L’adieu, 1873
IV. « Il reste la mélancolie »
Il reste la mélancolieQuand le bonheur s’en est allé.Alors il faut bien qu’on oublieOu qu’on ne soit pu consolé,
Mais, comme l’oubli serait pire,Sans le vouloir on se souvient,Et la lèvre essaye un sourireQu’on effort cruel y retient.
Souvenir, oubli, même chose,Faite de douceur et de fiel !— Porte d’amour ouverte et close,Azur et tristesse du ciel !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a mélancolie / oublie féminine, classiqueb allé / consolé masculine, classiquea pire / sourire féminine, classiqueb souvient / retient masculine, classiquea chose / close féminine, classiqueb fiel / ciel masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources