Poèmes évangéliques, 1852
La colère de jésus
I
Fils de la femme, ô Christ,‖ vous aviez entre tousLa face la plus belle‖ et le cœur le plus doux !Sans qu’une voix d’en haut‖ vous rendît témoignage,O Seigneur ! j’aurais cru‖ devant votre visage,Même au sépulcre, et pâle,‖ et sans l’éclair sacréQue les Douze y voyaient,‖ mais tel qu’il s’est montré,Vers le Tibre ou le Rhin,‖ à nos pieux ancêtres,Tel que sur un fond d’or‖ nous l’ont peint les vieux maîtres !
Ah ! qui n’adorerait‖ ton front plein de grandeur,D’où rayonne l’amour‖ plus fort que la douleur !Soit qu’on t’ait vu portant‖ la couronne d’épines,Ou parlant aux petits‖ sur les choses divines,Ou dans l’humble festin,‖ par Marie embaumé,Pressant contre ton cœur‖ l’Apôtre bien-aimé !Comme j’aurais voulu‖ t’adoucir ton Calvaire !Porter un peu ta croix‖ et t’offrir le suaire,Entre la Véronique‖ et le Cyrénéen ;Étendre mon manteau‖ sur ton rude chemin ;Te garantir des coups‖ et des clameurs infâmes,Et pleurer sur tes mains‖ avec les saintes femmes !
Car, tu fus calme et bon ;‖ car, sur ton front divin,La colombe du ciel‖ ne plana pas en vain.Car, ô roi plein de grâce‖ et de mansuétude,L’homme a mis dans sa loi‖ tout ce qu’il a de rude ;Et, sur les malheureux‖ qu’il s’applique à punir,Tu n’étendis jamais‖ les bras que pour bénir.Tu voyais le péché‖ troubler la race humaine,Et tu vécus trente ans‖ sans colère et sans haine !Et moi je lis ces mots‖ dans ton calice amer :Le mal est une goutte‖ et l’amour une mer.Sois béni de tous ceux‖ qu’on maudit, qu’on délaisse !Jamais un mot de toi‖ n’effraya la faiblesse,Jamais, sans t’attirer‖ vers son lit de douleur,Lépreux d’âme ou de corps‖ ne te cria : Seigneur !Ta main fermait sa plaie‖ et touchait sa souillure,Sans craindre les regards‖ ni cesser d’être pure.Ah ! c’est que de ton cœur,‖ comme de son milieu,Coulait la charité,‖ ce baptême de feu !
Tu donnas l’Évangile‖ à la SamaritainePour une goutte d’eau‖ puisée à sa fontaine.La courtisane même‖ eut grâce devant toi ;L’adultère s’y mit‖ à l’abri de ta loi ;Ton esprit prévalut‖ sur la lettre homicide,Et tu ravis sa proie‖ au docteur qui lapide.Tu bénis tes bourreaux,‖ au moment d’expirer ;Penché sur le larron,‖ tu lui dis d’espérer ;Un regard triste et doux‖ fut le seul anathèmeQue tu voulus, Seigneur,‖ lancer sur Judas même !
Une fois, une seule,‖ — ô Jésus, ô bonté,O front orné de paix‖ et de sérénité,O cœur qui par l’amour‖ répondait à l’injure !... —La colère atteignit‖ ta divine nature ;Ta face resplendit‖ d’une sainte rougeur,Et ta droite, ô Jésus,‖ s’arma du fouet vengeur !C’est le jour qu’inondant‖ la maison de ton père,L’impur négoce avait‖ détrôné la prière.Au milieu des troupeaux‖ de bœufs et de brebis,Les tables des changeurs‖ souillaient les saints parvis ;Les vils marchands, aux voix‖ aigres et discordantes,Discutaient avec bruit‖ les achats et les ventes.Tu vins ; et, furieux‖ des autels profanés,Tu frappas à grands coups‖ sur ces hommes damnés ;Ta voix tonna contre eux,‖ précipitant leur fuite,Et la maison de Dieu‖ fut rendue au Lévite.
II
O poète ! sois calme‖ et beau par la douceur ;Qu’elle éclaire ton front‖ et siège dans ton cœur !Sois comme le grand chêne‖ au feuillage sonore,Où mille voix d’oiseaux‖ s’éveillent à l’aurore,Et qui chante à la brise,‖ et qui porte en son flancUn miel pur et secret‖ goutte à goutte coulant.Que la haine jamais,‖ que jamais l’amertumeN’enveniment tes flots‖ de leur sanglante écume.Au sarcasme jamais‖ n’ouvre ta bouche d’or ;Qu’en tes vers, blonde gerbe‖ où nul serpent ne dort,La tendre sympathie,‖ ou visible, ou voilée,Comme une fleur du ciel‖ soit toujours recelée.Que ta parole enfin,‖ pour qu’on y croie un jour,Vive par l’harmonie,‖ et surtout par l’amour.Va, fécond par le cœur,‖ va, comme la nature ;Donne un peu de ton être‖ à toute créature ;Relève les épis‖ et les roseaux courbés ;A l’ombre du buisson‖ remets les nids tombés ;Aide à vivre à tous ceux‖ à qui la vie est bonne,Verse en eux ce trop-plein‖ que le Seigneur te donne.Si quelque chose en toi‖ s’agite incessamment,C’est que Dieu t’a créé‖ pour aimer vaillamment.Aime donc, aime donc,‖ c’est là ta sainte tâche !Monte sur la montagne‖ et bénis sans relâche,Bénis, de ce trépied‖ où le cœur s’agrandit,Et la terre qui chante,‖ et l’homme qui maudit !
Ah ! quel que soit le vent‖ qui tourmente la plage,Qu’il passe sur tes flots‖ sans soulever d’orage.Que jamais souffle humain,‖ pacifique océan,Ne trouble, pour un jour,‖ ton repos de géant,Et ne puisse ternir,‖ dans le bleu de ton onde,L’image de l’esprit‖ qui flotte sur le monde !Que jamais ton front calme,‖ où Dieu doit résider,D’un vulgaire courroux‖ ne daigne se rider !Reste, au fort de l’outrage,‖ absorbé dans tes cultes ;Ta lyre a plus de chants‖ que l’homme n’a d’insultes.Chante, et laisse tomber,‖ sans honte et sans effroi,Les flèches du méchant,‖ s’il ne vise qu’à toi.Quand tu ne sauras plus‖ où reposer ta tête,Bénis encor Sion‖ qui chassa le prophète ;Pardonne sur la croix‖ au Juif lâche et moqueur,Et meurs sans que la haine‖ ait effleuré ton cœur.
Va ! quand le monde impur‖ te flagelle et te foule,Tu n’es pas sans amis‖ cachés dans cette foule ;Cherche leurs yeux en pleurs‖ à travers les soldats,Songe à ta mère, à Jean,‖ pour oublier Judas !
Cependant, ô poète,‖ ô foudre qui sommeille,Il vient parfois une heure‖ où Dieu même t’éveille,Où l’anathème en feu‖ gronde à travers tes chants,Devant le Saint des saints‖ souillé par les marchands !
III
L’anathème du Christ‖ pèse encor sur vos têtes,Hommes sans âme, impurs vendeurs !Dieu vous chasse ; rentrez,‖ sous le fouet des prophètes,Dans vos cavernes de voleurs.Au nom du temple en deuil,‖ de ses splendeurs ternies,De tous les cultes profanés,Au nom de l’amour même‖ et des choses bénies,Soyez maudits, soyez damnés !
L’abomination‖ remplit la maison sainte ;Et l’avarice ose s’asseoirJusqu’aux pieds de l’autel,‖ pour trafiquer sans crainteDe la lyre et de l’encensoir.Le temple est un marché‖ plein d’ignobles boutiques,Avec des crieurs au portail ;Autour des bancs de cèdre‖ et des piliers antiques,Rumine et beugle un vil bétail.Du lieu pur et voilé‖ la banque a chassé l’arche,Dont les quatre anges sont vaincus,Et l’avide changeur‖ y trône en patriarche,Faisant briller ses faux écus.L’or des sept chandeliers‖ sert à dorer le cuivre ;Les vases sculptés sont dissous ;La grande mer d’airain‖ où se vautre un peuple ivre,Attend qu’on la fonde en gros sous !
