Une gerbe, 1879
Histoire d’un ange
(Traduit de Longfellow)
Un vent d'hiver soufflait.‖ Sur les campagnes nuesLa neige avait semé‖ ses flocons argentés,Et l'étoile irisait‖ de ses molles clartésLe firmament d'azur‖ où flottaient quelques nues.La ville, d'où montait‖ un bruit continuel,Allumait, tour à tour,‖ ses brillants réverbères ;Et la nuit commençait,‖ la nuit des grands mystères,La nuit sublime de Noël !
Dans les beffrois altiers‖ et les humbles tourellesLes cloches balançaient‖ des accords merveilleux ;Car c'est dans cette nuit‖ que leurs chants sont joyeuxEt que leurs douces voix‖ deviennent solennelles.Bien des pauvres humains,‖ lassés de leur labeur ?Et courbés sous le poids‖ d'une nouvelle année,Croyaient voir refleurir‖ leur jeunesse fanéeEt songeaient encore au bonheur !
Cette nuit vit l'amour‖ remplacer la vengeance,Le pardon relever‖ le coupable soumis ;Elle vit l'union‖ de bien des ennemis ;Elle vit, sous le chaume‖ où régnait l'indigence,Les cœurs se rassurer‖ contre le lendemain ;Elle vit la douleur‖ sécher ses tristes larmes,Chaque bouche sourire‖ avec de nouveaux charmesChaque front prendre un air serein !
L'automne, en s'en allant,‖ laissait, sur son passage,Un parfum de bonheur‖ doux et mystérieux.Le riche et l'indigent‖ levaient ensemble aux cieuxUn cœur rempli d'amour,‖ un esprit sans nuage.La paix et l'allégresse‖ habitaient les palais ;La joie et l'abondance‖ étaient dans les chaumines ;Et rien n'était plus gai‖ que les voix argentinesDes enfants réjouis et frais.
Dans le deuil cependant‖ une de ces demeuresÉtait plongée, hélas !‖ depuis quelques moments !Sous les lambris dorés‖ des beaux appartements ?Le désespoir sonnait‖ de lamentables heures :Une petite voix‖ faiblement murmurait,Au milieu du silence,‖ une plainte légère.Et puis de temps en temps‖ sanglotait une mère,Car son jeune enfant se mourait.
Suspendus avec art,‖ de beaux rideaux de soieEnveloppaient son lit‖ de leur moelleux contours ;Les pieds, sans bruit, foulaient‖ des tapis de velours.Mille objets curieux‖ dont il faisait sa joieN'avaient rien maintenant‖ qui put l'émerveiller ;Et les jolis cheveux,‖ dont ses épaules rondesNaguère gentiment‖ portaient les boucles blondes,Flottaient épars sur l'oreiller.
Les ressources et l'art‖ d'une ville savantePour sauver un enfant‖ se virent épuiser ;Ils n'empêchèrent pas‖ un fil de se briser,Un mot sombre et fatal‖ de semer l'épouvante !Le chagrin d'une mère‖ et son puissant amourNe purent pas, non plus,‖ retenir auprès d'elleCet être bien-aimé‖ qui tendait sa jeune ailePour voler au divin séjour.
Elle était à genoux‖ au chevet de la couche,S'efforçant, pour calmer‖ son douloureux transport,De sourire à l'enfant‖ que lui prenait la mort.Elle baisait son front‖ et sa petite bouche :Elle lui fredonnait‖ un suave refrain ;Lui disait que bientôt‖ il irait aux valléesPrendre des papillons,‖ ces douces fleurs ailéesQui naissent avec le matin.
Soudain l'enfant sourit‖ en rejetant son lange,Et l'on ne sentit plus‖ battre son petit cœur.Sur sa lèvre entr'ouverte‖ ainsi qu'une humble fleurUn soupir expira.‖ Quelque chose d'étrangeParaissait imprimer‖ à son front radieuxUne vive surprise‖ unie à l'allégresse ;Et ses beaux yeux d'azur‖ semblaient fixés sans cesseSur un objet mystérieux,
Venu, sur un rayon,‖ des voûtes immortelles,Un ange, enveloppé‖ dans un voile éclatant,S'avançait vers l'alcôve‖ où reposait l'enfant.Ses regards étaient purs‖ comme des étincelles.A son épaule une aile‖ à l'éclat sans pareilS'agitait, comme au vent‖ une fraîche corolle,Et son front, couronné‖ d'une ardente auréole,Resplendissait comme un soleil.
Pendant qu'avec amour‖ le messager célesteS'inclinait sur le nid,‖ tout petit et soyeux,D'où ne s'élevait plus‖ nul ramage joyeux,Et que sur sa poitrine,‖ avec un tendre geste,Il appuyait le front‖ de son nouvel ami,Un froid mortel saisit‖ la mère infortunée :Son adorable enfant‖ l'avait abandonnée,S'était à jamais endormi !
Cependant, déployant‖ ses deux ailes de flamme,L'ange prit son essor‖ vers les parvis sacrés.Il flotta mollement‖ dans les airs empourprésComme un cygne de neige‖ au sommet d'une lame.Et, pendant qu'il portait‖ l'objet de son amour,En triomphe, bien loin‖ d'une patrie ingrate,Il mit à ses côtés‖ une rose incarnateCueillie au terrestre séjour.
Et le petit enfant,‖ dans sa joie ignorante,Demande que sa mère‖ avec lui monte aux cieuxIl fixe, tour à tour,‖ un regard anxieuxSur son guide céleste‖ et la rose odoranteQui repose toujours‖ près de son cœur aimant.Mais l'ange, souriant‖ de son inquiétude,Le presse sur son cœur‖ avec sollicitudeEt lui fait ce récit charmant.
Apprends, ô mon ami,‖ que le ciel à la terrePar de touchants rapports‖ a voulu se lier ;Qu'il voit ce qui s'y passe‖ et ne peut l'oublier.Les longs tourments de l'homme‖ et sa joie éphémèreAu ciel trouvent toujours‖ un écho solennel.Sur la terre l'amour‖ bien vite, hélas ! s'épuise ;Dans le ciel, au contraire,‖ il croit, se divinise ;Dans le ciel il est éternel !
Dans un pauvre quartier‖ de cette grande villeDont, au dessous de nous,‖ tu vois luire les toits,Et dans un gîte obscur‖ se trouvait, autrefois,Un petit orphelin‖ souffreteux et débile.Il n'avait pas connu‖ la suave pitié,Et, dans l'âpre chemin‖ d'une existence aride,Jamais la charité‖ n'avait servi de guideA son faible et timide pié.
Tous les mornes ennuis‖ et toutes les misèresQui ne viennent à vous‖ que sur l'aile des ans,Et dont l'enfance ignore,‖ au moins, les traits cuisants,Broyaient son jeune cœur‖ dans leurs nombreuses serres !Au matin de la vie,‖ il en voyait le soir.Pour nourrice il avait‖ l'indigence au sein maigre,Pour unique héritage‖ il cueillait un mot aigreQuand il passait sur le trottoir.
Trop faible pour prier,‖ n'ayant nul camaradeQui voulut près de lui‖ demeurer un moment,Il voyait tous ses jours‖ s'écouler tristement.Bien souvent il mettait‖ son pauvre front malade,Comme un roseau brisé,‖ dans ses petites mains ;Appelant le sommeil‖ qui le fuyait sans cesse,Il laissait, bien souvent,‖ sa tête avec tristesseTomber sur ses grossiers coussins,
Son esprit s'égarait‖ en des rêves étranges :Il s'imaginait voir‖ de lointaines forêts,Des chœurs mélodieux‖ et des ombrages frais ;Il s'imaginait voir,‖ échappés à leurs langes,Des bambins tout rosés‖ courir sur le gazon,Égrener, dans les airs,‖ les sous de leurs voix gaies,Et traîner derrière eux‖ l'aubépine des haiesEn retournant à la maison.
