Poèmes évangéliques, 1852
Le royaume du monde
I
Sur son trône d’argent‖ aux degrés de porphyre,Calme, comme les dieux‖ qui peuvent se suffire,Le roi, ceint du bandeau‖ par l’orgueil allégé,Dans la pourpre de Tyr‖ est mollement plongé ;Il a pour escabeau‖ digne de ses sandalesLes crins de deux lions‖ assoupis sur les dalles ;La hache, à ses côtés,‖ veille au bras des licteurs.Le palais retentit‖ des pas des serviteurs,Et les soldats sans nombre,‖ épars sous les portiques,Font sonner le pavé‖ sous le fer de leurs piques.Voici des nations‖ les pâles envoyés ;Déposant le tribut‖ des villes à ses pieds,Ils passent, et, muets‖ en adorant sa face,Toute crainte des dieux‖ dans leur terreur s’efface.Cent peuples ont saigné‖ pour grossir son trésorEt cent urnes sont là‖ pleines de lingots d’or,Mille d’argent frappé,‖ du roi portant l’empreinte.Ils ont offert encor‖ la laine deux fois teinte,Des tigres et des lynx‖ les manteaux tachetés,Les plumages d’autruche‖ en Libye achetés,Les coffres de santal,‖ les robes d’écarlate,Les perles en colliers‖ dans des coupes d’agate.Puis, viennent, tout scellés,‖ sur le marbre piaffants,Les chevaux du désert,‖ domptés par des enfants,Et si prompts, que leur vol,‖ sur l’océan des sables,Devance du simoun‖ les pieds insaisissables ;Puis, d’un pas cadencé,‖ les chameaux au long couAux mains des chameliers‖ balançant leur licou,Sous un fardeau d’ivoire‖ et d’huiles et de gommes ;Puis, les lourds éléphants,‖ ces rochers chargés d’hommes,Qui, s’émouvant au bruit‖ des trompes, des tambours,Porteront au combat‖ les guerriers dans les tours,Quand le roi, pour servir‖ sa gloire ou sa justice,S’étant levé, ceindra‖ son glaive sur sa cuisse ;Enfin, tribut charmant,‖ et que d’un cœur jalouxLa reine en son palais‖ recevra de l’époux, ,Cent filles du Niger,‖ belles au sein d’ébène,Esclaves dont peut-être‖ une un jour sera reine,Qui, d’un rouge collier‖ fière, darde en passantD’un œil sauvage et doux‖ le sourire innocent.Car la terre est au roi !‖ les plaines et les ondesÉpuisent sous sa main‖ leurs entrailles fécondes.Aux voluptés du roi‖ tout doit payer tribut ;Toute vie a sa joie‖ ou son orgueil pour but.Pour enrichir le roi,‖ la mine ténébreuseLivre l’or et l’airain‖ au bras vil qui la creuse ;La mer jette à ses pieds‖ la perle et le corail ;Pour ses chars, des chevaux‖ s’élargit le poitrail ;Des étoiles du ciel‖ buvant les pleurs nocturnes,L’aloès et le nard‖ fleurissent pour ses urnes.Le raisin d’Engaddi‖ n’embaume les pressoirsQue pour verser au roi‖ son ivresse des soirs ;Pour lui seul, pour peupler‖ ses tours et ses galères,Le rude enfantement‖ ouvre les flancs des mères ;Et des vierges, pour lui,‖ mûrissant les couleurs,L’été d’un fin duvet‖ dore leur joue en fleurs.
Et le roi voit, d’en haut,‖ le flot des tributairesDe son trône effleurer‖ les marches solitaires,Et cette foule, au loin,‖ s’écarter lentementDe l’amas des trésors‖ qui monte incessamment ;Planant sur les humains,‖ son regard les méprise.
Telle, sur la montagne,‖ et dans sa force assise,La tour de Siloë‖ penche sur les coteauxSon front proéminent‖ et ridé de créneaux,A l’heure où l’Occident,‖ l’inondant de lumière,Revêt de pourpre et d’or‖ ses épaules de pierre,Et, sur ses larges pieds,‖ que l’ombre déjà mord,Du manteau flamboyant‖ soulève un peu le bord ;Tandis qu’en longs troupeaux‖ défilent devant elleLes brebis et les boucs‖ que l’abreuvoir appelle,Poudreux, baissant la tête‖ et l’œil demi-fermé,Si las du poids de l’air‖ sous ce ciel enflammé,Que, malgré l’eau plus proche‖ et leur soif plus brûlante,Le pasteur doit encor‖ presser leur marche lente.
Dans la paix de f orgueil‖ qui ne craint que l’ennui,Dénombrant tout un peuple‖ à genoux devant lui,Tel Hérode régnait.‖ Lorsqu’entre et se prosterneUn messager hâtif,‖ et que la peur gouverne ;Il tremble, et dit : « Seigneur,‖ des vieillards étrangers,Des serviteurs nombreux‖ à leur suite rangés,Partis, comme l’apprend‖ leur langue et leur costume,Du lointain Orient‖ ou le soleil s’allume,Viennent en demandant,‖ par la ville en émoi :Où donc est-il, ô Juifs,‖ l’enfant né votre roi ? »
Il dit. Mais ont paru‖ trois fronts sacrés par l’âgeEt par la majesté‖ du monarque et du sage.Ces pasteurs des humains‖ au savoir éprouvéParlent : « A l’Orient‖ un astre s’est levéQue nos yeux, dans l’éther‖ accoutumés à lire,Sur son antique azur‖ jamais n’avaient vu luire.Les étoiles du ciel‖ s’éclipsaient alentour,Car l’astre nouveau-né‖ changeait la nuit en jour.Il marchait, et du haut‖ de la splendide voûte,Sur terre ses rayons‖ décrivaient une route ;Il faisait chaque soir‖ sa halte dans le ciel,Et nous l’avons suivi‖ du côté d’Israël.Les ancêtres, pour qui‖ l’avenir fut sans voile,Telle du roi des rois‖ nous ont prédit l’étoile ;C’est lui que nous cherchons.‖ Les livres des vieux tempsTémoignent aux yeux purs,‖ en termes éclatants,Qu’un sceptre doit fleurir‖ dans l’heureuse Judée,Par qui la terre entière‖ un jour sera guidée.Dites-nous la cité,‖ le palais triomphalOù, dans son berceau d’or,‖ sourit l’enfant royal,Pour qu’à ses pieds divins‖ Saba, Suse et PalmyrePrésentent par nos mains‖ l’or, l’encens et la myrrhe. »Tel le sage Orient,‖ dont l’esprit garde encorDes leçons de l’Éden‖ le mystique trésor,Et du livre des cieux‖ interprète les pages,Vient demander un Dieu‖ par la voix de ses Mages.D’abord paisible et sûr‖ de son éternité,Le roi fronce bientôt‖ un sourcil irrité.Il demande à la fin‖ ses docteurs et ses prêtres ;Et ceux-ci : « Nous lisons‖ au livre des ancêtres :« — Bethlêm, dont les enfants‖ seraient bientôt comptés,« Tu n’es pas dans Juda‖ la moindre des cités ;« Sois joyeuse ! en ton sein‖ naîtra le chef auguste« Qui régira Sion‖ sous une loi plus juste. »Donc, ô roi ! dans Bethlêm,‖ au gré des imposteurs,Un enfant peut grandir‖ sous des signes menteurs ;Toi, pour garder la paix‖ à ton peuple tranquille,Tiens l’œil de ta vengeance‖ ouvert sur cette ville. »
Et, du maître sondant‖ l’impénétrable front,Il regardent germer‖ le vœu qu’ils flatteront.
Le roi se tait. Nul œil‖ encore n’a vu poindreLa crainte sur sa face‖ et la fureur s’y joindre ;Devant l’arrêt sacré‖ qu’il veut tenir pour vain,Le trouble de son cœur‖ se masque de dédain.
