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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Idylles héroïques, 1858· Rosa Mystica

Livre troisième

Victor de Laprade· vers de 8, 12 et 7 syllabes, 424 vers

Béatrix

Mon nom est allégresse,‖ heureux qui le prononce !Venez dans mes jardins‖ où l’on est transformé ;J’écarterai de vous‖ les cailloux et la ronce.Cueillez votre bonheur‖ où Dieu vous l’a semé.Pour entrer dans la gloire,‖ où je veux vous conduire,C’est peu d’avoir souffert,‖ si l’on n’a pas aimé,Si l’on n’a pas compris‖ le ciel dans un sourire ;Si des yeux, précurseurs‖ du soleil idéal,Pour vous montrer le but,‖ n’ont commencé de luire.Souris donc, et rougis‖ sur le rosier natal,Comme une aube éveillant‖ l’espérance immortelle,Donne, ô mystique fleur,‖ donne l’oubli du malÀ l’ami douloureux‖ qui prie et qui t’appelle.L’amour de Béatrix,‖ le tien, ma jeune sœur,Exhale en ses parfums,‖ l’esprit qui renouvelle.Laisse à ton bien-aimé‖ respirer tout ton cœur.

Rosa Mystica

Ordonnez, mon Dieu, je suis prêteAu plaisir comme à la douleur ;Ordonnez, et ma main discrèteCueillera la ronce ou la fleur.

Mais, par cette croix que j’embrasse,Cette croix, mon souverain bien,Laissez, comme un don de la grâce,Laissez-moi ce chaste lien ;

Vous pouvez donner ou reprendre,Mon Dieu ! mais, au moins pour un jour,Permettez cette amitié tendreÀ mon cœur plein de votre amour.

Faites, sur la route éclaircieOù va cet homme triste et doux,Que son cœur au mien s’associePour des œuvres dignes de vous.

Béatrix

Il est d’heureux devoirs,‖ s’il en est de sévères.Nul, sans qu’une fleur brille‖ au bord de son chemin,N’a marché vers le ciel‖ même sur nos calvaires.

La terre a son Éden‖ permis au cœur humain,Où chaque brise apporte‖ à l’âme une caresse ;Moi, qui l’ai traversé,‖ je vous y tends la main.

Donnez une heure encore‖ à sa féconde ivresse.La douleur, devant Dieu,‖ n’a toute sa beautéQue dans l’homme, investi‖ de force et de tendresse,

Qui connaît le plaisir‖ et qui l’a rejeté.Vous, donc, que Dieu destine‖ à son amer calice,Allez, dans mes jardins,‖ sourire en liberté,

Allez parer vos cœurs‖ avant le sacrifice.

Voix de la terre

Goûtez à tous mes fruits !‖ des plaines aux vallons,Glanez sur les hauts lieux,‖ à tous mes échelons,À travers l’ombre, ou dans les flammes.En marchant vers demain,‖ jouissez d’aujourd’hui !Premier degré du ciel,‖ la terre a, comme lui.Des lieux de repos pour les âmes.

Dieu ne m’a pas donné‖ ces fruits d’or, ces prés verts,Pour n’être pas cueillis,‖ pour demeurer déserts.À mes jardins il faut des hôtes.Épuisez-moi, d’abord,‖ de mes dons les meilleurs ;Puis, s’il est une voix‖ qui vous invite ailleurs,Partez pour des sphères plus hautes.

Les fleurs des bois

Venez ! voici, dans nos bois,Les beaux moisOù l’on aime, où l’on médite.Dieu, qui répand sur nos fleursLeurs couleurs.Dieu veut que l’on nous visite.

Venez ! la rose, aujourd’hui,Meurt d’ennui,Sur le buisson qui l’enchaîne,De n’ouïr que les ruisseaux,Les oiseaux,Ou la voix grave du chêne.

Comme elle aurait de plaisirÀ saisir.En frémissant sur sa tige,Un souffle, au moins, plus vivantQue le vent,Votre haleine qui voltige.