Tout se toise ou se pèse ;‖ il n’est chose éthérée,Rien de si noble et de si grand,Dont l’homme d’aujourd’hui‖ ne fasse une denrée,Qui se délivre au plus offrant.La gloire, le pouvoir,‖ l’honneur sont aux enchères,Les rois vendent la royauté,Les nobles leurs blasons,‖ les soldats leurs bannières,Les nations leur liberté.Au démon de l’argent‖ on signe un pacte à vie ;On met son âme pour enjeu.La femme vend son cœur,‖ l’artiste son génie ;L’homme a vendu jusqu’à son Dieu.
Le sceptre est monnayé ;‖ nos seigneurs portent l’aune,Tyrans plus vils et plus méchants ;La bêtise opulente‖ accapare le trône,Les rois ont fait place aux marchands !Le peuple aux usuriers‖ a, pour quelque centimes,Cédé l’héritage des rois ;Et quand il n’a plus faim,‖ sans désirs plus sublimes,Il dort tranquille sur ses droits !Et les vendeurs sont là ;‖ palais, chaires, portiques,Temples sont par eux envahis.Ils rognent à leur gré‖ les contrats politiquesEt les frontières des pays ;En deniers, sous leurs doigts,‖ tout se métamorphose :Art, prière, amour, équité ;Ils trafiquent du mot‖ et détruisent la chose ;Le mensonge est leur vérité !
Ô toi, parole ! ô voix,‖ qui féconde et qui crée,Parole, ô don terrible et grand,Part de l’âme divine‖ à l’homme conférée,Parole, un des noms que Dieu prend !Ô parole, ô puissance,‖ ô forme diaphaneDe tout ce que l’œil ne voit pas,Ô verbe, ô poésie,‖ en ce siècle profane,Combien n’as-tu pas de Judas ?Les hommes d’à présent‖ ne se font tes apôtresQue pour te vendre à meilleur prix ;Et nos pharisiens,‖ à l’exemple des autres,Te poursuivent de leur mépris ;Ton sanctuaire est plein‖ de vendeurs, de faux prêtres,Scribes, trafiquants éhontés,Chiens qu’on voit aboyer‖ au signe de leurs maîtres,Contre les saintes vérités ;Là se vend le sophisme,‖ à la page, au volume ;Là tout vil mensonge a son taux ;Là se dresse l’échoppe,‖ où le valet de plumeExploite l’ignoble et le faux ;Là se cote le prix‖ des pamphlets, des harangues ;Se règle la part de chacun ;Là se tresse le fil‖ qui fait mouvoir les languesDu courtisan et du tribun.Là, sous l’œil des chalands,‖ le docteur qu’on délaisseMet la science en écriteaux,Il a des vérités‖ pour la hausse et la baisse,Il parade sur des tréteaux !Vérité, vérité,‖ prêtresse au front pudique !Rois et peuples, grands et petits,Chacun cherche à voler‖ un pan de là tuniquePour le vendre ensuite aux partis ;Sur son corps ténébreux‖ chaque histrion le rouleEn s’offrant aux marchés rivaux ;Le riche paye avec‖ ses écus, et la fouleAvec ses stupides bravos !
Le poëte, — oh ! pleurez,‖ vierges des chœurs antiques,Le poëte, l’homme inspiré,Qui marchait devant vous,‖ dans les fêtes publiques,Le front ceint du rameau sacré ;Qui chantait noblement,‖ sur le luth de Phrygie,Les chastes amours et les dieux, —Le poëte aujourd’hui‖ se loue à tant l’orgie,Pour amuser les mauvais lieux ;Tout rôle bien payé‖ pour lui devient commode,Il est tribun, ou bateleur ;Il exploite, selon‖ le caprice et la mode,Ou l’ironie ou la douleur.
L’art, c’est l’argent ! Seul Dieu,‖ seul idéal des âmes ;L’argent qui fait l’homme de bien ;Qui soumet au banquier‖ les princes et les femmes ;Qui donne rang de citoyen !On en veut ! Car il faut,‖ aux penseurs, aux poëtes,Festins, salons, coursiers de choix ;Car il faut fréquenter‖ et vaincre par ses fêtes,Les banqueroutiers et les rois !Car il faut oublier,‖ dans les plaisirs profanes,L’amour trahi, le ciel perdu,Et payer lès bouffons,‖ les vins, les courtisanesAvec le prix de Dieu vendu !
Vieux artistes du temple,‖ hommes ravis en gloire,Qui, jadis pauvres et cachés,N’aviez d’autre souci‖ que travailler et croire,Trente ans sur une œuvre penchés !Maîtres, maudissez-nous !‖ on pille sans mystèreLes vases, les trépieds, l’autel,Et l’on met à l’encan‖ les voix du sanctuaire,Et le Kinnor, et le Nebel !On dresse sur l’étal‖ la chair des hécatombes ;L’arche est ouverte sans remords ;On y vole la manne,‖ on fouille dans les tombesPour exploiter les os des morts !On arrache l’ivoire‖ et l’or pur de la lyre,Et l’on jette le reste au feu !O temple, qu’a-t-on fait‖ de tes blocs de porphyreD’où l’on gratte le nom de Dieu ?On t’a prostitué !‖ L’esprit d’en haut le quitte,Le lucre est l’idéal nouveau ;A peine, en ce moment,‖ quelque rare léviteOffre un culte pur au vrai beau !O honte !... oh ! prends le fouet,‖ frappe, écrase l’impie,Brise à grands coups son crâne épais,Ton courroux fait ta gloire,‖ et Dieu le sanctifie,Homme d’amour, homme de paix !
Ah ! trafiquants maudits,‖ prêtres de l’avarice,Dont l’âme est un coffre béant :Que vos vœux exaucés‖ fassent votre supplice.Vivez avec l’or et l’argent !Que Dieu vous paye en or‖ ce qu’il doit à chaque êtreDes moissons de sa charité ;La part qui vous revient‖ dans le droit de connaîtreEt d’aspirer à sa beauté !Qu’entre vous et le ciel‖ un monceau d’or se dresseVous cachant le seul vrai trésor ;Pour votre lot d’amour,‖ d’amitié, de sagesse,Ayez de l’or, rien que de l’or ;Qu’il soit votre penser,‖ dans les bois, sur les grèves ;Votre entretien avec la nuit ;Que son œil fauve et louche éclaire seul vos rêves.Ayez pour musique son bruit !Que l’or vous tienne lieu‖ des baisers de vos mèresEt des sourires paternels,De tous les biens sans nom‖ qui vous semblent chimèresEt qui sont les seuls biens réels !Que l’or jette sans cesse‖ à votre lèvre ardenteSon embrasement glacial ;Quand vos bras s’ouvriront‖ tendus vers une amante,Étreignez des flancs de métal ;Ne trouvez pour vos soifs‖ que des sources étrangesOù l’or bouillonne à flots ardents,Que les fruits de la terre‖ et le froment des angesSoient changés en or sous vos dents !
L’anathème du Christ‖ pèse encor sur vos têtes,Hommes sans âme, impurs vendeurs !Dieu vous chasse, rentrez,‖ sous le fouet des prophètes,Dans vos cavernes de voleurs,Au nom du temple en deuil‖ de ses splendeurs ternies,De tous les cultes profanés,Au nom de l’amour même‖ et des choses bénies,Soyez maudits, soyez damnés !
IV
Ah ! même en servant Dieu,‖ que la colère est rude !Ah ! qu’elle laisse au cœur‖ de sombre lassitude ;Qu’il est dur de mêler‖ l’anathème à ses chants,Et qu’on souffre à frapper,‖ même sur les méchants !Ah ! malheur au mortel‖ investi de la lyre,S’il la garde montée‖ au ton de la satire,S’il lance l’ironie‖ et le mépris par choix,S’il s’arme enfin du fouet‖ plus d’une seule fois !Sois doux et patient,‖ même à l’heure où nous sommes ;Demande à Pieu pardon‖ d’avoir maudit les hommes ;Pour frapper sans pécher‖ il faut pouvoir guérir ;Il faut, comme Jésus,‖ aimer jusqu’à mourir.
Cherche, ô poëte ! cherche‖ une douce fontainePour t’y purifier‖ de cet instant de haine ;Reviens aux champs, aux flots,‖ sous les fleurs endormis,Aux oiseaux du désert‖ qui sont tous tes amis ;Aux forêts des vieux jours‖ qu’effleure un vent paisible,Où ton oreille s’ouvre‖ aux voix de l’invisible ;A la grande nature,‖ à cette mer sans fondOù ce fiel d’un instant‖ s’abîme et se confond ;Au berceau de l’amour‖ qui lie entre eux les êtres ;A toute chose où Dieu‖ se manifeste ; — aux maîtresDont le doigt t’a montré‖ le chemin du vrai beau ;A l’art pur et serein‖ qui crée un ciel nouveau.
Pour que l’on boive une heure‖ à ton vase d’argile,Puise aux flots qu’épanchaient‖ Euripide et Virgile ;Erre autour de William,‖ torrent au bord fleuri ;Vois d’en bas s’éployer‖ l’aile d’Alighieri ;Vois les livres puissants‖ du sculpteur et du peintre,Les reliefs du fronton‖ et les fresques du cintre,Phidias, Raphaël‖ dont Dieu guida les mains ;Rêves de marbres grecs‖ et de tableaux romains,De beaux fronts amoureux,‖ d’Héloïses pudiques,Cœurs chrétiens qui battraient‖ sous des formes antiques !
Songe à ton œuvre aussi ;‖ sculpte un vers trop confus ;Émonde tes rameaux‖ aux jets gris et touffus ;Poursuis la couleur nette‖ et la forme finie ;Va dorer ta statue‖ au soleil d’Ionie ;Apprends des maîtres grecs‖ les secrets du contour,Sans fermer ton oreille‖ aux maîtres de l’amour.Fais ton livre émouvant,‖ mais de style sévère,Beau vase athénien,‖ plein de fleurs du Calvaire !
Viens, viens ; la Muse encore‖ a des bois ignorésOù l’on écoute et voit‖ danser des chœurs sacrés ;Où tu peux, à l’abri‖ de toute haine impure,Aimer l’homme dans l’art‖ et Dieu dans la nature,Voile, en passant, tes yeux‖ pour ne pas voir le mal ;Et quand vers tes pieds nus‖ monte le flot fatal,Quand ton cœur est gonflé‖ d’émotions trop vives,Va prier et pleurer‖ au jardin des Olives !
1840.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 82[aa] 43[abab]
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (250 de 12, 86 de 8)· profil 8, 6+6
- Mots à la rime
- a tous / doux masculine, classiqueb témoignage / visage féminine, classiquec sacré / montré masculine, classiqued ancêtres / maîtres féminine, classiquea grandeur / douleur masculine, classiqueb d’épines / divines féminine, classiquec embaumé / bien-aimé masculine, classiqued Calvaire / suaire féminine, classiquee Cyrénéen / chemin masculine, classiquef infâmes / femmes féminine, classiquea divin / vain masculine, classiqueb mansuétude / rude féminine, classiquec punir / bénir masculine, classiqued humaine / haine féminine, classiquee amer / mer masculine, classiquef délaisse / faiblesse féminine, classiqueg douleur / Seigneur masculine, classiqueh souillure / pure féminine, classiquei milieu / feu masculine, classiquea Samaritaine / fontaine féminine, classiqueb toi / loi masculine, classiquec homicide / lapide féminine, classiqued d’expirer / d’espérer masculine, classiquee anathème / même féminine, classiquea bonté / sérénité masculine, classiqueb l’injure / nature féminine, classiquec rougeur / vengeur masculine, classiqued père / prière féminine, classiquee brebis / parvis masculine, classiquef discordantes / ventes féminine, classiqueg profanés / damnés masculine, classiqueh fuite / Lévite féminine, classiquea douceur / cœur masculine, classiqueb sonore / l’aurore féminine, classiquec flanc / coulant masculine, classiqued l’amertume / écume féminine, classiquee d’or / dort masculine, non classiquef voilée / recelée féminine, classiqueg jour / l’amour masculine, classiqueh nature / créature féminine, classiquei courbés / tombés masculine, classiquej bonne / donne féminine, classiquek incessamment / vaillamment masculine, classiquel tâche / relâche féminine, classiquem s’agrandit / maudit masculine, classiquea plage / d’orage féminine, classiqueb océan / géant masculine, non classiquec onde / monde féminine, classiqued résider / rider masculine, classiquee cultes / d’insultes féminine, classiquef effroi / toi masculine, classiqueg tête / prophète féminine, classiqueh moqueur / cœur masculine, classiquea foule féminine, classiqueb soldats / Judas masculine, classiquea sommeille / t’éveille féminine, classiqueb chants / marchands masculine, classiquea têtes / prophètes féminine, classiqueb vendeurs / voleurs masculine, classiquec ternies / bénies féminine, classiquea sainte / crainte féminine, classiqueb s’asseoir / l’encensoir masculine, classiquec boutiques / antiques féminine, classiqued portail / bétail masculine, classiquee l’arche / patriarche féminine, classiquef vaincus / écus masculine, classiqueg cuivre / ivre féminine, classiqueh dissous / sous masculine, classiquea éthérée / denrée féminine, classiqueb grand / offrant masculine, classiquec enchères / bannières féminine, classiqued royauté / liberté masculine, classiquee vie / génie féminine, classiquef enjeu / Dieu masculine, classiquea l’aune / trône féminine, classiqueb méchants / marchands masculine, classiquec centimes / sublimes féminine, classiqued rois / droits masculine, classiquee portiques / politiques féminine, classiquef envahis / pays masculine, classiqueg métamorphose / chose féminine, classiqueh équité / vérité masculine, classiquea crée / conférée féminine, classiqueb grand / prend masculine, classiquec diaphane / profane féminine, classiqued pas / Judas masculine, classiquee apôtres / autres féminine, classiquef prix / mépris masculine, classiqueg prêtres / maîtres féminine, classiqueh éhontés / vérités masculine, classiquei volume / plume féminine, classiquej taux / faux masculine, classiquek harangues / langues féminine, classiquel chacun / tribun masculine, classiquem délaisse / baisse féminine, classiquen écriteaux / tréteaux masculine, classiqueo pudique / tunique féminine, classiquep petits / partis masculine, classiqueq roule / foule féminine, classiquer rivaux / bravos masculine, classiquea antiques / publiques féminine, classiqueb inspiré / sacré masculine, classiquec Phrygie / l’orgie féminine, classiqued dieux / lieux masculine, classiquee commode / mode féminine, classiquef bateleur / douleur masculine, classiquea âmes / femmes féminine, classiqueb bien / citoyen masculine, classiquec poëtes / fêtes féminine, classiqued choix / rois masculine, classiquee profanes / courtisanes féminine, classiquef perdu / vendu masculine, classiquea gloire / croire féminine, classiqueb cachés / penchés masculine, classiquec mystère / sanctuaire féminine, classiqued l’autel / Nebel masculine, classiquee hécatombes / tombes féminine, classiquef remords / morts masculine, classiqueg lyre / porphyre féminine, classiqueh feu / Dieu masculine, classiquei quitte / lévite féminine, classiquej nouveau / beau masculine, classiquek l’impie / sanctifie féminine, classiquel épais / paix masculine, classiquea l’avarice / supplice féminine, classiqueb béant / l’argent masculine, classiquec être / connaître féminine, classiqued charité / beauté masculine, classiquee dresse / sagesse féminine, classiquef trésor / l’or masculine, classiqueg grèves / rêves féminine, classiqueh nuit / bruit masculine, classiquei mères / chimères féminine, classiquej paternels / réels masculine, classiquek ardente / amante féminine, classiquel glacial / métal masculine, classiquem étranges / anges féminine, classiquen ardents / dents masculine, classiquea rude / lassitude féminine, classiqueb chants / méchants masculine, classiquec lyre / satire féminine, classiqued choix / fois masculine, classiquee sommes / hommes féminine, classiquef guérir / mourir masculine, classiquea fontaine / haine féminine, classiqueb endormis / amis masculine, classiquec paisible / l’invisible féminine, classiqued fond / confond masculine, classiquee êtres / maîtres féminine, classiquef beau / nouveau masculine, classiquea d’argile / Virgile féminine, classiqueb fleuri / d’Alighieri masculine, classiquec peintre / cintre féminine, classiqued mains / romains masculine, classiquee pudiques / antiques féminine, classiquea confus / touffus masculine, classiqueb finie / d’Ionie féminine, classiquec contour / l’amour masculine, classiqued sévère / Calvaire féminine, classiquea ignorés / sacrés masculine, classiqueb impure / nature féminine, classiquec mal / fatal masculine, classiqued vives / Olives féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
336 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes évangéliques, PARIS, MICHEL LÉVY FRÈRES, ÉDITEURS, 1860· numérisation wikisource.org· Sources