Pernette, 1870
CHANT DEUXIÈME. Le soldat de l’an Ii
Soyons forts, dit le prêtre‖ en posant sur la tableL’affreux papier marqué‖ de l’aigle redoutable :C’était vrai, voici l’ordre,‖ et Pierre doit partir.Nous étions trop heureux,‖ Dieu veut nous avertir :Pauvre mère ! Acceptons‖ cette croix méritée ;Imitons humblement‖ celui qui l’a portée ;Prions ce divin Fils‖ de veiller sur le tien.Toi, Pierre, mon enfant,‖ sois homme et sois chrétien.Mon disciple chéri,‖ pars, béni de ton maître !La trempe de ton cœur‖ va se faire connaître.Certes, l’épreuve est rude‖ à ton âge, et c’est peuDe subir la misère‖ et d’affronter le feu ;Voici qu’il faut encor‖ vivre seul, des années,Et voir jusqu’à la paix‖ tes amours ajournées,Quitter Pernette, enfin,‖ sans être son époux.Mais qui sait l’avenir ?‖ Vous avez Dieu pour vous.Sage, instruit, plein d’honneur,‖ de bravoure certaine,Un conscrit comme toi‖ peut faire un capitaine,Passer de l’épaulette‖ à la ceinture d’or…De beaux jours, mes enfants,‖ peuvent nous luire encor.Allons, mère, il nous faut‖ raffermir ce cœur tendre :César nous prend ce fils,‖ Dieu saura nous le rendre. »
Mais, refusant son cœur‖ à tout espoir humain,La mère en pleurs cachait‖ ses yeux avec sa main :Ses sanglots parlaient seuls‖ dans la commune angoisse.
Pierre, à la fin, saisit‖ le papier et le froisse,Et se dressant d’un bond‖ rapide, impétueux,D’un mouvement du cou‖ rejetant ses cheveux,Il fit sous ses deux poings‖ trembler la table lourde
« Quelle est donc cette loi,‖ dit-il d’une voix sourde,Qui m’ôte mon amour,‖ m’ayant pris tous mes biens ?De qui sommes-nous donc‖ les esclaves, les chiens,Si je n’ai plus le droit,‖ dès qu’un papier me nomme,D’être époux, d’être père,‖ enfin de vivre en homme ?Pernette m’appartient,‖ à la vie, à la mort ;J’aime et je suis aimé,‖ nos parents sont d’accord ;Il n’est contre ce droit‖ ni droit, ni loi, ni maître ;Dieu même à nous unir‖ forcerait ce saint prêtre.S’il faut m’armer ensuite‖ et partir, j’y consens.Mais où sont nos périls,‖ nos ennemis pressants ?Tous ces récits d’exploits‖ affichés avec pompe,Moi, je les comprends mal‖ et je sens qu’on nous trompe.J’ai vu combien d’enfants‖ notre bourg a pleurés,Et je n’ai pas de goût‖ pour les habits dorés.Certes, j’aime autant qu’eux,‖ et plus qu’eux tous, peut-être,La terre des aïeux,‖ les champs qui m’ont vu naître,Le clocher qui sonna‖ mon baptême, et qui doitSonner mon mariage,‖ ainsi que c’est mon droit.Qu’on ose y faire injure‖ aux hommes de ma race,Vienne des étrangers‖ m’y disputer ma place !On verra s’il me faut‖ tout un vain attirail,Ma hache et mon fusil‖ feront un fier travail.Je suis prêt ! Mais avant,‖ pourquoi briser mon âme ?Pourquoi n’aurais-je pas‖ ma Pernette pour femme ?Tous ces héros qu’on vante‖ et tous ces triomphantsN’avaient-ils derrière eux‖ d’épouses ni d’enfants ?Pour quel devoir, pour qui‖ veut-on que je sois brave ?Pour ce chef inconnu‖ qui me traite en esclave.Défendrai-je donc moins‖ ce sol, ces murs sacrés,Quand ils me garderont‖ plus d’êtres adorés ;Et si je laisse, autour‖ de l’âtre héréditaire,Des fils à mes aïeux‖ et des bras à ma terre ?Pourquoi m’armer, verser‖ mon sang, donner mes biens,Mourir, sinon pour ceux‖ que j’aime et qui sont miens ?Avant tout, que Pernette‖ ait mon serment suprême,Que je suive la loi‖ de mon cœur, de Dieu même,Que je sois libre !… Et puis‖ je deviens, s’il le faut,Soldat, et mon vieux sang‖ prouvera ce qu’il vaut. »
On se tut un moment‖ devant cette colère ;Et toujours éclataient‖ les sanglots de la mère.