Elle aspire à recevoir,Pour ce soir,Sur sa corolle embrasée,Une larme de vos yeux…L’aimant mieuxQu’une coupe de rosée.

Quand frappe à leur front vermeilLe sommeil,Oui, les fleurs seraient heureusesD’écouter et d’assoupirUn soupirDe vos lèvres amoureuses.

Les bois aiment la chansonDu pinson ;Mais, pour le chêne lui-même,Rien ne vaut deux fraîches voix,Mille foisRépétant ces mots : Je t’aime !

Les fontaines

La source, au pied du mont natal,À l’abri du moindre zéphyre,Comme un grand disque de cristalDans un cadre vert de porphyre,

Sous le chêne au feuillage noir,Fraîche au milieu d’un air torride,La source étale son miroirComme un acier pur et sans ride.

L’azur sombre en est si profond,Si bien clos dans son lit de roche,Qu’effrayé de ce puits sans fondJamais le chevreuil n’en approche.

Que sert le transparent bassin,Si le cygne au long cou d’ivoireNe doit s’ébattre dans son sein,Et si la biche n’y vient boire ?

Il attend de voir, à genouxSur la mousse qui l’environne,Un couple aux yeux chastes et douxQue le myrte amoureux couronne.

Ensemble ils viennent s’y pencher,Mêlant noirs cheveux, boucles blondes ;Leurs regards, prompts à se chercher.Croisent deux éclairs sous les ondes.

Alors, animés par leurs yeux,Le bassin, fait pour qu’on s’y mire,De sombre devenu joyeuxS’illumine de leur sourire.

Chant d’oiseaux

Quand nous chantons nos amours,Les vieux chênes sont-ils sourds ?Non sans doute.Mais à leurs pieds, par bonheur.Dans l’ombre, un beau promeneurNous écoute.

On le devine à ses yeux,C’est un amant soucieux,Las d’attendre.Charmez, oiseaux, son ennui,Et trouvez un chant, pour lui,Vif et tendre.

Battez de l’aile ! on entendDeux soupirs, à chaque instant.Se confondre.Voici le bruit d’un baiser ;Il va, sans plus s’apaiser.Vous répondre.

Konrad

Chantez pour nous ! chantez‖ vos plus douces chansons.Mes frères les oiseaux,‖ et battez-nous des ailes.Polissez le cristal‖ de vos miroirs fidèles.Fontaines au flot pur‖ près de qui nous passons.

Et vous, lancez à flots‖ l’odeur qui nous enivre,Rosiers pleins de soleil,‖ chèvrefeuille et jasmin ;Voici, les yeux baissés‖ et sa main dans ma main,La reine de mon cœur‖ qui consent à me suivre.

Unissez vos splendeurs‖ pour nous faire un beau jour ;Rayonnez, embaumez,‖ chantez d’une voix tendre.S’il faut des cœurs émus‖ pour savoir vous entendre,Ô nature, en voici‖ tout palpitants d’amour !

Cantique

J’ai respiré, dans une rose,L’odeur du ciel ;Toute larme dont je l’arroseY fait son miel.

C’est mon bon ange ! elle se voueÀ ma douleur…Par l’éclat vermeil de sa joue,C’est une fleur.

Ni le velours qui sur la pêcheBrille un matin,Ni la rose-thé la plus fraîche,Ni le satin.

Ni le lotus au blanc calice,De l’onde issu.N’ont de sa peau suave et lisseLe fin tissu.

Quand sa main, qu’elle m’abandonne,Vient à s’ouvrir.Ma lèvre, en y touchant, frissonne,Je crois mourir !

Mais, ce qu’au monde rien n’égale,Âme ni fleur,C’est l’encens que son âme exhaleDans chaque pleur.

Ce chaste encens m’apporte un rêveTout plein de Dieu.Et, comme un nuage, il m’enlèveDans le ciel bleu.

