L’adieu, 1873
V. « Non, tu ne m’as rien emporté »
Non, tu ne m’as rien emporté !C’est encor moi qui te possède ;J’ai gardé toute ta beauté ;A nul autre je ne te cède !
Écoute ! L’homme à qui tes brasOuvrent le ciel de tes caresses,Quoi qu’il fasse, ne t’aura pas,O la plus belle des maîtresses !
J’ai mis à l’abri mes trésorsComme un avare statuaire ;Et la merveille de ton corpsA mon âme pour sanctuaire.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a emporté / beauté masculine, classiqueb possède / cède féminine, classiquea bras / pas masculine, classiqueb caresses / maîtresses féminine, classiquea trésors / corps masculine, classiqueb statuaire / sanctuaire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources