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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poëmes, 1855

Blanche

Louis Ménard· sizains, alexandrins, 300 vers

C'était un soir d'été :‖ de grands nuages sombresCouraient sous le ciel lourd ;‖ pas un souffle dans l'air,Les vieux arbres du cloître‖ épaississaient leurs ombres ;La monotone voix‖ des vagues de la merVers le ciel orageux‖ s'exhalait par bouffées,Comme un lugubre écho‖ de plaintes étouffées ;

La cloche du couvent‖ venait de retentir ;Des cours et du jardin,‖ comme des hirondellesQui regagnent le nid,‖ commençaient à sortirLes sœurs et les enfants‖ qui grandissent près d'ellesMais Blanche et Madeleine,‖ étouffant leurs sanglots,Se tenaient par la main‖ et regardaient les flots.

C'était un jour d'adieu‖ pour elles : MadeleinePartait le lendemain.‖ Elle avait dix-huit ans,Elle était au couvent‖ depuis deux ans à peine ;Une intime et profonde‖ amitié, dès ce temps,L'avait unie à Blanche,‖ et des heures passéesToutes deux recueillaient‖ les traces dispersées.

Blanche avait dix-sept ans.‖ Les baisers maternelsAvaient été trop tôt‖ ravis à son enfance ;Sous des enseignements‖ graves et solennelsSon âme avait grandi‖ dans l'ombre et le silence.Sa beauté, sa pâleur,‖ la faisaient ressemblerAux anges des vitraux‖ qu'elle aimait contempler.

L'extase avait marqué‖ d'une céleste empreinteSes traits calmes et doux,‖ son front pur et rêveur.Ses sœurs, qui l'honoraient‖ à l'égal d'une sainte,Enviaient son austère‖ et brûlante ferveur,Et cette pureté‖ qui met une auréoleSur le front lumineux‖ des vierges de Fiesole.

Mais son voluptueux‖ sourire et ses grands yeuxNoirs, languissants, voilés,‖ par un contraste étrange,Annonçaient qu'un désir‖ vague et mystérieuxVeillait à son insu‖ sous les rêves de l'ange.C'est le type idéal‖ que créa Raphaël,Chaste et passionné,‖ mystique et sensuel.

Cependant sa beauté,‖ rêve d'un autre monde,Appelait moins l'amour‖ que l'adoration.Ou eût cru, la voyant,‖ mélancolique et blonde,Se pencher vers sa sœur,‖ à l'apparitionDes célestes esprits‖ qui délaissaient leur sphère,Séduits par la beauté‖ des filles de la terre.

Madeleine était brune‖ et pâle ; ses yeux bleusAvaient de longs éclairs‖ veloutés et fluides.Quand Blanche rencontrait‖ un regard de ces yeux,Tout son corps frissonnait‖ sous leurs rayons humides ;Son âme se noyait‖ dans ce regard profond,Et d'intimes pâleurs‖ lui montaient vers le front.

« Madeleine, dit Blanche‖ après un long silence,Le monde où vous allez‖ entrer m'est inconnu.Cette enceinte muette‖ a caché mon enfance,Et jamais bruit humain‖ jusqu'à moi n'est venu ;Mais le cœur est le guide‖ et l'oracle suprême :Je crois à vos dangers‖ parce que je vous aime.

Dans ces murs bien des cœurs‖ brises viennent chercherLe repos et l'oubli‖ d'un rêve ineffaçable ;Et, comme il est souvent‖ trop cruel de cachetLes souvenirs brûlants‖ dont le poids nous accable,Plus d'une a dans mon âme‖ épanché ses douleurs,Et je connais le monde‖ et l'amour par leurs pleurs ;

Ma sœur, sauveras-tu‖ de l'implacable orageCe lis immaculé‖ qui fleurit dans ton cœur ?D'invisibles dangers‖ t'attendent au passage,Et les anges de Dieu‖ tombent par leur candeur.Mais je tremble surtout‖ que ta beauté célesteNe devienne, en ce monde‖ impie, un don funeste,— Mais pour ange gardien‖ j'aurai ton souvenir,Répondit Madeleine ;‖ et puis qui peut connaîtreCe qu'en son sein fécond‖ nous garde l'avenir ?Dans ce monde maudit‖ je trouverai peut-êtreL'amour, cet idéal‖ flambeau dont notre cœurIllumine toujours‖ ses rêves de bonheur. »

Sans qu'elle sût pourquoi,‖ Blanche, à cette pensée,Sentit d'un voile épais‖ ses regards se couvrir ;Un poids lourd étouffa‖ sa poitrine oppressée,Et de son sein gonflé‖ sortit un long soupir,Et, son cœur débordant‖ comme une coupe pleine,Elle couvrit de pleurs‖ les mains de Madeleine.

Madeleine partit‖ le lendemain. LongtempsBlanche suivit des yeux‖ sur la vague lointaineLe vaisseau disparu‖ dans les brouillards flottants,Et puis, dans la cellule‖ où vivait Madeleine,Prosternée, inonda‖ de pleurs et de baisersLa place où tant de fois‖ ses pieds s'étaient posés.

Elle s'agenouillait‖ dans les longues journéesDevant le crucifix‖ témoin de leur adieu,Et remontait le cours‖ de ses jeunes années.Elle se revoyait,‖ enfant, sous l'œil de Dieu,Pour la première fois‖ à la table bénie,Où l'âme, vierge encore,‖ avec Dieu communie ;

Puis, plus grande et rêvant,‖ dans sa mystique ardeur,De saints renoncements,‖ d'austères Thébaïdes,Douce extase de l'âme,‖ ascétique ferveur,Longues nuits à genoux‖ sur les dalles humides :Larmes, brûlants soupirs,‖ recueillement divin,Que son cœur ulcéré‖ redemandait en vain.

Car, depuis bien longtemps,‖ une pensée unique.Avait rempli sa vie :‖ elle se demandaitDe quel nom appeler‖ cet attrait magnétique,Ce charme irrésistible‖ auquel elle cédait ;Mais un seul mot s'offrait,‖ dont l'idée est un crime,Et ses yeux se fermaient‖ comme au bord d'un abîme.

Or, un jour, un billet‖ à Blanche fut remis.Aussitôt qu'elle en eut‖ reconnu l'écriture,Joyeuse et palpitante,‖ elle en baisa les plis ;Mais, avant d'en pouvoir‖ achever la lecture,Elle s'évanouit‖ au milieu des sanglots,La lettre contenait‖ une fleur et ces mots :

« Ma sœur, je bénis Dieu :‖ j'aime et je suis aimée !« Ô Blanche ! puisses-tu,‖ comme moi, quelque jour,« Entendre, recueillie,‖ immobile et charmée,« Un mot dit à genoux,‖ un premier mot d'amour ;« Livrer ta main tremblante‖ à des lèvres ravies,« Épuiser en un jour‖ le bonheur de deux vies !

« Ils ont maudit l'amour,‖ ils ont osé nier« Sa divine lumière‖ et lui dire : Anathème !« Mais que pourrait la voix‖ de l'univers entier« Contre une seule voix‖ qui vous répond : — Je t'aime !« Ah ! fallût-il souffrir‖ pendant l'éternité,« Entre l'amour et Dieu‖ mon âme eût hésité.

« Ils disent que l'amour‖ s'envole comme un rêve.« Non, l'amour ne meurt pas ;‖ à l'heure de l'adieu,« La sainte vision‖ du ciel au ciel s'achève.« L'amour est éternel,‖ infini comme Dieu !« Si tu savais ! ma vie‖ entière est transformée !« Mon Dieu, mon Dieu, merci !‖ j'aime et je suis aimée ! »

D'implacables clartés‖ brillaient : avec terreurBlanche en son propre cœur‖ pouvait descendre et lire.Cette amitié céleste‖ ou cette impure erreur ;Ce rêve chaste et saint,‖ ce monstrueux délire ;Tout ce passé si triste‖ et si doux, tour à tourAdoré, puis maudit,‖ c'était donc de l'amour ?

Comme sous le tranchant‖ d'une lame glacée,Un frisson contracta‖ son cœur ; pour arracherMadeleine à l'amour,‖ sa première penséeAvait été d'écrire,‖ et de lui reprocherD'immoler en un jour,‖ lâche, ingrate et frivole,Ses plus saints souvenirs‖ aux pieds de son idole.

Parfois elle voulait‖ partir, l'aller chercher,L'éclairer, la sauver,‖ la ramener près d'elle ;Mais c'était révéler‖ ce qu'elle eût dû cacher,Même au prix du salut‖ de sa vie éternelle,Ou couvrir du manteau‖ des pieuses fureursSes transports insensés,‖ ses jalouses terreurs.

Puis, dans les mornes nuits‖ qu'obsédait un seul rêve,Des macérations‖ austères, des combats,Des retours accablants‖ et des remords sans trêve,Des prières, des pleurs,‖ que Dieu n'exauçait pas ;Désespoirs infinis,‖ luttes intérieuresSans écho, sans témoin,‖ pendant les longues heures.

Enfin, elle voulut‖ passer seule, à genoux,Au milieu de l'église,‖ une nuit tout entière.Son confesseur, vieux prêtre‖ au front austère et doux,Devait, le lendemain‖ matin, à sa prière,Venir l'y retrouver,‖ pour apprendre un desseinQue Dieu même avait fait‖ éclore dans son sein.

La lampe de l'autel,‖ parmi les grandes ombres,Projetait la lueur‖ de ses rayons tremblants.Blanche s'agenouilla‖ sous les arcades sombres,Plus pâle que les morts,‖ dans son voile aux plis blancs ;Et, pendant cette nuit,‖ sous les noires ogives,Elle eut, comme Jésus,‖ son jardin des Olives.

« Seigneur, dit-elle, vous‖ qui lisez dans mon cœur,Dont la miséricorde‖ est pour tous infinie ;Qui, dans ces murs sacrés,‖ sous votre œil protecteur.Éleviez autrefois‖ ma jeunesse bénie,Au nom de votre Fils,‖ pour nous crucifié,Jetez sur moi, Seigneur,‖ un regard de pitié !

Seigneur, j'avais rêvé‖ pour moi ces saintes flammes,Reflets de votre ciel,‖ qui doublent le bonheur ;Cet amour chaste et pur,‖ cet hymen de deux âmesÀ tout être promis…‖ Était-ce trop, Seigneur ?Ce bonheur, pour moi seule,‖ en un crime se change,Et le mauvais esprit‖ prend la forme d'un ange.

Eh bien, s'il me faut dire‖ un éternel adieuA cet espoir permis‖ à toute créature,Guidez mes pas tremblants,‖ éclairez-moi, mon Dieu !Quel baume guérira‖ ma profonde blessure ?Comment fuir cet abîme‖ entr'ouvert sous mes pas ?Que faire enfin ? Mon Dieu !‖ vous ne répondez pas ! »

Elle pleurait ; son front‖ se courbait sur les dalles ;Sous la voûte funèbre‖ aux sonores échos,Le bruit de ses soupirs‖ montait par intervalles.Les rayons de la lune,‖ à travers les vitraux,Caressaient d'un reflet‖ d'argent les boucles blondesDe ses cheveux épars‖ tombant en lourdes ondes.

Puis elle se leva,‖ tremblante, l'œil eu feu,Et reprit d'une voix‖ plus forte sa prière :« Vous exaucez mes pleurs,‖ soyez béni, mon Dieu !Vous faites dans ma nuit‖ tomber votre lumière ;Vous prenez en pitié‖ mes remords infinis ;Vous m'appelez à vous :‖ mon Dieu, je vous bénis !

Votre souffle a chassé‖ les rêves de la terre.L'encens pur de l'amour,‖ à vous seul destiné,Je le brûlais aux pieds‖ dune idole éphémère :Vous épurez l'autel‖ un instant profané ;Et, lorsque vous prenez‖ ma vie en sacrifice,Vous mettez votre amour‖ dans le fond du calice ! »

L'église s'éclairait‖ sous la vague lueurDu matin ; à genoux‖ contre un pilier de pierre,Blanche priait encor,‖ quand son vieux confesseurSe montra, puis, craignant‖ de troubler sa prière,S'arrêta sur le seuil.‖ Dès qu'elle l'entendit,Blanche marcha vers lui‖ d'un pas ferme, et lui dit :

« J'ai passé cette nuit‖ devant l'autel, mon père,Et dans mon cœur le calme‖ est enfin revenu.J'oserai confesser‖ devant vous, je l'espère,Un secret jusqu'ici‖ pour vous-même inconnu.Si j'avais pu cacher‖ à mon Juge suprêmeCe que j'aurais voulu‖ me cacher à moi-même !

Sans doute cet aveu‖ doit être un premier pasVers l'expiation‖ et vers le sacrifice ;Pourtant, si jusqu'au bout‖ Dieu ne m'accorde pasLa force de subir‖ les coups de sa justice,Je sens bien que jamais‖ je ne pourrai finirCet aveu devant vous,‖ au grand jour, sans mourir.

— Mon enfant, dit le prêtre,‖ à la femme adultèreJésus ne demanda‖ qu'une larme. PourquoiSerait-il aujourd'hui‖ plus dur et plus sévèrePour vous, pieuse et pure,‖ et fidèle à sa loi,Élevée au milieu‖ de cette paix profonde,Sous son aile, à l'abri‖ des orages du monde ?

— Le cortège fatal‖ de leurs tentationsPoursuivait, répond Blanche,‖ au fond de leurs retraites,Les pères du désert ;‖ les folles passionsDu monde, ses plaisirs‖ éphémères, ses fêtes,Valent bien, pour les cœurs‖ inquiets et troublés,Les rêves énervants‖ dont ces murs sont peuplés.

Pardon ! je blasphémais‖ ces pieuses demeures.Mes sœurs, que Dieu bénit,‖ sont heureuses ; toujoursPour elles la prière‖ emplit les chastes heures.Un ange aussi jadis‖ a veillé sur mes jours,Et, la nuit, je voyais‖ la Vierge immaculéeQui me montrait ma place‖ à sa cour étoilée.

Mais à ces visions‖ du ciel j'ai dit adieu ;Un rêve de l'enfer‖ m'embrase et me pénètre :J'aime comme jamais‖ je n'avais aimé Dieu !— Confiez-vous en lui,‖ mon enfant, dit le prêtre.Quoiqu'il ait fait du cloître‖ un port tranquille et sûr,Il ne condamne pas‖ l'amour dans un cœur pur.

— Non, mon amour n'est pas‖ de ceux que Dieu pardonne :Sa clémence ne peut‖ à ce point dépasserSa justice. Ô mon Dieu !‖ ma force m'abandonne !Son nom ! je n'oserai‖ jamais le confesser… »Et le prêtre, penché‖ sur elle, et sans haleine,L'entendit murmurer‖ le nom de Madeleine.

Blanche, en le prononçant,‖ tomba mourante au* piedsDu vieillard. Lui, devant‖ cette douleur immense,Redoutait de plonger‖ ses regards foudroyésDans ce gouffre insondé‖ de honte et d'innocence.À ce crime sans nom‖ craignant de pardonner,Et devant tant de pleurs‖ n'osant pas condamner.

Lorsqu'elle eut épuisé‖ le fiel de son calice,Blanche sentit la paix‖ dans son cœur revenir,Et voulut préparer‖ son âme au sacrificeQu'elle avait maintenant‖ la force d'accomplir.Bientôt elle jura‖ de renoncer au monde.Et le fer fit tomber‖ sa chevelure blonde ;

Quelquefois, à genoux‖ pendant un jour entier,Elle écoutait la voix‖ qui parle aux solitudes.Il lui semblait alors‖ qu'à force de prierSa croix était moins lourde‖ et ses combats moins rudes,Et même elle y trouvait‖ une amère douceur.Mais un jour elle lut‖ un billet de sa sœur :

« Blanche, plains-moi, je meurs‖ écrasée, abattue« Par le mépris du monde.‖ Oh ! depuis quelques jours,« Je connais bien l'amour,‖ l'abandon qui nous tue,« La jalousie ! ô Blanche,‖ ignore-la toujours !« Je reviens au couvent,‖ chercher, non l'espérance,« Mais le calme et le droit‖ de pleurer en silence.