Ce mystique parler que j’aimeDans son ardeur,Fait oublier sa beauté mêmePour sa pudeur.

Si bien qu’à sa voix tout se calmeEt se soumet…Je n’aperçois plus qu’une palmeSur un sommet.

Rosa

Hier, ces doux noms que je t’inspire,Ces doux aveux, en qui j’ai foi,M’auraient fait trembler ou sourire,Prononcés par d’autres que toi.

Je les accepte de ta bouche ;Sans chercher, dans mon propre cœur,D’où vient que ton accent me touche,Pourquoi je veux être ta sœur.

Calme et fort dans sa confiance,Ce cœur, rassuré d’aujourd’hui.Sent que vers ton âme il s’élance,Et que ton âme vient à lui.

Dieu nous a poussés l’un vers l’autre,Il a sur nous d’heureux desseins ;Aimons, pour sa gloire et la nôtre,Aimons, comme ont aimé les saints.

Konrad

Oui, c’est Dieu que j’entends‖ à travers ta parole !C’est Dieu qui par tes mains‖ me touche et me guérit,Qui, des feux de ce jour,‖ t’allume une auréole,Qui para cet Éden‖ où notre amour fleurit ;

Lui qui préfère aux lis,‖ dont le baume l’encense,Qui respire ton âme‖ en ce fervent essor ;Lui qui, pour m’enivrer,‖ fit, de sa propre essence,La nature si belle‖ et toi plus belle encor.

Avant l’heure où ton cœur,‖ débordant sur les cimes,Eût transformé ces bois,‖ où j’ai tant soupiré,Avant de t’y conduire,‖ ô toi qui les animes,Je n’avais rien senti,‖ rien vu, rien admiré !

Un arôme inconnu‖ sort, aujourd’hui, des roses ;Les oiseaux sont plus vifs‖ et plus mélodieux ;Des rayons tout nouveaux‖ ont brillé sur les choses,Depuis que j’y regarde‖ aux flammes de tes yeux.

Je voyais tout, jadis,‖ comme à travers un rêveOù l’on flotte indécis‖ sur un vague sentier ;Mais tout prend forme et vie‖ au soleil qui se lève ;Je sens de mon chaos‖ jaillir un monde entier.

J’entends une parole‖ et non plus un murmure ;Aux flancs noirs des ravins‖ coule à flot le vrai jour.Ton cœur m’a fait connaître,‖ éclairant la nature,L’infini qui se cache‖ aux esprits sans amour.

Rosa

Mon cœur, à moi, s’y renouvelleDans ces bois que tu fais chérir ;Alerte comme l’hirondelle,Je sens mes ailes se rouvrir.

Je retrouve, en ces lieux tranquilles.Tous mes joyaux les plus prisés ;Je n’ai rien laissé dans les villes,Sinon les fers que j’ai brisés.

À tes côtés, sur les bruyères,Je m’agenouille avec émoi ;Comme s’il cueillait mes prières,J’y sens Dieu s’incliner vers moi.

Loin des hommes, plus lu m’entraînesVers ces sommets couronnés d’or,Plus, dans ces régions sereines,Plus je voudrais monter encor,

Ce chemin par où l’on s’élèveDans l’azur qui baigne les monts,Chaque nuit je le fais en rêve,Depuis le soir où nous aimons.

À ton bras joyeuse, il me sembleQue, dans l’air lumineux et chaud,Nous montons, nous volons ensemble,Disant : plus haut, toujours plus haut !

Là, nous écoutons, sans mystère,Des voix, qu’on ne pouvait saisir,Troublé qu’on était sur la terre,Par la douleur ou le plaisir.

Puis, bercés dans un or fluide,Enivrés d’exquises senteurs,Nous descendons, d’un vol rapide,Pour nous poser sur ces hauteurs.

Voix des sommets

Donnez l’essor à votre âme.Elle aspire aux grands sommets ;Des sens éteignez la flammeAvec l’onde et le dictameEt le miel que je promets.