Alors le vieux docteur,‖ chéri dans la maisonPour sa gaieté sereine‖ et sa verte raison,Redouté des trembleurs‖ pour sa franchise rude,S’exprima hardiment‖ selon son habitude,Comme nul ne l’osait‖ sous ce joug rigoureux :
« Tu parles comme au temps‖ des Romains ou des preux,En fils de la nature,‖ en guerrier d’un autre âge,Croyant que le soldat‖ se mesure au courage,Qu’il marche en liberté,‖ père, époux, citoyen,Pour défendre les lois,‖ sa famille et son bien.Dans la main d’un César,‖ et dans l’ère où nous sommes,Les soldats ne sont plus‖ des citoyens, des hommes :Rangé sous le drapeau‖ de ce fatal vainqueur,On n’est qu’un bras sans âme,‖ on abdique son cœur.Moi, je t’offre un moyen‖ d’éviter cette honte :C’est de faire au César‖ la guerre pour ton compteEt de braver tout seul,‖ à l’abri de nos bois,Ce bandit couronné‖ qui fait trembler les rois.Ils appellent cela‖ déserteur, réfractaire ;Propos de chambellan !‖… Toi, fais ce qu’il faut fairePour rester homme libre‖ et pour t’appartenir ;Et va dans la montagne‖ attendre l’avenir. »
Or, toujours sans mot dire‖ et de pleurs inondée,La mère sanglotait‖ sur le lit accoudée.
De ses deux forts poignets,‖ croisés sur son bâton,Jacques le laboureur‖ appuyant son menton,Écoutait avec calme,‖ en père, en homme sage,Riche, et dont les avis‖ comptaient dans le village.Rien sur son front n’avait‖ trahi son sentiment,Lorsqu’on vit le vieillard‖ se lever lentement ;Il étendit la main,‖ et, la tête dressée,Comme le bon docteur,‖ dit toute sa pensée :« Je suis d’un autre temps,‖ sans être encor bien vieux.Je labourais en paix‖ le champ de mes aïeux,Lorsqu’un grand vent souffla,‖ messager de tempête ;Nos montagnes tremblaient‖ de la base à la crête ;L’air de tous les côtés‖ nous jetait en courantDes mots où respirait‖ quelque chose de grand.Un immense frisson‖ de crainte et d’espéranceA travers tous les cœurs‖ circulait par la France.Tout sillonné d’éclairs‖ le ciel semblait plus beau.Chacun sentait en soi‖ naître un homme nouveau ;Et, durant ce travail‖ plein d’ardente liesse,Chaque douleur plus vive‖ apportait sa promesse.Tout à coup retentit‖ le pas de l’étranger.Et grondèrent ces mots :‖ La patrie en danger !Alors il se passa‖ je ne sais quel prodige :Le souvenir encor‖ m’en donne le vertige :Des villes, des hameaux,‖ des forêts, des sillons,Les hommes surgissaient,‖ volaient en tourbillons,Jeunes et vieux ; c’était‖ la nation entière.Un fleuve humain roulait‖ ses flots à la frontière.Nous partions, nous courions‖ en chantant, en pleurant :La Marseillaise en feu‖ planait sur ce torrent.On se ruait pieds nus,‖ sans pain, à l’arme blanche ;Les canons se taisaient‖ noyés sous l’avalanche.Moi, je fis comme tous ;‖ et, sans tarder d’un jour,Je quittai ma maison,‖ ma vigne, mon amour,Celle qui dans ses flancs‖ portait déjà Pernette,Et je passai le Rhin,‖ croisant la baïonnette.Je marchais hardiment,‖ fier, presque sans émoi,Comme si les boulets‖ ne pouvaient rien sur moi ;Tant nous avions au cœur‖ une ivresse héroïque !Et cinq ans je servis‖ ainsi la République.Rentré dans le manoir‖ dont j’avais hérité,J’ai repris le labour‖ et ne l’ai plus quitté.J’entends venir, depuis,‖ maint récit de bataille,Mais nul ne sait pourquoi‖ l’on saigne et l’on travaille ;Une âpre ambition‖ met les pays en feu,Et l’on meurt pour un homme‖ adoré comme un dieu.Tous les ans nous voyons‖ de sinistres visagesCompter tous les berceaux,‖ tous les feux des villages.On fauche tous les ans‖ nos robustes garçonsComme l’orge ou le seigle‖ au moment des moissons ;On prend tout ce qui vaut !