« Pour une erreur d'un jour,‖ j'ai tant souffert, hélas !« Que Dieu m'accordera‖ mon pardon, je l'espère… »Blanche jeta la lettre‖ et ne l'acheva pas :Elle était arrivée‖ au haut de son calvaire.La revoir ! mais le cœur‖ en deuil, portant sa croix,Triste, flétrie, au lieu‖ de l'ange d'autrefois !

Dès lors, dans sa cellule,‖ en silence, immobile,Morne, les yeux tournés‖ vers les flots de la mer,Plus pâle qu'autrefois,‖ elle semblait tranquilleEt sentait fuir la vie ;‖ et, comme au vent d'hiverSe penchent lentement‖ les fleurs étiolées,Elle attendait la fin‖ des heures désolées.

Comme un libérateur‖ qui lui tendait les bras,Elle voyait la mort‖ sans regrets, sans alarmes.Parfois, se relevant,‖ elle disait tout basAu vieux prêtre, à genoux‖ près d'elle et tout en larmes :« Ô mon père ! surtout‖ qu'elle ignore à jamaisPourquoi je vais mourir‖ et combien je l'aimais ! »

Un matin, de ses sœurs‖ en prière entourée,Sur ses lèvres pressant‖ une croix de bois noir,Blanche mourut sereine‖ et comme délivrée.Madeleine trop tard‖ arriva pour la voirEt ne put recueillir‖ sa dernière paroleEt le baiser de paix‖ de l'âme qui s'envole.

Pourtant, en l'embrassant,‖ il lui sembla sentirD'un suprême soupir‖ sa lèvre caressée,Léger frissonnement‖ qui la fit tressaillirComme un muet baiser‖ d'une bouche glacée,Et l'âme s'envola‖ dans ce dernier adieuQu'elle avait attendu‖ pour remonter à Dieu.