Fuyez l’humaine malice ;Et, loin d’un monde envieux,Apportez, comme un calice,Pour que rien ne le ternisse,Votre amour sur les hauts lieux.

Sa tente est sous le mélèzePrès des flots immaculés ;Le cœur y respire à l’aiseEt l’air léger vous apaiseSur les gazons non foulés.

De l’aigle et de la lumièreCe mont est le vrai séjour ;Il est fait pour la prière,Pour la vertu libre et fière…Il est fait pour votre amour.

Les oiseaux, la brise et l’ondeEntendront seuls votre aveu ;Ma forêt vierge et profondeVous cache aux regards du monde,Mais vous laisse voir à Dieu.

Konrad

Comme on respire bien‖ sur nos Alpes sublimes ;Leur souffle est plein de force‖ et de sages conseils.Lorsqu’on rêva d’atteindre‖ aux héroïques cimes,Qu’on est bien, pour aimer,‖ sous ces chastes soleils !

Livre, ô blanche Yung-Frau,‖ livre-nous ton domaine ;Soutiens, sur les degrés‖ d’azur et de cristal,Porte, comme une sœur,‖ l’ange que je t’amène.Elle est digne d’avoir‖ ton front pour piédestal.

Comme ta neige vierge‖ où l’aigle seul s’abreuve,Son amour, éteignant‖ l’ardeur des faux plaisirs,Verse au cœur, à travers‖ les sentiers de l’épreuve,Un torrent qui l’exalte‖ en ses nobles désirs.

Elle a rendu meilleurs‖ tous ceux qui l’ont aimée ;Et rien qu’en l’écoutant,‖ sans vivre sous sa loi,En respirant de loin‖ cette rose embaumée,L’âme s’ouvre à sa grâce‖ et désire la foi.

Son sourire a brillé‖ sur mes doutes funèbres.Frappant le noir essaim,‖ comme un rayon vainqueur,Ce soleil a chassé‖ les oiseaux de ténèbres,Et l’aube du vrai jour‖ se lève dans mon cœur.

Je vois mes horizons‖ et mes regards s’étendre ;Un glaive mieux trempé‖ s’affermit sous mes doigts ;Plus fort dans mes périls,‖ je reste aussi plus tendre,Et sais mieux me donner,‖ partout où je me dois !

Quand elle sent mon cœur‖ qui gronde et qui déborde,Elle en calme les flots,‖ mais sans lutter contre eux ;Elle sait diriger,‖ en sa miséricorde,Ce trop-plein de l’amour‖ sur tous les malheureux.

Va, mon cœur et mes sens‖ te resteront dociles ;Guide-moi vers ton ciel,‖ à travers cent combats ;Montre-moi le chemin‖ des vertus difficilesEt dont la récompense‖ est ailleurs qu’ici-bas.

Près d’une autre que toi,‖ cette soif qui m’altère,Dans un oubli moins pur‖ et moins audacieux,Eût imploré l’ivresse‖ et le miel de la terre,Mais à toi, Béatrix,‖ on demande les cieux.

Le dieu que l’on poursuit‖ à travers toute femme,L’Éternel invisible‖ à mes yeux s’est montré,Éclairant, tout à coup,‖ des sphères de mon âmeOù le soleil encor‖ n’avait pas pénétré.

Béatrix, ô lumière,‖ à toi de me conduire !Ne me retire pas‖ ce rayon qui m’a lui ;C’est par l’échelle d’or‖ de ton pieux sourireQue Dieu descend vers moi,‖ que je monte vers lui.

Rosa

Ton cœur a trouvé des parolesQui m’étreignent comme un lien ;Je sens d’ardentes auréolesEnlacer ton front et le mien.

À travers cette ivresse austère,J’ai possédé, dans un moment,De quoi répandre sur la terreUn siècle de ravissement.

À qui voit ton âme profonde,À qui t’aima sur ces sommets,Va, tous les amours de ce mondeSont impossibles désormais.

