Œuvres poétiques de malherbe, 1630
XCIII. Au roi
Qu’avec une valeur à nulle autre seconde,Et qui seule est fatale à notre guérison,Votre courage mûr en sa verte saisonNous ait acquis la paix sur la terre et sur l’onde ;
Que l’hydre de la France en révoltes féconde,Par vous soit du tout morte, ou n’ait plus de poison,Certes c’est un bonheur dont la juste raisonPromet à votre front la couronne du monde.
Mais qu’en de si beaux faits vous m’ayez pour témoin,Connoissez-le, mon Roi, c’est le comble du soinQue de vous obliger ont eu les destinées.
Tous vous savent louer, mais non également ;Les ouvrages communs vivent quelques années ;Ce que Malherbe écrit dure éternellement.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques de malherbe, Paris, LIBRAIRIE DE L. HACHETTE ET Cie, 1863· numérisation gallica.bnf.fr· Sources