Mais, dès le livre clos,‖ un serviteur sinistreSe lève, des soupçons‖ insidieux ministre :« O roi ! ceux qui, veillant‖ par un zèle assidu,Vont écoutant pour toi‖ dans l’ombre, ont entenduD’étranges bruits gronder‖ parmi les multitudes :Voix qui percent les murs‖ des prisons les plus rudes ;Voix d’ouvriers rétifs‖ expirant sous le fouet,Murmures de la poudre‖ où ton pied se jouait ;Voix de vils mendiants‖ et de lépreux infâmesAttroupant autour d’eux‖ les enfants et les femmes,De vagabonds guettant‖ au coin des carrefours,De pâtres hérissés‖ et pleins de longs discours,Et qui se font, le soir‖ de leurs courses lointaines,De mystiques appels‖ sur le bord des fontaines ;Voix de pécheurs grossiers,‖ d’ignorants matelots,Soupirs entremêlés‖ de rire et de sanglots ;Voix d’étrangers douteux‖ venus des caravanes,Paroles serpentant‖ des cachots aux cabanes,Que les hommes impurs,‖ méprisés, dangereux,Déjà, comme un salut,‖ se transmettent entre eux ;Que l’esclave murmure‖ en s’éloignant du maître,Disant : Le jour est proche‖ où notre roi va naître ! »
Et du tyran vieilli‖ l’œil s’est rougi de sang,Tant la rage en son âme‖ avec la peur descend.Jaune, le cou gonflé,‖ trouant d’une morsureSa lèvre aux bords vineux‖ qu’a bouffis la luxure,D’un coup, sur le pavé,‖ tordant son sceptre d’or,Affreux... « Juda saura‖ qu’Hérode règne encor !O terre de Bethlêm,‖ nid d’imposteurs rebelles,J’écraserai tes fils‖ jusqu’entre tes mamelles !Allez ! broyez du pied,‖ égorgez par le ferTout mâle en son sein né‖ de deux ans et d’hier,Et que, sur les tronçons‖ de leurs fruits éphémères,Le glaive aille fouiller‖ les entrailles des mères ! »
II
Les échos de ces mots,‖ par cent voix répétés,Comme des chars sanglants‖ roulaient dans les cités,Quand, sortis de Bethlêm,‖ des hommes de la plèbe,Chantant et louant Dieu‖ retournaient à leur glèbe ;Des harpes dans les airs‖ et d’invisibles voixAccompagnaient d’en haut‖ leurs chants le long des bois.
« Nuit du message, ô nuit‖ d’amour et de merveilles !Près des agneaux dormants‖ nous prolongions nos veilles.En cercle, autour des feux,‖ sur la montagne assis,Écoutant des vieillards‖ les antiques récits :Abraham et Jacob,‖ le grand pasteur MoïseMarchant, par le désert,‖ vers la terre promise,David, roi de la fronde,‖ et l’enfant immortelQui naîtra de son sang‖ pour sauver Israël,Voilà qu’un chant suave‖ interrompt nos paroles ;Sur les buissons ardents‖ luisent des auréoles,Et, jusqu’à l’horizon,‖ tout le désert en feuNous tient environnés‖ de la clarté de Dieu.Un chœur, un peuple entier‖ dans les airs se composeDes Anges, des Esprits‖ sortis de toute chose ;Ils s’élançaient des bois,‖ des sources, des rochers,Du milieu des grands bœufs‖ autour de nous couchés.Et, remplissant de voix‖ l’atmosphère enflamméeBientôt de Jéhovah‖ parut toute l’armée,Disant : — « Paix sur la terre‖ aux gens de bon vouloir !« Gloire au Très-Haut ! Soyez‖ pleins de joie et d’espoir,« O bergers ! dans Bethlèm‖ le Sauveur vient de naître !« A ces signes l’enfant‖ se fera reconnaître :« Il est, près d’un vieillard,‖ d’une femme à genoux,« Couché dans une crèche,‖ aussi pauvre que vous. » —Et nous partons sur l’heure,‖ obéissant aux anges,Nous cherchons dans Bethlôm‖ le Christ encore aux langes,Et nous voyons l’enfant.‖ Le Sauveur des humains,Souriant sous ses pleurs,‖ nous tend ses frêles mains :A genoux, devant lui,‖ sa mère adore et prie,Si belle en sa prière‖ et si pure, ô Marie !Qu’il semble, à sa fraîcheur,‖ que ce lis abritéNe s’est jamais ouvert‖ pour la maternité.Les vents aigus et froids‖ sifflent dans la cabane ;Mais sur le nourrisson‖ veillent le bœuf et l’âne,Et ces doux serviteurs,‖ en l’adorant aussi,D’un souffle épais et chaud‖ couvrent le Dieu transi.Et nous, pauvres bergers,‖ en disant nos cantiques,A la sainte famille‖ offrons nos dons rustiques,Les agneaux les plus blancs,‖ les petits des ramiers,Et le lait et le miel‖ et le fruit des palmiers ;Puis, de sauvages fleurs,‖ de thym, de menthe fraîche,Nous avons embaumé‖ la paille de la crèche.Loué soit et béni‖ Dieu qui nous a fait voirLe roi des temps meilleurs‖ dont nous perdions l’espoir !Loué soit et béni‖ ce roi, né sous le chaume,Qui laisse les bergers‖ entrer dans son royaume. »
Heureux pasteurs ! à vous‖ tout d’abord s’est montréL’enfant divin, l’enfant‖ promis et désiré.Les sages, que le monde‖ avec orgueil écoute,Ont perdu leur étoile‖ et demandent leur route ;Les docteurs de la loi,‖ dont le cœur ne bat plus,Citent le texte mort‖ de leurs livres mal lus ;Les rois contre celui‖ dont le règne se lèveInvoquent les bourreaux‖ et tirent le vieux glaive.Pour vous seuls, ô bergers,‖ ô cœurs simples et droits,Le désert s’est peuplé‖ de regards et de voix ;Vous seuls pouviez prêter‖ une oreille assez pureAux chansons des Esprits‖ épars dans la nature,Et, dirigés par eux‖ vers un pauvre berceau,Vous avez, les premiers,‖ trouvé le Dieu nouveau.
III
Ton œuvre est faite, ô roi !‖ ta crainte et ta colèreS’éteindront, à la fin,‖ dans le sang populaire.Le bourreau vigilant‖ fouille encor, dans Judas,Les berceaux échappés‖ aux meutes des soldats ;Pas de toits si cachés,‖ pas de tours si puissantes,Ni ruses, ni fureurs‖ des mères rugissantes,Rien n’a sauvé leurs fils‖ marqués par tes soupçons :Le fer a sur le sein‖ cloué les nourrissons ;Dans le réduit secret‖ qui les dérobe encoreL’incendie allumé‖ les trouve et les dévore ;Sur les dalles brisés,‖ comme des fruits trop mûrs,Leur sang mêlé de lait‖ jaillit contre les murs ;Dans les places, les cours,‖ les sentiers qui ruissellent,De ces frêles agneaux‖ les débris s’amoncellent.C’est alors qu’une voix‖ dans Rama s’entendit,Des pleurs et des sanglots,‖ comme il était prédit,Et ces longs hurlements,‖ roulant de faîte en faîte.Qu’au fond de sa caverne‖ écoutait le prophète ;Rachel pleurant ses fils.....‖ Jamais tu ne voulusMère ! être consolée,‖ alors qu’ils ne sont plus.
Or, deux anges, sortis‖ de ces murs lamentables,Précédaient dans la nuit‖ deux familles semblables.Avec leurs fils sauvés,‖ par des chemins divers,Les deux couples élus‖ fuyaient, d’ombres couverts :L’un, — dont l’enfant, au bras‖ d’une mère plus belle,De son front plus divin‖ répand l’éclat sur elle,Ce fils que, vers la crèche‖ avec amour rangés,Ont appelé Sauveur‖ les rois et les bergers, —Vers l’Égypte marchait,‖ vers la terre des sages,Où s’est accumulé‖ le savoir des vieux âges,Où la Grèce a versé‖ les trésors agrandisDes saints enseignements‖ qu’elle y puisait jadis ;L’autre, — plus chargé d’ans‖ et d’aspect plus austère,Avec un fils pareil‖ aux enfants de la terre, —S’approchait du désert,‖ berceau des visions,Trépied toujours fumant‖ des inspirations,Bûcher où, pour mourir‖ en nous cachant ses traces,S’enfonce, au jour marqué,‖ l’Esprit des vieilles races,Qui, renaissant du feu,‖ vole, oiseau rajeuni,Et poursuit dans le temps‖ son voyage infini.
