L’adieu, 1873
XXIX. « Non, je ne te réclame rien »
Non, je ne te réclame rien ;Conserve de l’heure passéeTout ce que tu pris de mon bien :Mon cœur, hélas ! et ma pensée.
Tu pourras en avoir besoinEn ces tristes nuits sans délireOù l’on pleurerait dans un coin,Si l'on pouvait, au lieu de rire.
Dans ton cœur à peine ferméSouffre que le regret s’attarde.— Le souvenir d’avoir aiméTe suive longtemps, et te garde !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a rien / bien masculine, classiqueb passée / pensée féminine, classiquea besoin / coin masculine, classiqueb délire / rire féminine, classiquea fermé / aimé masculine, classiqueb s’attarde / garde féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources