Les vengeances, 1875· Première partie La vengeance indienne
CHANT VINGTIÈME. La partie de quatre-sept
Ce jour-là le vent d'est‖ faisait craquer les branches,Et la neige roulait‖ sur les campagnes blanchesSes épais tourbillons.‖ Pour mieux passer le temps,Chez le père Lozet‖ plusieurs vieux habitantsÉtaient venus fumer‖ et faire une partie.Les chevaux reposaient‖ dans leur chaude écurie,Hennissant de plaisir‖ à la senteur du foin.Ces tempêtes d'hiver‖ dévastent tout au loin :La neige monte haut ;‖ les chemins disparaissent ;Les balises de cèdre‖ en gémissant s'affaissentComme des bâtiments‖ dans les flots engloutis,Et ne désignent plus‖ aux voyageurs blottisSous les peaux de bison,‖ au fonds des carrioles,La route, hélas ! perdue.‖ Et dans les neiges mollesLes chevaux aveuglés‖ plongent de plus en plus.Aux cris du guide, alors,‖ des hommes accourusOuvrent un long sillon‖ avec d'actives pellesEt rendent l'attelage‖ à des routes nouvelles.
Les vieux amis venus‖ sous le toit de LozetÉtaient François Boivert,‖ Bibaud, Vidal, BeaudetEt Lazé Bélanger,‖ vaillant nonagénaireQui tous les jours encor‖ découpait, d'ordinaire,Dans le frêne pliant,‖ sa paire de sabots.Une gaîté charmante‖ et, souvent, de bons motsDérident les fronts nus‖ de leur verte vieillesse.Ils évoquent d'abord‖ la lointaine jeunesse,Et comparent leur temps‖ à celui d'aujourd'huiQu'ils trouvent moins joyeux‖ et souvent plein d'ennui.Le présent nous fatigue‖ et le jour qui s'envoleRevêt, en s'éloignant,‖ une vive auréole.
Pour eux le quatre-sept‖ était le roi des jeux.Ils se liguent bientôt,‖ luttent deux contre deux,Observent froidement‖ chaque carte jouée,Et tentent mainte ruse‖ aussitôt déjouée.Ou, sur la défensive,‖ ils ne relèvent point,A moins que sur la table‖ ils ne comptent un point.La lutte quelquefois‖ demeurait incertaine.Tout à coup, cependant,‖ une affreuse vilaineSe trouve entre les mains‖ de deux joueurs battus.Ils se lèvent alors‖ et s'en vont, tout confus,Parmi les quolibets‖ et les plaisanteries,S'imputant l'un à l'autre‖ erreurs et gaucheries.
Au même instant entra‖ le vieux pilote Auger.— « Allez donc, lui dit-on,‖ allez interroger« Ces deux pauvres joueurs‖ aux moroses figures,« Qui méditent, là-bas,‖ demandant aux augures« S'ils auront plus de chance‖ avec nous d'autres fois ;« Ils vous diront comment,‖ par des coups maladroits,« Ils en sont arrivés‖ à se couvrir de honte. »— « J'ai pitié du malheur :‖ mais au poêle de fonte« Laissez-moi réchauffer‖ mes doigts quelques instants,Dit l'aimable pilote ;‖ « il fait un rude temps. »— « Lozet, tu vas venir‖ me donner ma revanche :« Je t'en veux, tu le sais ;‖ tu m'as battu dimanche.« Et j'ai fait un capot.‖ Mais je n'avais rien, quoi !…« Je suis fort aujourd'hui.‖ Bon ! l'estèque est à moi ! »Dit le père Bibaud,‖ d'une voix élevée,En ramenant à lui‖ la dernière levée.— « Lozet ? — reprit Boisvert‖ d'un ton un peu moqueur, —« Il est en tête à tête,‖ amis, avec son cœur.« Je m'explique. Il reçoit‖ Ruzard son futur gendre.« Ils disent des secrets‖ qu'on ne doit pas entendre.— « Tiens ! reprirent plusieurs,‖ François est bien prudent :« On ne sait ce qu'on perd,‖ parfois, en attendant. »Au même instant Lozet‖ sortit d'une autre chambre,Et Ruzard le suivait.‖ Un cheval qui se cambreN'a pas dans son œil vif‖ plus d'orgueil et de feux.S'approchant de la table‖ ils s'assirent tous deux.
— « Père Auger, faites-nous,‖ afin de nous distraire,« Nous deux à qui le sort‖ des cartes fut contraire,« Faites-nous le récit‖ commencé l'autre soir,« Et qu'il fallut suspendre‖ afin de courir voir« Le vieil ami Sivrac‖ tué par quelque lâche. »— « Ah ! vous me demandez‖ une assez rude tâche,Répondit le pilote‖ aux deux joueurs vaincus ;« Je veux bien cependant,‖ mais soyez convaincus« Que je reviens toujours‖ avec quelque tristesse« Sur ces jours d'autre fois,‖ ces jours de ma jeunesse.« Je vous racontais donc‖ que j'avais une enfant« Que ma femme, ô mon Dieu !‖ me donnait en mourant.« Je ne l'ai jamais vue ;‖ et même, hélas ! j'ignore« Où s'écoulent ses jours,‖ si toutefois encore« Elle vit. » Les joueurs,‖ alors, distraits un peu,Pour écouter Auger‖ suspendirent leur jeu.Puis il continua.‖ — « Dans mon premier voyage,« J'avais, non loin d'ici,‖ connu dans un village,« Une fille charmante‖ à laquelle je plus.« Les marins n'aiment pas‖ les retards superflus :« Il faut qu'il sachent bien‖ profiter de la brise.« Nous fûmes mariés,‖ un matin, à l'église,« Grâce au calme profond‖ qui tenait le bateau« Depuis plus de huit jours‖ comme enchaîné sur l'eau ;« Et puis je m'éloignai‖ de cette rive chère,« Laissant ma jeune épouse‖ avec sa vieille mère« Qui ne pouvait, vraiment !‖ s'en séparer déjà.« Au port de Montréal,‖ de suite, l'on chargea« De froment et de bois‖ pour les Grandes Antilles.« Le vent était bon : en‖ fermant les écoutilles« On dut appareiller.‖ A peine ai-je pu voir,« Jetant l'ancre un moment,‖ à l'approche du soir,« Vis-à-vis la demeure‖ où je l'avais laissée,« A peine-ai-je pu voir,‖ l'âme tout oppressée,« Mon épouse chérie.‖ Il me fallut partir.« Elle voulut me suivre.‖ Elle fit retentir« De ses cris de douleur‖ le rivage et la lame.« Bien longtemps, ô mon Dieu !‖ je la tins sur mon âme !« Je vis longtemps voler‖ son blanc mouchoir au vent !« Mais, petit à petit,‖ avec le flot mouvant« Tout parut se confondre ;‖ et le vaisseau rapide« Vogua vers le beau ciel‖ de la zone torride.« Je soupirai, bientôt,‖ après notre retour :« Il me tardait de voir‖ l'objet de mon amour.« Le navire ne put‖ se rendre dans la rade ;« L'hiver nous prit aux Bic.‖ Je débarquai malade« Et m'en vins à l'Islet‖ mon village natal.« Mes parents, redoutant‖ quelque revers fatal,« Mandèrent, à la fin,‖ ma femme de descendre.« Elle se mit en route ;‖ elle ne put se rendre.« La peine et le plaisir,‖ la douleur et l'espoir« L'ont, comme je l'ai dit,‖ tuée, hélas ! un soir….« Quand j'ai su mon malheur‖ la terre était fleurie,« L'espérance chantait‖ dans mon âme attendrie.« J'aurais voulu mourir.‖ Oh ! quel terrible coup !…« On ne saurait, bien sûr,‖ en supporter beaucoup« Sans voir sa pauvre tête‖ atteinte de folie.« On me dit que j'avais‖ une fille jolie.« Je craignais de la perdre,‖ et je tremblais d'effroi :« Je voulus la chercher,‖ la garder près de moi,« La conduire partout,‖ sous tous les cieux du monde.« Autant que ma douleur‖ ma joie était profonde.« On eut peur de l'amour‖ d'un père infortuné.« Par mes pleurs on était‖ peut-être importuné :« Je dus partir encor‖ pour des rives lointaines.« Depuis plus de vingt ans‖ des courses incertaines,« Des accidents divers,‖ des plans audacieux« M'ont toujours tenu loin‖ du pays des aïeux.« Trouverai-je jamais‖ cette enfant inconnue,« Ou devrai-je mourir‖ avant de l'avoir vue ?…« Et cependant j'ai peur‖ quand je pars à songer« Qu'elle ne peut en moi‖ voir qu'un pauvre étranger. »
Auger parlait ainsi,‖ puis des larmes amèresComme des diamants‖ luisaient sous ses paupières.Et tous les vieux amis,‖ s'interrogeant des yeux,Voulaient douter encor‖ du récit merveilleux.Lozet semblait frappé‖ d'un funeste présage ;Une affreuse pâleur‖ recouvrait son visage,Sa femme toute émue‖ oubliait le métier,Et s'essuyait les yeux‖ avec son tablier.Louise, par moment,‖ tressaillait sur sa chaise,Pâlissait, rougissait,‖ semblait mal à son aise.Ruzard, d'un œil avide‖ interrogeait chacun ;Il trouvait ce récit‖ et long et importun.Un silence profond‖ enveloppait la salle ;Puis au dehors, toujours‖ mugissait la rafale.Le pilote vit bien‖ toute l'attentionDonnée à son récit,‖ l'étrange émotionQui de chacun alors‖ faisait palpiter l'âme.— « Quel était, mon ami,‖ le nom de votre femme ?Dit le père Lozet‖ d'une tremblante voix.— « Mon épouse avait nom‖ Philomène Lacroix. »Un long cri fit trembler‖ la paisible demeure :— « Oh ! c'est elle ! oui c'est elle !‖ ô mon Dieu ! que je meure !« S'il doit, père cruel,‖ me la ravir demain !Et la mère Lozet‖ serrait contre son seinLouise son enfant‖ qui, chancelante et pâle,Faiblement murmurait‖ ainsi que dans un râle :« O mon père ! mon père !‖ « Auger tout stupéfaitRegardait se disant :‖ qu'est-ce donc que l'on fait ?Lozet lui prit le bras‖ et lui montrant Louise :— « Votre enfant, la voici !‖ Faut-il qu'on vous le dise ?— « Ma fille !… c'est ma fille ?‖ Oh ! ne me trompez pas !Et, reprenant soudain,‖ il l'étreint dans ses bras,La couvre de baisers‖ et l'inonde de larmes :— « Elle a bien de sa mère,‖ en effet, les doux charmes !Dit-il en contemplant‖ son front candide et pur.« Oh ! mon enfant je t'aime !‖ et pourtant je suis sûr« Que tu ne peux m'aimer‖ comme je le demande !« Vous me faites du bien ;‖ ah ! que Dieu vous le rende,« Père Lozet ! Tenez !‖ je m'en rappelle enfin,« Sa mère était ainsi :‖ même regard divin,« Même sourire triste‖ et même chevelure !…« En voyant près de moi‖ cette enfant, je le jure,« Je pensais quelque fois‖ à mon ange perdu :« Mais pouvais-je espérer‖ qu'il me serait rendu ? »Ainsi le vieux pilote‖ exhale son délire.Et tout le monde pleure.‖ Aucun ne pourrait direCe qui se passe alors‖ dans les cœurs éperdus.C'était comme un long rêve‖ où passent confondusLes rires et les pleurs,‖ les plaisirs et les peines.
Louise était muette,‖ et ses lèvres sereinesS'entr'ouvraient doucement,‖ comme un bouton de fleur,Pour laisser s'envoler‖ les soupirs de son cœur.Ses beaux bras entourant‖ le cou de son vieux père,Semblaient une guirlande‖ autour d'un chêne austère ;Ses yeux fixes brillaient‖ d'un éclat inouï,Son front, comme un beau jour,‖ s'était épanoui :Elle paraissait voir,‖ dans une douce extase,Ce monde merveilleux,‖ ce monde saint qu'embraseUn amour éternel.‖ Et dans sa visionElle voyait, peut-être,‖ au milieu d'un rayon,Sa mère, jeune encore‖ et comme elle sensible,Lui sourire. Lozet,‖ en cet instant pénible,Avait peur de voir fuir‖ l'ange de son foyer.— « Sous le fardeau des ans‖ je commence à ployer, —Dit-il au vieux pilote,‖ — Auger, je vous en prie« N'allez pas m'enlever‖ cette fille chérie.« Ma vieille femme et moi‖ nous mourrions de douleur. »— « Je ne suis pas un tigre,‖ encor moins un voleur, —Lui répondit Auger ;‖ « vous garderez ma fille :« Plus qu'avec moi chez vous‖ elle est dans sa famille.« Je viendrai seulement‖ sur son front virginal« Déposer un baiser,‖ quand au pays natal« On pourra jeter l'ancre‖ après de longs voyages. »Ces paroles de paix‖ chassèrent les nuagesQui ternissaient le front‖ du bon cultivateur.