1846.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 134((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a porphyre / suffire féminine, classiqueb allégé / plongé masculine, classiquec sandales / dalles féminine, classiqued licteurs / serviteurs masculine, classiquee portiques / piques féminine, classiquef envoyés / pieds masculine, classiqueg face / s’efface féminine, classiqueh trésor / d’or masculine, classiquei l’empreinte / teinte féminine, classiquej tachetés / achetés masculine, classiquek d’écarlate / d’agate féminine, classiquel piaffants / enfants masculine, classiquem sables / insaisissables féminine, classiquen cou / licou masculine, classiqueo gommes / d’hommes féminine, classiquep tambours / tours masculine, classiqueq justice / cuisse féminine, classiquer jaloux / l’époux masculine, classiques d’ébène / reine féminine, classiquet passant / innocent masculine, classiqueu ondes / fécondes féminine, classiquev tribut / but masculine, classiquew ténébreuse / creuse féminine, classiquex corail / poitrail masculine, classiquey nocturnes / urnes féminine, classiquez pressoirs / soirs masculine, classiquea galères / mères féminine, classiqueb couleurs / fleurs masculine, classiquea tributaires / solitaires féminine, classiqueb lentement / incessamment masculine, classiquec méprise / assise féminine, classiqueb coteaux / créneaux masculine, classiquec lumière / pierre féminine, classiqued mord / bord masculine, classiquee elle / appelle féminine, classiquef demi-fermé / enflammé masculine, classiqueg brûlante / lente féminine, classiquea l’ennui / lui masculine, classiqueb prosterne / gouverne féminine, classiquec étrangers / rangés masculine, classiqued costume / s’allume féminine, classiquee émoi / roi masculine, classiquea l’âge / sage féminine, classiqueb éprouvé / levé masculine, classiquec lire / luire féminine, classiqued alentour / jour masculine, classiquee voûte / route féminine, classiquef ciel / d’Israël masculine, classiqueg voile / l’étoile féminine, classiqueh temps / éclatants masculine, classiquei Judée / guidée féminine, classiquej triomphal / royal masculine, classiquek Palmyre / myrrhe féminine, classiquel encor / trésor masculine, classiquem pages / Mages féminine, classiquen éternité / irrité masculine, classiqueo prêtres / ancêtres féminine, classiquep comptés / cités masculine, classiqueq auguste / juste féminine, classiquer imposteurs / menteurs masculine, classiques tranquille / ville féminine, classiquea front / flatteront masculine, classiquea poindre / joindre féminine, classiqueb vain / dédain masculine, classiquea sinistre / ministre féminine, classiqueb assidu / entendu masculine, classiquec multitudes / rudes féminine, classiqued fouet / jouait masculine, classiquee infâmes / femmes féminine, classiquef carrefours / discours masculine, classiqueg lointaines / fontaines féminine, classiqueh matelots / sanglots masculine, classiquei caravanes / cabanes féminine, classiquej dangereux / eux masculine, classiquek maître / naître féminine, classiquea sang / descend masculine, non classiqueb morsure / luxure féminine, classiquec d’or / encor masculine, classiqued rebelles / mamelles féminine, classiquee fer / d’hier masculine, classiquef éphémères / mères féminine, classiquea répétés / cités masculine, classiqueb plèbe / glèbe féminine, classiquec voix / bois masculine, classiquea merveilles / veilles féminine, classiqueb assis / récits masculine, classiquec Moïse / promise féminine, classiqued immortel / Israël masculine, classiquee paroles / auréoles féminine, classiquef feu / Dieu masculine, classiqueg compose / chose féminine, classiqueh rochers / couchés masculine, classiquei enflammée / l’armée féminine, classiquej vouloir / d’espoir masculine, classiquek naître / reconnaître féminine, classiquel genoux / vous masculine, classiquem anges / langes féminine, classiquen humains / mains masculine, classiqueo prie / Marie féminine, classiquep abrité / maternité masculine, classiqueq cabane / l’âne féminine, classiquer aussi / transi masculine, classiques cantiques / rustiques féminine, classiquet ramiers / palmiers masculine, classiqueu fraîche / crèche féminine, classiquev voir / l’espoir masculine, classiquew chaume / royaume féminine, classiquea montré / désiré masculine, classiqueb écoute / route féminine, classiquec plus / lus masculine, classiqued lève / glaive féminine, classiquee droits / voix masculine, classiquef pure / nature féminine, classiqueg berceau / nouveau masculine, classiquea colère / populaire féminine, classiqueb Judas / soldats masculine, classiquec puissantes / rugissantes féminine, classiqued soupçons / nourrissons masculine, classiquee encore / dévore féminine, classiquef mûrs / murs masculine, classiqueg ruissellent / s’amoncellent féminine, classiqueh s’entendit / prédit masculine, classiquei faîte / prophète féminine, classiquej voulus / plus masculine, classiquea lamentables / semblables féminine, classiqueb divers / couverts masculine, classiquec belle / elle féminine, classiqued rangés / bergers masculine, classiquee sages / âges féminine, classiquef agrandis / jadis masculine, classiqueg austère / terre féminine, classiqueh visions / inspirations masculine, classiquei traces / races féminine, classiquej rajeuni / infini masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
268 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes évangéliques, PARIS, MICHEL LÉVY FRÈRES, ÉDITEURS, 1860· numérisation wikisource.org· Sources