L’adieu, 1873
XXX. « Ce n’est pas moi qui dois pleurer »
Ce n’est pas moi qui dois pleurer,Et ce n’est pas moi qu’il faut plaindre :Je puis encore t’adorer ;L’oubli ne saurait pas m’atteindre.
C’est toi, bientôt, qui t’en iras,Ne sachant plus comment on aime,Jeter, hélas ! en d’autres brasLe blanc fantôme de toi-même.
Dans ton cœur dévasté l’oubliSèche les fleurs à peine écloses.— Sur mon amour enseveliLe temps fera fleurir des roses.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a pleurer / t’adorer masculine, classiqueb plaindre / m’atteindre féminine, classiquea iras / bras masculine, classiqueb aime / toi-même féminine, classiquea l’oubli / enseveli masculine, classiqueb écloses / roses féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources