Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poèmes civiques, 1873· Livre premier

IV. Aux démolisseurs

Victor de Laprade· 17 distiquess, alexandrins, 254 vers

Tombez, vieilles maisons‖ avec les vieilles mœurs !Le champ des parvenus‖ se cultive en primeurs ;Il veut des hommes neufs‖ et des bâtisses neuves ;C'est en démolissant‖ que l'on y fait ses preuves.Donc, poussez, en un soir,‖ comme des champignons,Poussez, sur les débris‖ de nos humbles pignons,Temples des dieux, des arts,‖ des libertés modernes,Bazars et lupanars,‖ banques, tripots, casernes !Pour nous, déracinés‖ par le droit du plus fort.Nous qui voulions mourir‖ où notre aïeul est mort,Errants et ballottés‖ dans la tourbe flottante,Au pied de vos palais‖ nous vivrons sous la lente.

Ah ! par le temps qui court,‖ bienheureux les bâtards !Ceux-là n'opposent pas‖ au progrès des retards ;Ceux-là ne traînent pas,‖ cabrés contre la mode,De regrets surannés‖ un bagage incommode ;Jamais sur leur chemin‖ libre de préjugésUne tombe, un vieux mur,‖ ne les a dérangés.Hélas ! nous ne saurions,‖ nous, gens d'humeurs chagrines,Procéder si gaiement‖ à faire des ruines,Et déchirer l'histoire,‖ et sur le sol natal.Répandre, en le fauchant,‖ l'oubli, l'oubli fatal.Nous ne saurions, au gré‖ des intérêts serviles,Comme un pays conquis‖ transfigurer nos villes ;Si bien les embellir,‖ si bien les ravager.Que tout vieux citoyen‖ s'y croit un étranger.Tous nos chers souvenirs,‖ tous nos cultes intimesSe soldent, à vos yeux,‖ par francs et par centimes.Vous ne comprenez pas —‖ on en sait les motifs —L'affreux deuil qui nous tient‖ de ces manoirs chétifsOui, nous avons eu, nous,‖ nos maisons paternelles ;C'est un tort, je le sais,‖ chez ces races nouvellesTous, depuis les plus fiers‖ jusques aux plus obscurs,Nous avions un passé‖ qui croule avec ces mursTout fils de bonne mère‖ est d'une souche antiqueEt peut de son berceau‖ se faire une relique.Ah ! pour tenir son cœur‖ au sol enraciné.Pas n'est besoin d'avoir‖ un donjon blasonné ;Il suffit, tout enfant,‖ près de l'âtre qui brille,D'avoir vu pendre au mur‖ un sabre de famille ;Sur le même établi‖ d'avoir, jusqu'à dix ans,Présenté leurs outils‖ à de bons artisans ;Aidé parfois le père,‖ heureux de son emplette,A charger d'un vieux livre‖ une vieille tablette.Et, dans le même coin,‖ sur le même fauteuil,Grimpé sur les genoux‖ de l'oncle ou de l'aïeul.

Malheureux, sur ce sol‖ qui tremble d'heure en heure.Malheureux qui s'attache‖ à sa pauvre demeure !Sous son rustique abri,‖ notre vieux banc de boisN'est pas plus assuré‖ que le trône des rois.Nul ne sait aujourd'hui,‖ si petit qu'il se fasse,Quelle raison d'État‖ se trame et le menace ;Et nul ne peut jurer,‖ chez ce peuple si fier,Qu'il couchera ce soir‖ au même lit qu'hier.Sortez, déménagez,‖ partez, la loi l'ordonne,Et rien n'appartient plus‖ de nos jours à personne !

Ah ! que nous sommes loin‖ de ces temps casaniersOù les rois respectaient‖ la hutte des meuniers !Où l'homme, qui chez lui‖ voulait rester le maîtreEt préférait à l'or‖ le foyer d'un ancêtre,Trouvait, en s'obstinant,‖ applaudi des railleurs,Des juges à Berlin…‖ et quelquefois ailleurs.Chez nous, grâce aux clartés‖ que le progrès apporte,Les choses, maintenant,‖ se passent d'autre sorte :Un affreux petit juif,‖ jadis porte-haillons,Rêve de s'embellir‖ de quelques millions ;Il avise un projet‖ qui ne saurait déplaire,— Toujours dans l'intérêt‖ et le vœu populaire ! —Mais, d'abord, il lui faut‖ sans trêve et sans débatsQu'on jette la moitié‖ de votre ville à bas ;Il en tient dans sa caisse‖ une autre toute prête.Donc que chacun se range‖ et que rien ne l'arrête,Et qu'un long boulevard‖ à travers nos taudisS'ouvre aux heureux mortels‖ jusqu'à son paradis.Alors, en un clin d'œil,‖ comme des fourmilières,Surgiront les hôtels,‖ les cités ouvrières,Docks, opéras, jardins,‖ bals et cafés chantants.Et des loyers gratis‖ pour cent mille habitants.Advienne que pourra !‖ le neveu des prophètesA vendu son papier,‖ et ses orges sont faites !

Or, à tant de bienfaits,‖ dus au peuple romain,Si votre humble maison‖ barre encor le chemin,Cessant de faire obstacle‖ au bonheur de la foule,N'est-il pas, dites-moi,‖ juste qu'elle s'écroule ?Tant mieux si l'homme habile,‖ épris du bien commun,Dans l'innocent trafic‖ a gagné cent pour un.Si, pour mieux cheminer‖ vers ses terrains prospères,Il a graissé la patte‖ à quelques gros compères…Respectez, citoyens,‖ cet intérêt urgent,Et, payés bien ou mal,‖ emportez votre argent ;D'un nouveau boulevard‖ la cité s'est accrue,Trouvez un autre gîte‖ ou couchez dans la rue.

Mais comment, — nous diront‖ ceux qui n'ont pas le fil, —Comment, pourquoi, par qui‖ tout cela se fait-il ?Moi, je suis ruiné !‖ — Tant pis… et tout s'expliquePar ce mot consolant :‖ utilité publique ;Il fait naître le bien‖ et l'agrément commun,Du total des ennuis‖ qu'on impose à chacun.

Comprenez-vous ? — Fort peu ;‖ cependant je soupçonneQue tout ceci profite‖ à plus d'une personne ;On en glose, du moins,‖ en cent mille façons ;Chacun a sa chronique‖ et chacun ses leçons ;J'ai la mienne, fort drôle‖ et qui vous fera rire ;Mais je me garderais,‖ certes, d'en rien écrire !Je sais ce qu'il en cuit‖ d'un article malin :Je me tais… nous avons‖ des juges à Berlin.

Donc, ravagez en paix‖ nos maisons et l'histoire ;Rien n'existait hier,‖ avant vous, c'est notoire :Sans berceau, sans aïeux,‖ et sans passé connu,La France est tout entière‖ un pays parvenu.Sur le sol, dans les lois,‖ tout date, je suppose.Du jour où le hasard‖ fit de vous quelque chose.Tout est né d'aujourd'hui,‖ villes, hameaux, chalets.Les fermes, les châteaux…‖ et surtout les valets.

Édiles ! reprenez‖ nos cités par la base :Chacun hors de chez soi !‖ puis, faisons table rase !Voyez dans quel taudis,‖ pour en cire si vains,Logeaient nos vieux prévôts‖ et nos vieux échevins !Comment administrer‖ du fond d'une masure ?Au luxe d'un consul‖ son talent se mesure.Sitôt qu'on a souci‖ de se rendre immortel,Pour agrandir son âme‖ on accroît son hôtel ;On abat le voisin.‖ — Rangeons-nous, et silence !Place au vieux jacobin‖ qui devient excellence !Puis il faut en finir :‖ que les morts soient bien mortsEn abattant ces murs,‖ on abat des remords ;L'un sent la royauté,‖ l'autre la république ;On fit entre les deux‖ un chemin très oblique ;On peut, à chaque pas,‖ dans ces vieilles maisons,Se heurter nez à nez‖ avec ses trahisons.On n'aime pas à voir,‖ ex-libéral austère,Son ancien club louchant‖ près de son ministère.Et, du haut d'un balcon‖ d'or à quatre piliers.Le coin de rue où l'on‖ décrotta les souliers.

Et c'est pourquoi la France‖ aux marteaux est livrée ;Du passé qu'on égorge‖ on sonne la curée.Partout, de mon village‖ au centre de Paris,Je n'ai pu faire un pas‖ sans heurter un débris.Ah ! du siècle, partout,‖ le sol offre l'emblème :Le champ est le portrait‖ du laboureur lui-même :Chaque temple est pareil‖ à sa divinité,L'âme du citoyen‖ se peint dans la cité.Partout, c'est un amas‖ de cendre et de décombresL'honneur, la foi, l'amour,‖ laissent des vides sombres,Comme ces vieux logis‖ croulant sous les marteaux ;Tout s'en va, démoli‖ par les instincts brutaux.D'ici, de là, peut-être,‖ infirme et replâtrée,Une antique chapelle‖ est parfois rencontrée ;Mais tout auprès se dresse,‖ impossible et sans art,Percé de mille trous‖ quelque long mur blafard ;Tel, qu'on cherche, en voyant‖ ce pastiche vulgaire,A quel vice banal‖ on bâtit un repaire.

De ces plats bâtiments‖ au front numéroté,J'exècre l'air de gêne‖ et l'uniformité.Tout, par le temps qui court‖ et l'esprit qui gouverne.Tout prend, sans qu'on y songe,‖ un aspect de caserne ;Pas un caprice heureux,‖ rien d'architectural,Et tout semble aligné‖ des mains d'un caporal.Jadis en nos manoirs,‖ — hôtels, maisons étroites, —Je sais qu'on avait peu‖ souci des lignes droites.D'un art un peu fantasque‖ on y suivait la loi,Mais c'était un art libre,‖ et l'on était chez soi.Comme pour une armure‖ et pour une bataille.Chacun se construisait‖ sa demeure à sa taille ;Le maître charbonnier‖ et le puissant seigneurÉtaient cuirassés là‖ comme dans leur honneur,Sûrs qu'après eux le fils‖ ou l'époux de la filleY vivraient dans le culte‖ et les droits de famille,Qu'on y garderait purs‖ l'enseigne ou le blason…Et que Dieu seul pouvait‖ briser une maison !

Mais, aujourd'hui, trottant‖ sous la loi d'un concierge.On n'a plus de manoir,‖ on demeure à l'auberge.Peuple nomade ! un bail,‖ qui dure longuement.Vit l'espace d'un deuil‖ ou d'un gouvernement.A les voir, vos maisons,‖ ces affreux phalanstères,On flaire un antre. ouvert‖ à tous les adultères,Où, sans pudeur, tout va,‖ chez un peuple rampant.Suivant le bon plaisir‖ du dernier occupant.Ces murs ont un visage‖ impossible à décrire ;Ils s'éclairent le soir‖ d'un étrange sourire ;Le cœur est soulevé‖ par ce honteux regard,Et l'on reconnaît vite‖ à ce luxe, à ce fard,A ce balcon doré‖ qui regarde en coulisse.Tout un monde élégant…‖ inscrit à la police.

Tout porte le cachet‖ de ce monde suspect ;L'air de ces monuments‖ repousse le respect.Il semble que Paris‖ s'attife et se déploiePour les yeux des laquais‖ et des filles de joie.

Donc, reprenez le pic,‖ au nom de l'avenir,Maçons, et faites brèche‖ à tout grand souvenir ;Et qu'on ouvre, à travers‖ nos maisons éventrées,A ce peuple fringant,‖ de plus larges entrées.Qu'un long flot d'étrangers,‖ planteurs, lords et boyards.Gonflé de fange et d'or,‖ coule en nos boulevards ;Faites de ce Paris,‖ centre des vieilles Frondes,Un lupanar ouvert‖ aux vices des deux mondes.

Et nous, gens de province,‖ et nous, peuple mouton,Dans l'antre de la louve‖ allons prendre le ton.Démolir, rebâtir,‖ gâcher, c'est une rageQui, de Paris, s'infiltre‖ au plus mince village.Tout, églises, châteaux,‖ cloîtres, tombeaux, rempart,Tout croule et tout s'allonge‖ et devient boulevard.Sur ses douze maisons‖ mon hameau fait main bassePour élargir sa rue‖ où personne ne passe.Le plus petit préfet,‖ avec acharnement,Du Louvre de l'endroit‖ poursuit l'achèvement,Tout fier s'il peut laisser,‖ quand son mandat expire,A son département‖ la dette d'un empire.Je ne me plaindrais pas,‖ si ce luxe indigentNe faisait parmi nous‖ de tort qu'à notre argent ;Si la fierté, le droit,‖ l'horreur des injustices,Avaient plus large place‖ en vos longues bâtisses,Et si Dieu se trouvait‖ plus noblement serviSur cet autel repeint‖ dont le suisse est ravi.A-t-on su mieux pourvoir‖ à la chose publiqueDans les villes de marbre‖ ou dans celles de brique ?N'aurons-nous, en retour‖ de nos toits saccagés,Que l'honneur de servir‖ des maîtres mieux logés ?

Le monde a déjà vu —‖ j'écarte cet augure —Ce qu'on gagne à changer‖ en palais sa masure,A quel prix, pour les mœurs‖ et pour les volontés,Le luxe impitoyable‖ envahit les cités,Quand un pays n'est plus‖ que le temple d'un homme,Quand la plèbe et César‖ se caressaient dans RomeEt s'offraient l'un à l'autre,‖ entourés de flatteurs.Des cirques, des palais‖ et des gladiateurs.Oui, dans ces temps hideux‖ qu'on exhume et qu'on loue.Les murs étaient de marbre…‖ et les âmes de boue.Et sur ce marbre encore,‖ à grands frais tourmenté.Si la richesse éclate,‖ il manque la beauté.La Muse n'a souri,‖ de l'Illyssus au Tibre,Qu'aux pieux monuments‖ nés dans un siècle libre.Un peuple, dont l'honneur‖ court tous ces vils hasards,Indifférent aux dieux,‖ est inhabile aux arts.

En vain je cherche une âme‖ à tous ces édifices :Aucun art sérieux‖ et beaucoup d'artifices,Rien qui parle à l'esprit,‖ rien de fort, d'émouvant.De la dorure, un air‖ de théâtre en plein vent.Un agrément pareil‖ à ce charme équivoqueQui s'adresse à la chair‖ et que la chair provoque.Mais toutes ces laideurs,‖ mille autres qui naîtront.Portent les mots : fragile‖ et provisoire au front ;A ces énormités‖ la solidité manque :Un souffle emportera‖ baraque et saltimbanque.Jamais de son respect,‖ à la fin baptisés.Le temps ne sacrera‖ ces murs improvisés ;Sur ces trottoirs hantés‖ par les louves nocturnesJamais la grande histoire,‖ avec ses hauts cothurnes,Ne voudra faire un pas‖ entre ces oripeauxEt recueillir un nom‖ chez ces peuples troupeaux ;Jamais votre âge impur,‖ de quel mot qu'il s'appelle,N'aura son Parthénon‖ ni sa Sainte-Chapelle,Et, dans l'art qui couronne‖ ou construit la cité,Rien ne remplacera‖ Dieu ni la liberté.

Septembre 1861.

Versification

Forme
17 distiquess (distiques)
Rimes
127((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
17 distiquess
Mots à la rime
a mœurs / primeurs masculine, classiqueb neuves / preuves féminine, classiquec champignons / pignons masculine, classiqued modernes / casernes féminine, classiquee fort / mort masculine, classiquef flottante / lente féminine, classiquea bâtards / retards masculine, classiqueb mode / incommode féminine, classiquec préjugés / dérangés masculine, classiqued chagrines / ruines féminine, classiquee natal / fatal masculine, classiquef serviles / villes féminine, classiqueg ravager / étranger masculine, classiqueh intimes / centimes féminine, classiquei motifs / chétifs masculine, classiquej paternelles / nouvelles féminine, classiquek obscurs / murs masculine, classiquel antique / relique féminine, classiquem enraciné / blasonné masculine, classiquen brille / famille féminine, classiqueo ans / artisans masculine, classiquep emplette / tablette féminine, classiqueq fauteuil / l'aïeul masculine, classiquea heure / demeure féminine, classiqueb bois / rois masculine, classiquec fasse / menace féminine, classiqued fier / qu'hier masculine, classiquee l'ordonne / personne féminine, classiquea casaniers / meuniers masculine, classiqueb maître / ancêtre féminine, classiquec railleurs / ailleurs masculine, classiqued apporte / sorte féminine, classiquee porte-haillons / millions masculine, classiquef déplaire / populaire féminine, classiqueg débats / bas masculine, classiqueh prête / l'arrête féminine, classiquei taudis / paradis masculine, classiquej fourmilières / ouvrières féminine, classiquek chantants / habitants masculine, classiquel prophètes / faites féminine, classiquea romain / chemin masculine, classiqueb foule / s'écroule féminine, classiquec commun / un masculine, classiqued prospères / compères féminine, classiquee urgent / argent masculine, classiquef accrue / rue féminine, classiquea fil / fait-il masculine, classiqueb s'explique / publique féminine, classiquec commun / chacun masculine, classiquea soupçonne / personne féminine, classiqueb façons / leçons masculine, classiquec rire / écrire féminine, classiqued malin / Berlin masculine, classiquea l'histoire / notoire féminine, classiqueb connu / parvenu masculine, classiquec suppose / chose féminine, classiqued chalets / valets masculine, classiquea base / rase féminine, classiqueb vains / échevins masculine, classiquec masure / mesure féminine, classiqued immortel / hôtel masculine, classiquee silence / excellence féminine, classiquef morts / remords masculine, classiqueg république / oblique féminine, classiqueh maisons / trahisons masculine, classiquei austère / ministère féminine, classiquej piliers / souliers masculine, classiquea livrée / curée féminine, classiqueb Paris / débris masculine, classiquec l'emblème / lui-même féminine, classiqued divinité / cité masculine, classiquee décombres / sombres féminine, classiquef marteaux / brutaux masculine, classiqueg replâtrée / rencontrée féminine, classiqueh art / blafard masculine, classiquei vulgaire / repaire féminine, classiquea numéroté / l'uniformité masculine, classiqueb gouverne / caserne féminine, classiquec d'architectural / caporal masculine, classiqued étroites / droites féminine, classiquee loi / soi masculine, classiquef bataille / taille féminine, classiqueg seigneur / honneur masculine, classiqueh fille / famille féminine, classiquei blason / maison masculine, classiquea concierge / l'auberge féminine, classiqueb longuement / gouvernement masculine, classiquec phalanstères / adultères féminine, classiqued rampant / occupant masculine, classiquee décrire / sourire féminine, classiquef regard / fard masculine, classiqueg coulisse / police féminine, classiquea suspect / respect masculine, classiqueb déploie / joie féminine, classiquea l'avenir / souvenir masculine, classiqueb éventrées / entrées féminine, classiquec boyards / boulevards masculine, classiqued Frondes / mondes féminine, classiquea mouton / ton masculine, classiqueb rage / village féminine, classiquec rempart / boulevard masculine, classiqued basse / passe féminine, classiquee acharnement / l'achèvement masculine, classiquef expire / empire féminine, classiqueg indigent / argent masculine, classiqueh injustices / bâtisses féminine, classiquei servi / ravi masculine, classiquej publique / brique féminine, classiquek saccagés / logés masculine, classiquea augure / masure féminine, classiqueb volontés / cités masculine, classiquec homme / Rome féminine, classiqued flatteurs / gladiateurs masculine, classiquee loue / boue féminine, classiquef tourmenté / beauté masculine, classiqueg Tibre / libre féminine, classiqueh hasards / arts masculine, classiquea édifices / d'artifices féminine, classiqueb d'émouvant / vent masculine, classiquec équivoque / provoque féminine, classiqued naîtront / front masculine, classiquee manque / saltimbanque féminine, classiquef baptisés / improvisés masculine, classiqueg nocturnes / cothurnes féminine, classiqueh oripeaux / troupeaux masculine, classiquei s'appelle / Sainte-Chapelle féminine, classiquej cité / liberté masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

254 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1879· numérisation archive.org· Sources