Après ce jour tout autre est vide !Je veux, quel que soit l’avenir,Comme au fond d’une Thébaïde,M’enfermer dans ce souvenir.

L’aumône seule et la prièreAuront accès dans ce saint lieu ;Pour rester à toi plus entière,Je veux être tout à mon Dieu.

Je veux souffrir pour qu’il s’apaise,Te comptant chacun de mes pleurs.Je veux porter ce qui te pèse,Tout le fardeau de tes douleurs.

Laisse-moi ma chaîne éternelle ;Rien ne saurait la délier.Toi, pour aller où Dieu t’appelle.Reste libre de m’oublier.

Et si, jamais, un cœur plus digneT’offrait de plus belles amours,Aime une autre, je m’y résigne,Et tu seras béni toujours.

Au ciel on n’a pas de rivales ;Tout est si grand, tout est si pur !Les âmes sont toutes égalesDevant Dieu dans l’immense azur.

Tu m’y reconnaîtras, je pense,Aux ardeurs vives de ma foi.Et j’irai, pour ma récompense,M’asseoir, là-haut, plus près de toi.

Konrad

Où cherches-tu le ciel ?‖ nous l’avons dans nos âmes !Ici point de regrets‖ ou d’espoirs superflus ;Le passé, l’avenir,‖ c’est l’heure où nous aimâmes…Pour mon cœur, désormais,‖ le temps n’existe plus.

Restons ici ! je veux‖ éterniser cette heure.Dans l’ivresse et la paix‖ du bonheur assuré,Je veux, à notre amour,‖ bâtir une demeureSur la cime où par toi‖ je fus transfiguré.

Le vent du ciel

Passez, le vent du ciel‖ emporte encor ce rêve.Toute paix, ici-bas,‖ n’est qu’un moment de trêve.L’amour habite ailleurs ;Nul n’a bâti son temple‖ et fixé son extase.Partez, mais conservez‖ le feu qui vous embrasePour un monde meilleur.

Je vous ramène à l’œuvre‖ à qui Dieu vous envoie.Reprenez le fardeau,‖ chacun sur votre voie ;Marchez-y sans remord.Vous savez bien qu’un soir‖ je dois venir encoreVous enlever tous deux‖ vers l’ineffable aurore,Dans les bras de la mort.

Endormis et flottants‖ sur mon souffle paisible,Vous vous réveillerez‖ sur le faîte invisiblePar Dieu même habité ;Là seulement, payé‖ du prix de votre attente,Votre amour, dans les fleurs,‖ pourra dresser sa tenteEt pour l’éternité.

Une branche de bruyère

À vos pieds, sur cette mousseVerte et douce,Une bruyère est en fleursBruyère aux couleurs de rose,Où se poseChaque perle de vos pleurs.

Cueillez-y fidèle et franche,Cette brancheQui scintille à vos regards ;Et, la baisant d’une lèvreTout en fièvre,Vous la romprez en deux parts.

Puisqu’en ce jardin célesteNul ne reste,Qu’on fuit et sans revenir,Emportez-la tout humide.Comme un guide,Cette fleur du souvenir.

Ouvrez au bouquet fragileL’Évangile,Ce garant de votre espoir ;Placez-le près d’une image,À la pageQue vous lisez chaque soir.

Et sur ce témoin des heuresLes meilleuresOù le soleil vous a lui,Vos larmes, qu’à cette feuilleDieu recueille,Tomberont, comme aujourd’hui.

