Œuvres poétiques de malherbe, 1630
LXXXIX. A Rabel, peintre, sur un livre de fleurs
Quelques louanges nonpareillesQu’ait Apelle encore aujourd’hui,Cet ouvrage plein de merveillesMet Rabel au-dessus de lui.
L’art y surmonte la nature,Et si mon jugement n’est vain,Flore lui conduisoit la mainQuand il faisoit cette peinture.
Certes il a privé mes yeuxDe l’objet qu’ils aiment le mieux,N’y mettant point de marguerite ;
Mais pouvoit-il être ignorantQu’une fleur de tant de mériteAuroit terni le demeurant ?
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques de malherbe, Paris, LIBRAIRIE DE L. HACHETTE ET Cie, 1863· numérisation gallica.bnf.fr· Sources