Ruzard jette sur tous‖ un regard scrutateur.Il suppose, d'abord,‖ que ce n'est qu'une ruseEt que le fin pilote,‖ en badinant, abuseDe la crédulité‖ de l'honnête Lozet :Mais bientôt il a peur‖ pour son brillant projet,Car la vérité perce‖ et déjà se confirme.Et ce père inconnu‖ qui tout-à-coup s'affirmeEst l'ami de Léon :‖ il va le protéger.Cependant, aussitôt,‖ les derniers mots d'AugerRendent à son amour‖ le calme et l'espérance,Le jeune capitaine‖ en proie à la souffranceErrait sur les coteaux‖ malgré le froid, le vent.Perdu dans la tempête‖ il s'en allait bravantCes tourbillons de neige‖ et cette grêle dureQui sur lui s'abattaient,‖ lui fouettant la figure,Il aimait les combats‖ contre les éléments,Aux tourments des forêts‖ comparait ses tourments.Il se trouvait alors,‖ dans son humble stature,Plus fort que l'ouragan,‖ plus fort que la nature.Quand, pendant plus d'une heure,‖ il eut ainsi marchéPar des chemins déserts,‖ seul et le front penché,Avec ses souliers mous‖ et ses raquettes peintesDont le vent effaçait‖ aussitôt les empreintes,Il revint au foyer‖ où l'attendaient toujoursUn bienveillant accueil‖ et de chastes amours.Il se dit on entrant :‖ — Est-ce que l'on complote ?Comme on a l'air troublé !‖… Mais soudain le pilote,En riant, en pleurant,‖ se jeta dans ses bras :— « O mon ami, dit-il,‖ jamais tu le croiras !« J'ai trouvé mon enfant !‖ oui j'ai trouvé ma fille !…« Oh ! la bonté de Dieu‖ pour moi vivement brille !« La vois-tu ? c'est Louise !‖… Approche mon enfant. »Et vers la jeune fille‖ il conduit, triomphant,Le brave capitaine‖ ému de ces mystères.Un long éclair d'amour‖ s'élança des paupièresDe la vierge sensible‖ et du vaillant marin.Ils restèrent muets.‖ Ils s'efforçaient en vainDans leur trouble nouveau‖ de trouver des paroles :Comme un souffle embaumé‖ sur de pâles corollesUn mot divin venait‖ sur leur bouche mourir.Le vieux Bélanger dit :‖ — « Qui donc peut découvrir« Les desseins du Seigneur‖ et sa miséricorde ?« On croit qu'il nous châtie‖ alors qu'il nous accorde« Une grâce suprême,‖ un immense bienfait.« Vous ne pensiez pas, quand‖ votre navire a fait,« Sur nos vastes écueils,‖ un si triste naufrage,« Que ce malheur profond‖ pouvait être le gage« D'une faveur si grande ?‖ » En entendant ces mots« L'épouse de Lozet‖ jeta de longs sanglots !Elle eut un souvenir‖ qui lui transperça l'âme,Comme aurait fait un glaive‖ à la mordante lame.On l'entendit gémir,‖ disant dans son émoi :— « Qui donc me le rendra‖ mon tendre fils à moi ! »
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 134((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a branches / blanches féminine, classiqueb temps / habitants masculine, classiquec partie / écurie féminine, classiqued foin / loin masculine, classiquee disparaissent / s'affaissent féminine, classiquef engloutis / blottis masculine, classiqueg carrioles / molles féminine, classiqueh plus / accourus masculine, classiquei pelles / nouvelles féminine, classiquea Lozet / Beaudet masculine, classiqueb nonagénaire / d'ordinaire féminine, classiquec sabots / mots masculine, classiqued vieillesse / jeunesse féminine, classiquee d'aujourd'hui / d'ennui masculine, classiquef s'envole / auréole féminine, classiquea jeux / deux masculine, classiqueb jouée / déjouée féminine, classiquec point masculine, classiqued incertaine / vilaine féminine, classiquee battus / confus masculine, classiquef plaisanteries / gaucheries féminine, classiquea Auger / interroger masculine, classiqueb figures / augures féminine, classiquec fois / maladroits masculine, classiqued honte / fonte féminine, classiquee instants / temps masculine, classiquef revanche / dimanche féminine, classiqueg quoi / moi masculine, classiqueh élevée / levée féminine, classiquei moqueur / cœur masculine, classiquej gendre / entendre féminine, classiquek prudent / attendant masculine, classiquel chambre / cambre féminine, classiquem feux / deux masculine, classiquea distraire / contraire