Versification

Mètre
Vers de 8, 12 et 7 syllabes (154 de 8, 137 de 12, 81 de 7, 28 de 3, 18 de 4, 6 de 6)· profil 3, 4, 6, 7, 8, 6+6
Mots à la rime
a prononce / ronce féminine, classiqueb transformé / semé / aimé masculine, classiquec conduire / sourire / luire féminine, classiqued idéal / natal / mal masculine, classiquee immortelle / t’appelle / renouvelle féminine, classiquef sœur / cœur masculine, classiquea prête / discrète féminine, classiqueb douleur / fleur masculine, classiquea j’embrasse / grâce féminine, classiqueb bien / lien masculine, classiquea reprendre / tendre féminine, classiqueb jour / amour masculine, classiquea éclaircie / s’associe féminine, classiqueb doux / vous masculine, classiquea sévères / calvaires féminine, classiqueb chemin / humain / main masculine, classiqueb caresse / ivresse / tendresse féminine, classiqueb beauté / rejeté / liberté masculine, classiqueb calice / sacrifice féminine, classiquea vallons / échelons masculine, classiqueb flammes / âmes féminine, classiquec d’aujourd’hui / lui masculine, classiquea verts / déserts masculine, classiqueb hôtes / hautes féminine, classiquec meilleurs / ailleurs masculine, classiquea bois / mois masculine, classiqueb médite / visite féminine, classiquec fleurs / couleurs masculine, classiquea aujourd’hui / d’ennui masculine, classiqueb l’enchaîne / chêne féminine, classiquec ruisseaux / oiseaux masculine, classiquea plaisir / saisir masculine, classiqueb tige / voltige féminine, classiquec vivant / vent masculine, classiquea recevoir / soir masculine, classiqueb embrasée / rosée féminine, classiquec yeux / mieux masculine, classiquea vermeil / sommeil masculine, classiqueb heureuses / amoureuses féminine, classiquec d’assoupir / soupir masculine, classiquea chanson / pinson masculine, classiqueb lui-même / t’aime féminine, classiquec voix / fois masculine, classiquea natal / cristal masculine, classiqueb zéphyre / porphyre féminine, classiquea noir / miroir masculine, classiqueb torride / ride féminine, classiquea profond / fond masculine, classiqueb roche / approche féminine, classiquea bassin / sein masculine, classiqueb d’ivoire / boire féminine, classiquea genoux / doux masculine, classiqueb l’environne / couronne féminine, classiquea pencher / chercher masculine, classiqueb blondes / ondes féminine, classiquea yeux / joyeux masculine, classiqueb mire / sourire féminine, classiquea amours / sourds masculine, classiqueb doute / écoute féminine, classiquec bonheur / promeneur masculine, classiquea yeux / soucieux masculine, classiqueb d’attendre / tendre féminine, classiquec ennui / lui masculine, classiquea entend / instant masculine, classiqueb confondre / répondre féminine, classiquec baiser / s’apaiser masculine, classiquea chansons / passons masculine, classiqueb ailes / fidèles féminine, classiquea enivre / suivre féminine, classiqueb jasmin / main masculine, classiquea jour / d’amour masculine, classiqueb tendre / entendre féminine, classiquea rose / l’arrose féminine, classiqueb ciel / miel masculine, classiquea voue / joue féminine, classiquea pêche / fraîche féminine, classiqueb matin / satin masculine, classiquea calice / lisse féminine, classiqueb issu / tissu masculine, classiquea m’abandonne / frissonne féminine, classiqueb s’ouvrir / mourir masculine, classiquea n’égale / exhale féminine, classiqueb fleur / pleur masculine, classiquea rêve / m’enlève féminine, classiqueb Dieu / bleu masculine, classiquea j’aime / même féminine, classiqueb ardeur / pudeur masculine, classiquea calme / palme féminine, classiqueb soumet / sommet masculine, classiquea t’inspire / sourire féminine, classiqueb foi / toi masculine, classiquea bouche / touche féminine, classiqueb cœur / sœur masculine, classiquea confiance / s’élance féminine, classiquea l’autre / nôtre féminine, classiqueb desseins / saints masculine, classiquea parole / auréole féminine, classiqueb guérit / fleurit masculine, classiquea l’encense / essence féminine, classiqueb essor / encor masculine, classiquea cimes / animes féminine, classiqueb