien-aimé !

Ces pleurs, ces soupirs, ces long rêves,Ces secrets venus de l’exil,Vont-ils expirer sur ces grèves ?Ces pleurs, ces soupirs, ces longs rêves,Le vent les emportera-t-il ?

Irez-vous, comme une rosée,Pleurs de l’amour, tribut constant,Raviver cette âme épuisée ;Irez-vous comme une rosée,Jusqu’à la fleur qui vous attend ?

Il est parti le doux message ;Je pleurais bien en l’écrivant ;Dieu le guide, il s’est fait passage !Il parviendra le doux message ;Pleure encore en le recevant.

Pleure au fond de l’absence,‖ ah ! pleure ; un jour peut-être.Un jour, où les oiseaux‖ chantent sur ta fenêtre,Où quelque heureux message,‖ écrit en plein soleil,A frémi sous ta lèvre‖ et sous ton doigt vermeil,Où tu vas respirer,‖ t’enivrant d’être aimée,Un espoir de retour‖ sur la page embaumée,Le même jour, peut-être,‖ en son lointain pays,L’autre est tombé martyr‖ des devoirs obéis ;Seul, perdu, sans secours,‖ là-bas il agonise,Luttant contre une mort‖ dont l’horreur s’éternise ;T’implorant, te cherchant‖ d’une sanglante main,Toi qui souris, pauvre ange,‖ et qui l’attends demain :

Il passe au galop sur la neige,Dans le steppe il va nuit et jour ;Il est parti… Dieu le protège !Il passe au galop sur la neige.L’ardent message de l’amour.

Konrad

La fête de mon cœur‖ n’aura duré qu’une heure ;L’hôte envoyé du ciel‖ y retourne et me fuit.Un printemps pénétrait‖ dans ma sombre demeure ;Mais le soleil s’éteint,‖ je rentre dans ma nuit.

Tu sais dans quel hiver‖ a brillé ton sourire,Quel ténébreux linceul‖ chargeait mon front glacé,De quels âpres soucis‖ le présent me déchire,Quels spectres contre moi‖ déchaîne le passé.

Tu sais, dans l’avenir,‖ le destin qui m’effraie,L’espoir qui m’était cher‖ et que je vois flétri.Tes yeux ont répandu‖ leur baume sur ma plaie ;Tu connais bien mon mal,‖ car tu m’avais guéri.

Et voilà que tu pars,‖ toi, ma douce lumière !Ma main est tiède encor‖ de tes adieux de sœur,Et, déjà, ramenant‖ la douleur coutumière,L’ombre des jours mauvais‖ retombe sur mon cœur.

Fantômes du matin,‖ spectres des nuits futures,Doutes, remords, terreurs,‖ pensers irrésolus,Recommencez sur moi,‖ redoublez vos tortures !L’ange qui vous chassait‖ ne me défendra plus.

Elle a son poste ailleurs‖ dans la bataille humaine,Près d’une autre douleur‖ qu’elle y doit secourir,Dans son lointain pays,‖ où son Dieu la ramène,Elle a d’autres amours‖ qui la feront souffrir.

Adieu ! je veux encor,‖ pour épuiser mes larmes,Visiter chaque place‖ où nous avons aimé,Tous ces lieux rayonnants‖ d’un reflet de tes charmesEt mon cachot lui-même‖ en Éden transformé.

J’ai revu nos sentiers,‖ nos fleurs et nos retraites,Ces bois où nous passions nous tenant par la main,J’ai cueilli mon trésor‖ de reliques secrètes,Des jours évanouis‖ j’ai refait le chemin.

Sous ta fenêtre, encore,‖ un instinct me rappelle ;Le pauvre y vient toujours,‖ ami connu de nous ;Je lui parle et je pleure,‖ et, dans notre chapelle,Sous l’arche où tu priais,‖ je tombe à deux genoux.

Adieu ! je pars aussi,‖ mon exil recommence.La vie à mes terreurs‖ s’ouvre comme un désert.Je vais traîner partout‖ ma solitude immense ;La terre entière est vide‖ à celui qui te perd.

Pour l’homme, ainsi tombé‖ des cieux où tu l’enlèves,Qui connut l’idéal‖ avec toi visité,Pour celui dont le cœur‖ a partagé tes rêves,Quel charme reste encore‖ à la réalité ?

Il est parti le doux message ;Je pleurais bien en l’écrivant ;Dieu le guide, il s’est fait passage !Il parviendra le doux message ;Pleure encore en le recevant.

Rosa

Je veux qu’il devienne ta joieMon chaste et pieux souvenir.Cet amour que Dieu nous envoieA ses tourments qu’il faut bénir.Je veux qu’à ton âme blessée

Il rende, à jamais, la vigueur ;Je veux faire de ma penséeUn lieu de repos pour ton cœur.Je veux que l’ombre t’en soit douce,

Que, des vains désirs abrité,Tu viennes, sur un lit de mousse,Y dormir en sécurité.À toi seule ouverte et connue,

L’âme où tu règnes, désormais,Soumise attendra ta venue,Et ne t’enchaînera jamaisJe veux encor, tâche plus belle,

Être pour toi, dans la maison,L’humble degré de la chapelleOù l’on se pose en oraison ;Où devant Dieu l’on se retire,

Où l’on médite chaque soir,Où tu viendras… si je t’inspireLa douce vertu de l’espoir.Il est parti le doux message ;

Je pleurais bien en l’écrivant ;Dieu le guide, il s’est fait passage !Il parviendra le doux message ;Pleure encore en le recevant.

Konrad

Oui, J’ai ma vision‖ présente au fond de l’âme !Ton image, ô ma sœur,‖ que rien n’y peut ternir.Tous ces yeux dont hier‖ je redoutais les flammes,Combien ils ont pâli‖ près de ton souvenir !

Comme ces fleurs du monde‖ ont perdu leurs prestiges !Comme, à tes ailes d’ange‖ attaché désormais.Mon cœur, où nul désir‖ n’a laissé de vestiges.Des terrestres amours‖ est guéri pour jamais !

Que sont leurs voluptés‖ et leurs folles caresses ?Ton plus chaste regard‖ de chrétienne et de sœur,Un mot tendre et joyeux,‖ une main que tu presses,M’ont fait vite oublier‖ cette amère douceur.

Contre les faux plaisirs‖ le bonheur est une arme ;J’ai triomphé sitôt‖ que ton sourire a lui ;Mais je perds avec toi‖ ma victoire et son charme ;Tout mon cœur m’a quitté‖ du jour où tu m’as fui.

Pourquoi vivre et lutter ;‖ nulle espérance humaine,Hormis ton seul amour,‖ n’excite un rêve en moi.Sous mon fardeau d’ennui‖ que je soulève à peine,Pourquoi marcher encor ?‖ mon seul but, c’était toi ;

Toi, toujours impossible‖ et toujours séparée ;Toi, qu’il m’est interdit‖ de servir à genoux ;Toi, qui de ton Éden‖ m’as défendu l’entrée,Par ce seul mot : devoir,‖ flamboyant devant nous !

Pourquoi vivre et traîner‖ ma blessure éternelle,Mes chastes souvenirs‖ plus âpres qu’un remord ?L’amour tel qu’on le sent,‖ lorsqu’on est aimé d’elle,Nous arrache à la terre‖ et m’invite à la mort.

Il est parti le doux message ;Je pleurais bien en l’écrivant ;Dieu le guide, il s’est fait passage !Il parviendra le doux message ;Pleure encore en le recevant.

Rosa

Dans cet exil où je te pleure,Va ! tout mon cœur te reste uni.Pour nous y trouver à tout heure,Dieu nous ouvre son infini.

Dans sa pensée où je m’élance,Tous deux nous nous enveloppons ;Là, du fond de notre silence,Je te parle et tu me réponds.

Sens-lu comme je suis mêléeÀ chaque goutte de tes pleurs ;Combien ma pauvre âme est troubléeDu moindre écho de tes douleurs ?

Dans l’air qui passe et que j’aspireJ’ai reconnu ton souffle pur ;J’aperçois encor ton sourireRayonner vers moi dans l’azur.

Ton regard, au loin, me pénètre ;Et, dans ce muet entretien,Je sens palpiter tout mon êtreD’un léger battement du tien.

Au delà du temps qu’il dépasse,Mon amour te suit en tout lieu ;Il reflue à travers l’espace ;Il n’a d’autres bornes que Dieu.

Il est ma force et ma faiblesse ;Je vois le piège qu’il me tend ;Il m’attire et son trait me blesse ;J’y succombe en lui résistant.

C’est le calice expiatoire,C’est le combat selon mes vœux,Qui sera, là-haut, ma victoire,Et la tienne, si tu le veux.

La couronne y sera plus bellePour le plus douloureux combat ;Va donc à l’œuvre où Dieu t’appelle,Fort de ma foi que rien n’abat.

Tu sais que jamais à son aideMon cœur n’invoquera l’oubli ;Notre blessure a pour remèdeLa paix du devoir accompli.

Il est parti le doux message ;Je pleurais bien en l’écrivant ;Dieu le guide, il s’est fait passage !Il parviendra le doux message ;Pleure encore en le recevant.

Konrad

Oui, je veux t’obéir‖ et je consens à vivre,Puisqu’à travers l’exil‖ nous pouvons nous revoir.Puisqu’il me reste encore‖ un sentier pour te suivre,J’y marche sur tes pas‖ dans cet âpre devoir.