Versification

Forme
Sizains
Rimes
47(ababcc) 1(ababccdedeff) 1(ababaa)
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Strophes
48 sizains, 1 douzain
Mots à la rime
a sombres / ombres féminine, classiqueb l'air / mer masculine, classiquec bouffées / étouffées féminine, classiquea retentir / sortir masculine, classiqueb hirondelles / d'elles féminine, classiquec sanglots / flots masculine, classiquea Madeleine / peine féminine, classiqueb ans / temps masculine, classiquec passées / dispersées féminine, classiquea maternels / solennels masculine, classiqueb enfance / silence féminine, classiquec ressembler / contempler masculine, classiquea empreinte / sainte féminine, classiqueb rêveur / ferveur masculine, classiquec auréole / Fiesole féminine, classiquea yeux / mystérieux masculine, classiqueb étrange / l'ange féminine, classiquec Raphaël / sensuel masculine, classiquea monde / blonde féminine, classiqueb l'adoration / l'apparition masculine, classiquec sphère / terre féminine, classiquea bleus / yeux masculine, classiqueb fluides / humides féminine, classiquec profond / front masculine, classiquea silence / enfance féminine, classiqueb inconnu / venu masculine, classiquec suprême / aime féminine, classiquea chercher / cachet masculine, classiqueb ineffaçable / accable féminine, équivalentec douleurs / pleurs masculine, classiquea orage / passage féminine, classiqueb cœur / candeur masculine, classiquec céleste / funeste féminine, classiqued souvenir / l'avenir masculine, classiquee connaître / peut-être féminine, classiquef cœur / bonheur masculine, classiquea pensée / oppressée féminine, classiqueb couvrir / soupir masculine, classiquec pleine / Madeleine féminine, classiquea Longtemps / flottants masculine, classiqueb lointaine / Madeleine féminine, classiquec baisers / posés masculine, classiquea journées / années féminine, classiqueb adieu / Dieu masculine, classiquec bénie / communie féminine, classiquea ardeur / ferveur masculine, classiqueb Thébaïdes / humides féminine, classiquec divin / vain masculine, classiquea unique / magnétique féminine, classiqueb demandait / cédait masculine, classiquec crime / abîme féminine, classiquea remis / plis masculine, classiqueb l'écriture / lecture féminine, classiquec sanglots / mots masculine, classiquea aimée / charmée féminine, classiqueb jour / d'amour masculine, classiquec ravies / vies féminine, classiquea nier / entier masculine, classiqueb Anathème / t'aime féminine, classiquec l'éternité / hésité masculine, classiquea rêve / s'achève féminine, classiqueb l'adieu / Dieu masculine, classiquec transformée / aimée féminine, classiquea terreur / erreur masculine, classiqueb lire / délire féminine, classiquec tour / l'amour masculine, classiquea glacée / pensée féminine, classiqueb arracher / reprocher masculine, classiquec frivole / idole féminine, classiquea chercher / cacher masculine, classiqueb d'elle / éternelle féminine, classiquec fureurs / terreurs masculine, classiquea rêve / trêve féminine, classiqueb combats / pas masculine, classiquec intérieures / heures féminine, classiquea genoux / doux masculine, classiqueb entière / prière féminine, classiquec dessein / sein masculine, classiquea ombres / sombres féminine, classiqueb tremblants / blancs masculine, classiquec ogives / Olives féminine, classiquea cœur / protecteur masculine, classiqueb infinie / bénie féminine, classiquec crucifié / pitié masculine, classiquea flammes / âmes féminine, classiqueb bonheur / Seigneur masculine, classiquec change / ange féminine, classiqueb créature / blessure féminine, classiquec pas masculine, classiquea dalles / intervalles féminine, classiqueb échos / vitraux masculine, classiquec blondes / ondes féminine, classiquea feu / Dieu masculine, classiqueb prière / lumière féminine, classiquec infinis / bénis masculine, classiquea terre / éphémère féminine, classiqueb destiné / profané masculine, classiquec sacrifice / calice féminine, classiquea lueur / confesseur masculine, classiqueb pierre / prière féminine, classiquec l'entendit / dit masculine, classiquea père / l'espère féminine, classiqueb revenu / inconnu masculine, classiquec suprême / moi-même féminine, classiqueb sacrifice / justice féminine, classiquec finir / mourir masculine, classiquea adultère / sévère féminine, classiqueb Pourquoi / loi masculine, classiquec profonde / monde féminine, classiquea tentations / passions masculine, classiqueb retraites / fêtes féminine, classiquec troublés / peuplés masculine, classiquea demeures / heures féminine, classiqueb toujours / jours masculine, classiquec immaculée / étoilée féminine, classiqueb pénètre / prêtre féminine, classiquec sûr / pur masculine, classiquea pardonne / m'abandonne féminine, classiqueb dépasser / confesser masculine, classiquec haleine / Madeleine féminine, classiquea pieds / foudroyés masculine, classiqueb immense / d'innocence féminine, classiquec pardonner / condamner masculine, classiquea calice / sacrifice féminine, classiqueb revenir / d'accomplir masculine, classiquea entier / prier masculine, classiqueb solitudes / rudes féminine, classiquec douceur / sœur masculine, classiquea abattue / tue féminine, classiqueb jours / toujours masculine, classiquec l'espérance / silence féminine, classiquea hélas / pas masculine, classiqueb l'espère / calvaire féminine, classiquec croix / d'autrefois masculine, classiquea immobile / tranquille féminine, classiqueb mer / d'hiver masculine, classiquec étiolées / désolées féminine, classiquea bras / bas masculine, classiqueb alarmes / larmes féminine, classiquec jamais / l'aimais masculine, classiquea entourée / délivrée féminine, classiqueb noir / voir masculine, classiquec parole / s'envole féminine, classiquea sentir / tressaillir masculine, classiqueb caressée / glacée féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

300 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poëmes, Paris, Charpentier, libraire-éditeur, 1863· numérisation poesies.net· Sources