soupiré / admiré masculine, classiquea roses / choses féminine, classiqueb mélodieux / yeux masculine, classiquea rêve / lève féminine, classiqueb sentier / entier masculine, classiquea murmure / nature féminine, classiquea renouvelle / l’hirondelle féminine, classiqueb chérir / rouvrir masculine, classiquea tranquilles / villes féminine, classiqueb prisés / brisés masculine, classiquea bruyères / prières féminine, classiqueb émoi / moi masculine, classiquea m’entraînes / sereines féminine, classiqueb d’or / encor masculine, classiquea s’élève / rêve féminine, classiqueb monts / aimons masculine, classiquea semble / ensemble féminine, classiqueb chaud / haut masculine, classiquea mystère / terre féminine, classiqueb saisir / plaisir masculine, classiquea fluide / rapide féminine, classiqueb senteurs / hauteurs masculine, classiquea âme / flamme / dictame féminine, classiqueb sommets / promets masculine, classiquea malice / calice / ternisse féminine, classiqueb envieux / lieux masculine, classiquea mélèze / l’aise / apaise féminine, classiqueb immaculés / foulés masculine, classiquea lumière / prière / fière féminine, classiqueb séjour / amour masculine, classiquea l’onde / profonde / monde féminine, classiqueb aveu / Dieu masculine, classiquea sublimes / cimes féminine, classiqueb conseils / soleils masculine, classiquea domaine / t’amène féminine, classiqueb cristal / piédestal masculine, classiquea s’abreuve / l’épreuve féminine, classiqueb plaisirs / désirs masculine, classiquea aimée / embaumée féminine, classiqueb loi / foi masculine, classiquea funèbres / ténèbres féminine, classiqueb vainqueur / cœur masculine, classiquea s’étendre / tendre féminine, classiqueb doigts / dois masculine, classiquea déborde / miséricorde féminine, classiqueb eux / malheureux masculine, classiquea dociles / difficiles féminine, classiqueb combats / qu’ici-bas masculine, classiquea m’altère / terre féminine, classiqueb audacieux / cieux masculine, classiquea femme / âme féminine, classiqueb montré / pénétré masculine, classiquea conduire / sourire féminine, classiqueb lui masculine, classiquea paroles / auréoles féminine, classiqueb lien / mien masculine, classiquea austère / terre féminine, classiqueb moment / ravissement masculine, classiquea profonde / monde féminine, classiqueb sommets / désormais masculine, classiquea vide / Thébaïde féminine, classiqueb l’avenir / souvenir masculine, classiquea prière / entière féminine, classiqueb lieu / Dieu masculine, classiquea s’apaise / pèse féminine, classiqueb pleurs / douleurs masculine, classiquea éternelle / t’appelle féminine, classiqueb délier / m’oublier masculine, classiquea digne / résigne féminine, classiqueb amours / toujours masculine, classiquea rivales / égales féminine, classiqueb pur / azur masculine, classiquea pense / récompense féminine, classiquea âmes / aimâmes féminine, classiqueb superflus / plus masculine, classiquea heure / demeure féminine, classiqueb assuré / transfiguré masculine, classiquea rêve / trêve féminine, classiqueb ailleurs / meilleur masculine, classiquec extase / embrase féminine, classiquea envoie / voie féminine, classiqueb remord / mort masculine, classiquec encore / aurore féminine, classiquea paisible / invisible féminine, classiqueb habité / l’éternité masculine, classiquec attente / tente féminine, classiquea mousse / douce féminine, classiqueb fleurs / pleurs masculine, classiquec rose / pose féminine, classiquea franche / branche féminine, classiqueb regards / parts masculine, non classiquec lèvre / fièvre féminine, classiquea céleste / reste féminine, classiqueb revenir / souvenir masculine, classiquec humide / guide féminine, classiquea fragile / L’Évangile féminine, classiqueb espoir / soir masculine, classiquec image / page féminine, classiquea heures / meilleures féminine, classiqueb lui / aujourd’hui masculine, classiquec feuille / recueille féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

424 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1878· numérisation wikisource.org· Sources