‖ Et l’on nous laisse à peineLes impotents marqués‖ pour une fin prochaine ;Deux bras forts sont d’un prix‖ qu’on ne peut plus payer.Chaque jour le canton‖ voit s’éteindre un foyer.Nos filles sans maris‖ et nos terres en friches,C’est notre lot à tous,‖ aux pauvres, même aux riches.Et toi, que j’avais cru‖ sauvé de ces hasards,Espoir de deux maisons,‖ soutien de deux vieillards,Toi qui payas trois fois,‖ et de ta terre entière,Le droit de consoler‖ les vieux ans de ta mère,Voici le noir boucher‖ qui te saisit encor !Mais, puisqu’au lieu de sang‖ il prend aussi de l’or,Certes, tu t’appartiens,‖ ayant triplé la somme…Et moi, je te déclare‖ affranchi de cet homme !Moi, vieux soldat du Rhin,‖ je connais le devoir ;C’est de ne plus aider‖ à ce sanglant pouvoir.Moi, père et citoyen,‖ je t’interdis de fairePour fabriquer des rois‖ ces guerres de corsaire.Suive qui le voudra‖ son aigle triomphant ;Toi, combats s’il le faut‖ pour rester notre enfant !Nos forêts des hauts lieux‖ sont encore insoumises,Un conscrit peut y fuir‖ et sauver ses franchises.Tout ce qui reste au sol‖ de garçons vigoureuxSe garde au fond des bois…‖ Eh bien, pars, fait comme eux.S’il te manque un fusil,‖ prends le mien, l’arme est bonne,Nous avons fait tous deux‖ nos preuves dans l’Argonne ! »
Les yeux du fils brillaient,‖ approuvant ce discours ;Et la mère pleurait,‖ pleurait, pleurait toujours ;Et, ne pouvant parler,‖ elle invoqua du gesteLe vénéré pasteur,‖ le vrai juge qui reste,Le juge du devoir‖ par le Ciel inspiré.
« Mes amis, mes enfants,‖ dit le sage curé,Mon cœur vous est ouvert ;‖ vous savez bien si j’aimeLa sainte paix, vous tous,‖ notre Pierre lui-même ;Si je demande à Dieu,‖ quand je prie avec vous,Qu’il nous donne des chefs‖ plus justes et plus doux :Si tous les ans je lutte,‖ au risque qu’on me broie,Pour que le recruteur‖ lâche un peu de sa proie.Mais je ne puis, moi prêtre,‖ en nulle occasion,Appuyer du conseil‖ une rébellion.La loi reste la loi,‖ même injuste et cruelle ;Sa force vient d’en haut :‖ nul n’est au-dessus d’elle.Tout un peuple obéit,‖ nous devons obéir ;Dieu jugera plus tard‖ et saura qui punir.Pour nous, suivons l’exemple‖ et le sort de nos frères ;Nul n’a droit de marcher‖ par des sentiers contraires.Celui qui, sans orgueil,‖ fait ce que fait chacun,Et, soumis à la loi,‖ subit le sort commun,Eût-il le moins bon lot‖ et les plus sombres chances,Il échappe au remords,‖ la pire des souffrances.Mais celui qui, rebelle‖ et marchant à l’écart,Dans les devoirs de tous‖ veut se choisir sa part,Qui se croit, sans nul titre,‖ excepté du vulgaire,Et seul contre son peuple‖ ose se mettre en guerre,Qui des lois et des mœurs‖ veut remonter le cours,Haï souvent, flétri‖ parfois, vaincu toujours,Ne sachant plus se prendre‖ à rien de légitime,Se condamne au malheur…‖, hélas ! peut-être au crime !
Tous restèrent saisis,‖ le prêtre ayant parlé.Le vieux Jacque hésitait,‖ dans son cœur ébranlé ;Nul n’osait plus jeter‖ un mot dans la balance ;Pierre baissait les yeux ;‖ mais, rompant le silence
« Curé, dit le docteur,‖ assez de sang humain !Être aujourd’hui soldat,‖ c’est être mort demain.Et pourquoi ? Pour qu’un homme‖ affamé de tueriesAlimente à plaisir‖ ses longues boucheries.Ce fils, on en ferait‖ de la chair à canon !Si vos lois disent oui,‖ la nature dit non.Ôtons-leur cet enfant,‖ notre unique espérance.Ce Corse a desséché‖ les veines de la France !Pour repeupler nos champs,‖ comment feront vos lois ?Comment reverdira‖ le grand chêne gaulois ?Moi, le vieux médecin,‖ j’ai souci de la race ;Et nul remords au cœur,‖ certes, ne m’embarrasse,Quand j’arrache au boucher‖ des gars intelligentsQui puissent faire encor‖ souche de braves gens.Toi, va dans nos forêts‖ nous garder ta jeunesse,Afin qu’un joyeux clan‖ sous ce clocher renaisse.La montagne offre encor,‖ malgré les bûcherons,Un asile, un rempart‖ à de vaillants lurons.Courage et bon espoir !‖ le dénoûment s’achève.Ce trône fait de sang‖ va crouler sous le glaive ;Encore un Te Deum‖ comme ceux d’aujourd’hui…Nos vieux sapins branlants‖ dureront plus que lui. »
Or, sans attendre un mot‖ de prudence ou de blâmeQui rompît ce conseil‖ adopté par son âme,Pierre, à d’autres qu’à lui‖ sans plus avoir recours,D’un coup de volonté‖ trancha tous les discours.Par les pleurs de sa mère‖ exalté davantage,Il lui prit les deux mains,‖ baisa ce cher visage.Puis, d’un ton qui ne veut‖ plus être contredit,Il parla, le front haut,‖ fermement, et leur dit :
« Je ne servirai pas !‖ je n’aurai pas de maîtres ;Je vivrai, je mourrai‖ sur le sol des ancêtres ;Je vais dans la forêt‖ joindre les insoumis,Et j’y ferai la guerre‖ à mes vrais ennemis.Mon corps ne quittera‖ pas plus que ma penséeLe pays de ma mère‖ et de ma fiancée.Si chacun doit s’armer‖ et combattre toujours,Je serai le soldat‖ de mes propres amours.Voyez ce vieux fusil,‖ à cette cheminée ;Je le prends, nous ferons‖ tous deux ma destinée.Dans les murs de Lyon,‖ contre d’autres bourreaux,Mon père le porta,‖ libre et fier, en héros.Blessé, proscrit, caché‖ sous ce vieux toit de chêne,Il est mort sans fléchir‖ dans l’amour, dans la haine.Je ne le vaudrai pas…‖, mais je l’imiterai.Mère, que Dieu vous garde,‖ et je me garderai ! »
Et la mère, achevant‖ son muet sacrifice,Pleurait sans écarter‖ l’un ou l’autre calice ;Entre ces deux périls,‖ n’osant former un vœu,Elle ne savait plus‖ que demander à Dieu.L’arrêt porté rendit‖ à son âme hésitanteLa flamme et le ressort‖ qu’usait la pâle attente ;Debout, elle embrassa‖ son fils, et par trois foisElle arma le proscrit‖ du signe de la croix,Et lui dit à voix basse,‖ au bout d’une prière,Quelques mots… de ces mots‖ comme en trouve une mère,Et dont l’or pur étend‖ sur le cœur filialUne armure d’honneur‖ impénétrable au mal.