J’y suis prêt à lutter,‖ à souffrir sans me plaindre,À me vaincre moi-même‖ et mes folles ardeurs.J’aspire aux régions‖ où je devrai t’atteindre ;Un tel amour m’oblige‖ à toutes les grandeurs.

J’ai vu d’autres que toi‖ forcer des cœurs fidèlesÀ ramper sous un joug,‖ énervés à jamais ;Toi, tu m’as rendu libre‖ et m’as donné des ailes ;Ton souffle m’a poussé‖ vers les chastes sommets.

En chassant de mon cœur‖ les idoles vulgaires,Ce généreux amour‖ m’a laissé mes vrais dieux ;Au pied de leurs autels,‖ que J’oubliais naguères,En prononçant ton nom‖ je les adore mieux.

Depuis que j’aime en toi,‖ dans tes grâces paisibles,Ces splendeurs de l’esprit‖ qu’annonce un front charmant,Dans mon cœur, plus ému‖ des beautés invisibles,Le doux charme du bien‖ agit plus fortement.

Sur tous les malheureux‖ j’ai plus d’âme à répandre ;Je crois à la vertu‖ d’une plus ferme foi.Ceux que je dois aimer,‖ ceux que je dois défendre,Possèdent mieux mon cœur,‖ depuis qu’il est à toi.

Tu m’as rendu la force‖ avec le don des larmes.Avec ces pleurs cachés,‖ sources des grands desseins,Qu’à l’heure du combat,‖ pour y tremper leurs armes,Versent, en s’immolant,‖ les héros et les saints.

Il est parti le doux message ;Je pleurais bien en l’écrivant ;Dieu le guide, il s’est fait passage !Il parviendra le doux message ;Pleure encore en le recevant.

Rosa

Imitons ces âmes divines ;Envolons-nous du même essor !Au prix de leur bandeau d’épines,Dieu nous promet leur nimbe d’or.

Dans leur ciel on peut les atteindre ;Il faut, pour un temps, ici-bas,Aimer et souffrir sans nous plaindreEt livrer aussi nos combats.

Sens-tu pas d’austères délicesEnvahir nos esprits domptés ?Va ! faisons de nos sacrificesNos éternelles voluptés.

Viens ! mon âme est pleine et déborde,Épanchons ces torrents de feu,En lumière, en miséricorde,Sur tous les cœurs privés de Dieu.

Des œuvres, ami, plus de rêve !Pour tous les maux, pour tous les droits,J’ai la prière et toi le glaive ;Armons-nous, tous deux, de la Croix.

Il passe au galop sur la neige,Dans le steppe il va nuit et jour ;Il est parti… Dieu le protège !Il passe au galop sur la neige,L’ardent message de l’amour.

Konrad

Je l’ai repris ce glaive !‖ et, rentré dans la vie,Sous la même bannière‖ où je te vois courir,À l’œuvre de justice‖ où ma foi me convie,J’offre un soldat plus ferme‖ et mieux prêt à mourir.

Qu’importe autour de moi‖ le bruit ou le silence ?J’ai rêvé d’une gloire‖ impossible ici-bas.C’est toi, dans ton azur,‖ toi vers qui je m’élance,C’est toi que je poursuis‖ à travers mes combats.

Toi que j’atteins à peine‖ au vol de ma pensée,Dans ce pur idéal‖ où tu fuis toute en pleurs.Mais, va, la sphère auguste‖ où tu seras placée,J’y monterai, peut-être,‖ à force de douleurs,

À force de désirs‖ sans mesure et sans trêve,De combats que je cherche‖ et que j’entasserai.Va ! tu peux te livrer‖ à l’essor qui t’enlèveEt fuir au bout du ciel…‖ Je t’y retrouverai !