féminine, classiqueb soir / voir masculine, classiquec lâche / tâche féminine, classiqued vaincus / convaincus masculine, classiquee tristesse / jeunesse féminine, classiquef enfant / mourant masculine, classiqueg j'ignore / encore féminine, classiqueh peu / jeu masculine, classiquei voyage / village féminine, classiquej plus / superflus masculine, classiquek brise / l'église féminine, classiquel bateau / l'eau masculine, classiquem chère / mère féminine, classiquen déjà / chargea masculine, classiqueo Antilles / écoutilles féminine, classiquep voir / soir masculine, classiqueq laissée / oppressée féminine, classiquer partir / retentir masculine, classiques lame / âme féminine, classiquet vent / mouvant masculine, classiqueu rapide / torride féminine, classiquev retour / amour masculine, classiquew rade / malade féminine, classiquex natal / fatal masculine, classiquey descendre / rendre féminine, classiquez l'espoir / soir masculine, classiquea fleurie / attendrie féminine, classiqueb coup / beaucoup masculine, classiquec folie / jolie féminine, classiqued d'effroi / moi masculine, classiquee monde / profonde féminine, classiquef infortuné / importuné masculine, classiqueg lointaines / incertaines féminine, classiqueh audacieux / aïeux masculine, classiquei inconnue / vue féminine, classiquej songer / étranger masculine, classiquea amères / paupières féminine, classiqueb yeux / merveilleux masculine, classiquec présage / visage féminine, classiqued métier / tablier masculine, classiquee chaise / aise féminine, classiquef chacun / importun masculine, classiqueg salle / rafale féminine, classiqueh l'attention / émotion masculine, classiquei l'âme / femme féminine, classiquej voix / Lacroix masculine, classiquek demeure / meure féminine, classiquel demain / sein masculine, classiquem pâle / râle féminine, classiquen stupéfait / fait masculine, classiqueo Louise / dise féminine, classiquep pas / bras masculine, classiqueq larmes / charmes féminine, classiquer pur / sûr masculine, classiques demande / rende féminine, classiquet enfin / divin masculine, classiqueu chevelure / jure féminine, classiquev perdu / rendu masculine, classiquew délire / dire féminine, classiquex éperdus / confondus masculine, classiquey peines / sereines féminine, classiqueb fleur / cœur masculine, classiquec père / austère féminine, classiqued inouï / épanoui masculine, classiquee extase / qu'embrase féminine, classiquef vision / rayon masculine, classiqueg sensible / pénible féminine, classiqueh foyer / ployer masculine, classiquei prie / chérie féminine, classiquej douleur / voleur masculine, classiquek fille / famille féminine, classiquel virginal / natal masculine, classiquem voyages / nuages féminine, classiquen cultivateur / scrutateur masculine, classiqueb ruse / abuse féminine, classiquec Lozet / projet masculine, classiqued confirme / s'affirme féminine, classiquee protéger / d'Auger masculine, classiquef l'espérance / souffrance féminine, classiqueg vent / bravant masculine, classiqueh dure / figure féminine, classiquei éléments / tourments masculine, classiquej stature / nature féminine, classiquek marché / penché masculine, classiquel peintes / empreintes féminine, classiquem toujours / amours masculine, classiquen complote / pilote féminine, classiqueo bras / croiras masculine, classiquep fille / brille féminine, classiqueq enfant / triomphant masculine, classiquer mystères / paupières féminine, classiques marin / vain masculine, classiquet paroles / corolles féminine, classiqueu mourir / découvrir masculine, classiquev miséricorde / accorde féminine, classiquew bienfait / fait masculine, classiquex naufrage / gage féminine, classiquey mots / sanglots masculine, classiquez l'âme / lame féminine, classiquea émoi / moi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
268 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les vengeances, QUÉBEC, TYPOGRAPHIE DE C. DARVEAU, 1875· numérisation Project Gutenberg Canada· Sources