Et nul ne parla plus ;‖ et tous, cachant leurs larmes,L’aidaient à préparer‖ des vivres et des armes.Et, par le bon docteur,‖ Pierre emmené sans bruit,Gagna le bois propice‖ au milieu de la nuit.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 134((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a table / redoutable féminine, classiqueb partir / avertir masculine, classiquec méritée / portée féminine, classiqued tien / chrétien masculine, classiquee maître / connaître féminine, classiquef peu / feu masculine, classiqueg années / ajournées féminine, classiqueh époux / vous masculine, classiquei certaine / capitaine féminine, classiquej d’or / encor masculine, classiquek tendre / rendre féminine, classiquea humain / main masculine, classiqueb angoisse / froisse féminine, classiqueb impétueux / cheveux masculine, classiquec lourde / sourde féminine, classiqueb biens / chiens masculine, classiquec nomme / homme féminine, classiqued mort / d’accord masculine, classiquee maître / prêtre féminine, classiquef consens / pressants masculine, classiqueg pompe / trompe féminine, classiqueh pleurés / dorés masculine, classiquei peut-être / naître féminine, classiquej doit / droit masculine, classiquek race / place féminine, classiquel attirail / travail masculine, classiquem âme / femme féminine, classiquen triomphants / d’enfants masculine, classiqueo brave / esclave féminine, classiquep sacrés / adorés masculine, classiqueq héréditaire / terre féminine, classiquer biens / miens masculine, classiques suprême / même féminine, classiquet faut / vaut masculine, classiquea colère / mère féminine, classiquea maison / raison masculine, classiqueb rude / habitude féminine, classiquec rigoureux / preux masculine, classiqueb âge / courage féminine, classiquec citoyen / bien masculine, classiqued sommes / hommes féminine, classiquee vainqueur / cœur masculine, classiquef honte / compte féminine, classiqueg bois / rois masculine, classiqueh réfractaire / faire féminine, classiquei t’appartenir / l’avenir masculine, classiquea inondée / accoudée féminine, classiquea bâton / menton masculine, classiqueb sage / village féminine, classiquec sentiment / lentement masculine, classiqued dressée / pensée féminine, classiquee vieux / aïeux masculine, classiquef tempête / crête féminine, classiqueg courant / grand masculine, classiqueh d’espérance / France féminine, classiquei beau / nouveau masculine, classiquej liesse / promesse féminine, classiquek l’étranger / danger masculine, classiquel prodige / vertige féminine, classiquem sillons / tourbillons masculine, classiquen entière / frontière féminine, classiqueo pleurant / torrent masculine, classiquep blanche / l’avalanche féminine, classiqueq jour / amour masculine, classiquer Pernette / baïonnette féminine, classiques émoi / moi masculine, classiquet héroïque / République féminine, classiqueu hérité / quitté masculine, classiquev bataille / travaille féminine, classiquew feu / dieu masculine, classiquex visages / villages féminine, classiquey garçons / moissons masculine, classiquez peine / prochaine féminine, classiquea payer / foyer masculine, classiqueb friches / riches féminine, classiquec hasards / vieillards masculine, classiqued entière / mère féminine, classiquee encor / l’or masculine, classiquef somme / homme féminine, classiqueg devoir / pouvoir masculine, classiqueh faire / corsaire féminine, classiquei triomphant / enfant masculine, classiquej insoumises / franchises féminine, classiquek vigoureux / eux masculine, classiquel bonne / l’Argonne féminine, classiquea discours / toujours masculine, classiqueb geste / reste féminine, classiquec inspiré / curé masculine, classiqueb j’aime / lui-même féminine, classiquec vous / doux masculine, classiqued broie / proie féminine, classiquee occasion / rébellion masculine, classiquef cruelle / d’elle féminine, classiqueg obéir / punir masculine, classiqueh frères / contraires féminine, classiquei chacun / commun masculine, classiquej chances / souffrances féminine, classiquek l’écart / part masculine, classiquel vulgaire / guerre féminine, classiquem cours / toujours masculine, classiquen légitime / crime féminine, classiquea parlé / ébranlé masculine, classiqueb balance / silence féminine, classiquea humain / demain masculine, classiqueb tueries / boucheries féminine, classiquec canon / non masculine, classiqued espérance / France féminine, classiquee lois / gaulois masculine, classiquef race / m’embarrasse féminine, classiqueg intelligents / gens masculine, classiqueh jeunesse / renaisse féminine, classiquei bûcherons / lurons masculine, classiquej s’achève / glaive féminine, classiquek d’aujourd’hui / lui masculine, classiquea blâme / âme féminine, classiqueb recours / discours masculine, classiquec davantage / visage féminine, classiqued contredit / dit masculine, classiquea maîtres / ancêtres féminine, classiqueb insoumis / ennemis masculine, classiquec pensée / fiancée féminine, classiqued toujours / amours masculine, classiquee cheminée / destinée féminine, classiquef bourreaux / héros masculine, classiqueg chêne / haine féminine, classiqueh l’imiterai / garderai masculine, classiquea sacrifice / calice féminine, classiqueb vœu / Dieu masculine, classiquec hésitante / attente féminine, classiqued fois / croix masculine, classiquee prière / mère féminine, classiquef filial / mal masculine, classiquea larmes / armes féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
268 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1878· numérisation wikisource.org· Sources