A peine se glissait,‖ dans cette rue obscureOù vivait, délaissé,‖ le petit orphelin,Le bienfaisant rayon‖ d'un ciel pur et serein.Quand l'air chaud de l'été‖ ranimait la nature,Cet air que vous aimez,‖ qui n'a rien d'accablantDans les riants bosquets‖ qui vous prêtent leur ombre,Suffoquait le petit‖ sous son toit bas et sombreOu sur le pavé tout brûlant.
Par un jour des plus beaux‖ que le ciel vous envoie,Tout chantait dans les airs,‖ la ville était tout bruit,Il sortit de nouveau‖ de son triste réduit,Et, d'un pas chancelant,‖ suivit la grande voie.Il arriva tout près‖ d'un superbe jardinQu'entourait avec grâce‖ une ceinture en pierre :Au milieu s'élevait‖ une maison princièreDont l'aspect l'arrêta soudain.
Là se berçaient au vent‖ des arbres gigantesquesDont les rameaux formaient‖ plus d'un antre vermeil,Où jouaient, tour à tour,‖ et l'ombre et le soleil.Des guirlandes de fleurs‖ tombaient en arabesquesEt caressaient le front‖ d'un enfant gracieux.Des fontaines lançaient,‖ en ruisselantes gerbes,Les ondes de leur sein‖ qui tombaient sur les herbesAvec des bruits harmonieux.
L'orphelin avança‖ sa figure amaigrieA travers les barreaux‖ de la porte de fer.Il contempla longtemps‖ cette ondulante merDe verdure et de fleurs,‖ de bois et de prairieQui s'offrait tout à coup‖ à ses regards surpris.Dans ses heures de paix,‖ dans ses rêves de rose,Jamais il n'avait vu‖ si ravissante choseSourire à ses jeunes esprits.
Vous étiez à jouer‖ dans les larges allées ;Votre petite main‖ jetait des fleurs en l'air ;Et puis de votre bouche‖ un rire frais et clairS'échappait tout à coup,‖ quand les fleurs effeuilléesRetombaient en flocons‖ sur vos jolis cheveux.Là de cette maison‖ se trouvait l'espéranceCar vous étiez gardé‖ dans la magnificenceEt l'on veillait sur tous vos jeux.
Du seuil de la maison,‖ cependant, la servante,Lasse d'apercevoir‖ ce front pâle et vilain,Alla tout droit trouver‖ le petit orphelin,Et, lui jetant un sou‖ d'une main méprisante,Lui dit avec rigueur‖ de bientôt s'en aller.Et quand il entendit‖ cette parole dure,De ses grands yeux rêveurs‖ sur sa maigre figureDes pleurs se mirent à couler.
Mais votre cœur d'enfant‖ si naïf et si tendreFut touché de ces pleurs‖ qu'un enfant comme vousRépandait, sans pourtant‖ ressentir de courroux.Et, laissant là vos jeux,‖ vous êtes allé prendreUne éclatante fleur,‖ la plus belle du lieu,Et vous êtes de suite,‖ avec un gai visage,Venu la lui donner,‖ à travers le grillage,En lui disant un doux adieu.
L'aspect de cette fleur,‖ son merveilleux arôme,Le charme de ce mot‖ sensible et généreux,Pour l'esprit désolé‖ du petit malheureuxFurent, en ce moment,‖ comme un céleste baume.Lui que tous accueillaient‖ avec des mots d'aigreur,Il ressentit alors‖ une joie inouïe :Il garda, dans sa main,‖ la rose épanouie,Et le tendre mot, dans son cœur.
Puis il s'en retourna,‖ palpitant d'espérance,Dans son pauvre réduit.‖ Pauvre !… oh ! non ! désormaisIl est tout inondé‖ de douceur et de paix !Car les rêves sacrés‖ de l'innocente enfance,L'amour et le repos,‖ le bonheur et l'espoir,Sur la couche paisible‖ où le petit sommeilleVoltigent par essaims‖ à la lueur vermeilleDes étoiles d'un calme soir !
L'aurore n'avait point‖ du chevet solitaireChassé la vision ;‖ et le pauvre petit,Plus faible que la veille,‖ avait gardé le lit.Avait-il entendu‖ les riches de la terreLui parler, dans un rêve,‖ avec calme et bonté,Que tout fut, ce jour-là,‖ d'une douceur extrême ?Oh ! c'était cette fleur‖ dont le charme suprêmeÉloignait toute anxiété !
Il souriait toujours‖ en regardant la rose,Et bien qu'il vit tomber,‖ dans sa débile main,Une par une, hélas !‖ les feuilles de carmin !— Faut-il donc voir périr‖ une aussi belle chose !…Ma fleur, tu renaîtras,‖ dit-il, dans ses transports.Le lendemain matin,‖ lorsque, dans la mansarde,L'aube laissa glisser‖ sa lumière blafardeLa rose et l'enfant étaient morts.
Apprends, mon bien-aimé,‖ que notre Maître AugusteNe dédaigne jamais‖ les bonnes actions ;Que l'amour pur qui naît‖ dans les afflictions,Sous le ciel orageux‖ de votre monde injuste,En Dieu se fortifie‖ et devient éternel ;Et que les purs esprits‖ créés dans la lumièreConservent à jamais,‖ dans son ardeur premièreL'amour né comme eux dans le ciel.
Ainsi l'ange parlait‖ à l'enfant de la terre,Puis il penchait son front‖ sur le fardeau charmantQu'il pressait dans ses bras‖ avec ravissement.Et l'enfant, étonné‖ de ce nouveau mystère,Interrogeait des yeux‖ le brillant ciel d'azurQui devant lui s'ouvrait‖ avec tant de délice,Et la magique fleur‖ dont l'éclatant caliceLui versait un parfum si pur.
Et l'Ange, souriant,‖ reprit bientôt encore :— Le Seigneur m'a permis‖ de vous aller chercherAvant que le malheur‖ ne soit venu toucher,De son souffle mortel,‖ vos jours à leur aurore,Avant que le péché‖ n'ait souillé votre cœur ;Car j'étais l'orphelin‖ auquel, dans sa misère,Vous daignâtes offrir‖ cette rose si chèreAvec un mot plein de douceur.
Et, dans cette cité‖ dont avait parlé l'ange,Au fond du cimetière,‖ un superbe tombeauAvait été construit‖ du marbre le plus beau.Il se voila de fleurs‖ d'une richesse étrangeSitôt que du printemps‖ le vent tiède souffla.Et, près de ce sépulcre‖ émaillé de verdure,Était une autre tombe,‖ humble, petite, obscure…Nul ne savait qui dormait là !
Versification
- Forme
- 33 huitains (huitains)
- Rimes
- 33(abbacddc)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (231 de 12, 33 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 33 huitains
- Mots à la rime
- a nues féminine, classiqueb argentés / clartés masculine, classiquec continuel / Noël masculine, classiqued réverbères / mystères féminine, classiquea tourelles / solennelles féminine, classiqueb merveilleux / joyeux masculine, classiquec labeur / bonheur masculine, classiqued année / fanée féminine, classiquea vengeance / l'indigence féminine, classiqueb soumis / ennemis masculine, classiquec lendemain / serein masculine, classiqued larmes / charmes féminine, classiquea passage / nuage féminine, classiqueb mystérieux / cieux masculine, classiquec palais / frais masculine, classiqued chaumines / argentines féminine, classiquea demeures / heures féminine, classiqueb moments / appartements masculine, classiquec murmurait / mourait masculine, classiqued légère / mère féminine, classiquea soie / joie féminine, classiqueb contours / velours masculine, classiquec l'émerveiller / l'oreiller masculine, classiqued rondes / blondes féminine, classiquea savante / l'épouvante féminine, classiqueb épuiser / briser masculine, classiquec amour / séjour masculine, classiqued d'elle / aile féminine, classiquea couche / bouche féminine, classiqueb transport / mort masculine, classiquec refrain / matin masculine, classiqued vallées / ailées féminine, classiquea lange / d'étrange féminine, classiqueb cœur / fleur masculine, classiquec radieux / mystérieux masculine, classiqued l'allégresse / cesse féminine, classiquea immortelles / étincelles féminine, classiqueb éclatant / l'enfant masculine, classiquec pareil / soleil masculine, classiqued corolle / auréole féminine, classiquea céleste / geste féminine, classiqueb soyeux / joyeux masculine, classiquec ami / endormi masculine, classiqued infortunée / abandonnée féminine, classiquea flamme / lame féminine, classiqueb sacrés / empourprés masculine, classiqued ingrate / incarnate féminine, classiquea ignorante / odorante féminine, classiqueb cieux / anxieux masculine, classiquec aimant / charmant masculine, classiqued inquiétude / sollicitude féminine, classiquea terre / éphémère féminine, classiqueb lier / l'oublier masculine, classiquec solennel / éternel masculine, classiqued s'épuise / divinise féminine, classiquea ville / débile féminine, classiqueb toits / autrefois masculine, classiquec pitié / pié masculine, classiqued aride / guide féminine, classiquea misères / serres féminine, classiqueb ans / cuisants masculine, classiquec soir / trottoir masculine, classiqued maigre / aigre féminine, classiquea camarade / malade féminine, classiqueb moment / tristement masculine, classiquec mains / coussins masculine, classiqued cesse / tristesse féminine, classiquea étranges / langes féminine, classiqueb forêts / frais masculine, classiquec gazon / maison masculine, classiqued gaies / haies féminine, classiquea obscure / nature féminine, classiqueb orphelin / serein masculine, classiquec d'accablant / brûlant masculine, classiqued ombre / sombre féminine, classiquea envoie / voie féminine, classiqueb bruit / réduit masculine, classiquec jardin / soudain masculine, classiqued pierre / princière féminine, classiquea gigantesques / arabesques féminine, classiqueb vermeil / soleil masculine, classiquec gracieux / harmonieux masculine, classiqued gerbes / herbes féminine, classiquea amaigrie / prairie féminine, classiqueb fer / mer masculine, classiquec surpris / esprits masculine, classiqued rose / chose féminine, classiquea allées / effeuillées féminine, classiqueb l'air / clair masculine, classiquec cheveux / jeux masculine, classiqued l'espérance / magnificence féminine, classiquea servante / méprisante féminine, classiqueb vilain / orphelin masculine, classiquec aller / couler masculine, classiqued dure / figure féminine, classiquea tendre / prendre féminine, classiqueb vous / courroux masculine, classiquec lieu / adieu masculine, classiqued visage / grillage féminine, classiquea arôme / baume féminine, classiqueb généreux / malheureux masculine, classiquec d'aigreur / cœur masculine, classiqued inouïe / épanouie féminine, classiquea d'espérance / enfance féminine, classiqueb désormais / paix masculine, classiquec l'espoir / soir masculine, classiqued sommeille / vermeille féminine, classiquea solitaire / terre féminine, classiqueb petit / lit masculine, classiquec bonté / anxiété masculine, classiqued extrême / suprême féminine, classiqueb main / carmin masculine, classiquec transports / morts masculine, classiqued mansarde / blafarde féminine, classiquea Auguste / injuste féminine, classiqueb actions / afflictions masculine, classiquec éternel / ciel masculine, classiqued lumière / première féminine, classiquea terre / mystère féminine, classiqueb charmant / ravissement masculine, classiquec d'azur / pur masculine, classiqued délice / calice féminine, classiquea encore / aurore féminine, classiqueb chercher / toucher masculine, classiquec cœur / douceur masculine, classiqued misère / chère féminine, classiquea l'ange / étrange féminine, classiqueb tombeau / beau masculine, classiquec souffla / là masculine, classiqued verdure / obscure féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
264 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Une gerbe, QUÉBEC, TYPOGRAPHIE DE C. DARVEAU, 1879· numérisation Project Gutenberg Canada· Sources