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
34[aa] 14[abaab] 50[abab]
Mètre
Alexandrins et octosyllabes (183 de 12, 154 de 8, 1 de 13)· profil 8, 6+6, 13i
Mots à la rime
a pensées / commencées féminine, classiqueb sœurs / douceurs masculine, classiquec montagnes / compagnes féminine, classiqued églantiers / sentiers masculine, classiquee bleues / lieues féminine, classiquef miroir / revoir masculine, classiqueg heures / demeures féminine, classiqueh foi / toi masculine, classiquei fortes / portes féminine, classiquej accepté / l’immensité masculine, classiquea martyre / attire féminine, classiqueb vœu / Dieu masculine, classiquec chaumières / prières féminine, classiqued sœurs / confesseurs masculine, classiquee calme / palme féminine, classiquef persécuté / vérité masculine, classiqueg honte / remonte féminine, classiqueh lui / d’autrui masculine, classiquea relève / glaive féminine, classiqueb sang / frémissant masculine, non classiquec larmes / armes féminine, classiqued séjour / l’amour masculine, classiquee flottante / tente féminine, classiquef soirs / espoirs masculine, classiqueg cuisse / Suisse féminine, classiqueh flancs / tremblants masculine, classiquei d’écrire / sourire féminine, classiquej rempart / part masculine, classiquea neige / protège féminine, classiqueb jour / l’amour masculine, classiquea étoiles / voiles féminine, classiqueb matelots / flots masculine, classiquea tire-d’aile / fidèle féminine, classiqueb l’épaisseur / chasseur masculine, classiquea tombe / colombe féminine, classiqueb fermé / bien-aimé masculine, classiquea rêves / grèves féminine, classiqueb l’exil / emportera-t-il masculine, classiquea rosée / épuisée féminine, classiqueb constant / attend masculine, classiquea message / passage féminine, classiqueb l’écrivant / recevant masculine, classiquea peut-être / fenêtre féminine, classiqueb soleil / vermeil masculine, classiquec aimée / embaumée féminine, classiqued pays / obéis masculine, classiquee agonise / s’éternise féminine, classiquef main / demain masculine, classiquea heure / demeure féminine, classiqueb fuit / nuit masculine, classiquea sourire / déchire féminine, classiqueb glacé / passé masculine, classiquea m’effraie / plaie féminine, classiqueb flétri / guéri masculine, classiquea lumière / coutumière féminine, classiqueb sœur / cœur masculine, classiquea futures / tortures féminine, classiqueb irrésolus / plus masculine, classiquea humaine / ramène féminine, classiqueb secourir / souffrir masculine, classiquea larmes / charmes féminine, classiqueb aimé / transformé masculine, classiquea retraites / secrètes féminine, classiqueb main / chemin masculine, classiquea rappelle / chapelle féminine, classiqueb nous / genoux masculine, classiquea recommence / immense féminine, classiqueb désert / perd masculine, classiquea l’enlèves / rêves féminine, classiqueb visité / réalité masculine, classiquea joie / envoie féminine, classiqueb souvenir / bénir masculine, classiquec blessée / pensée féminine, classiquea vigueur / cœur masculine, classiquec douce / mousse féminine, classiquea abrité / sécurité masculine, classiquec connue / venue féminine, classiquea désormais / jamais masculine, classiquec belle / chapelle féminine, classiquea maison / oraison masculine, classiquec retire / t’inspire féminine, classiquea soir / l’espoir masculine, classiquea l’âme / flammes féminine, classiqueb ternir / souvenir masculine, classiquea prestiges / vestiges féminine, classiquea caresses / presses féminine, classiqueb sœur / douceur masculine, classiquea arme / charme féminine, classiqueb lui / fui masculine, classiquea humaine / peine féminine, classiqueb moi / toi masculine, classiquea séparée / l’entrée féminine, non classiqueb genoux / nous masculine, classiquea éternelle / d’elle féminine, classiqueb remord / mort masculine, classiquea pleure / heure féminine, classiqueb uni / infini masculine, classiquea m’élance / silence féminine, classiqueb enveloppons / réponds masculine, classiquea mêlée / troublée féminine, classiqueb pleurs / douleurs masculine, classiquea j’aspire / sourire féminine, classiqueb pur / l’azur masculine, classiquea pénètre / être féminine, classiqueb entretien / tien masculine, classiquea dépasse / l’espace féminine, classiqueb lieu / Dieu masculine, classiquea faiblesse / blesse féminine, classiqueb tend / résistant masculine, classiquea expiatoire / victoire féminine, classiqueb vœux / veux masculine, classiquea belle / t’appelle féminine, classiqueb combat / n’abat masculine, classiquea aide / remède féminine, classiqueb l’oubli / accompli masculine, classiquea vivre / suivre féminine, classiqueb revoir / devoir masculine, classiquea plaindre / t’atteindre féminine, classiqueb ardeurs / grandeurs masculine, classiquea fidèles / ailes féminine, classiqueb jamais / sommets masculine, classiquea vulgaires / naguères féminine, classiqueb dieux / mieux masculine, classiquea paisibles / invisibles féminine, classiqueb charmant / fortement masculine, classiquea répandre / défendre féminine, classiqueb desseins / saints masculine, classiquea divines / d’épines féminine, classiqueb essor / d’or masculine, classiquea atteindre / plaindre féminine, classiqueb ici-bas / combats masculine, classiquea délices / sacrifices féminine, classiqueb domptés / voluptés masculine, classiquea déborde / miséricorde féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquea rêve / glaive féminine, classiqueb droits / Croix masculine, classiquea vie / convie féminine, classiqueb courir / mourir masculine, classiquea silence / m’élance féminine, classiquea pensée / placée féminine, classiquea trêve / t’enlève féminine, classiqueb j’entasserai / retrouverai masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

338 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1878· numérisation wikisource.org· Sources